Déclaration faite le 05 avril 2012 par le sénateur Jim Munson
L'honorable Jim Munson :
J'ai lu aujourd'hui la chronique d'Elizabeth Payne dans l'Ottawa Citizen, probablement un des journaux préférés du leader du gouvernement. Elle a soulevé un point intéressant. Elle a déclaré que les conservateurs devraient tenir au programme Katimavik, puisqu'il véhicule des valeurs qui leur sont chères, comme le bénévolat et l'engagement des jeunes. Selon elle, le gouvernement pourrait être tenté de rebaptiser le programme Katimavik. Ce mot, qui signifie « lieu de rencontre » en inuktitut, est tout à fait approprié, compte tenu du fier patrimoine autochtone du Canada. Mais qui sait, un nom plus susceptible de plaire aux conservateurs pourrait sauver le programme. Que diriez-vous de la « brigade jeunesse du gouverneur général » ou de la « brigade royale canadienne des bénévoles »?
Je connais bien ce genre de choses. La réponse du leader tout à l'heure — on passe à un autre niveau —, qui dit que « cela relève de l'ère Trudeau » et ainsi de suite.
Comme le dit Mme Payne, il est difficile d'imaginer un politicien fédéral qui n'aimerait pas cette idée. On pourrait appeler le programme « Conservatik » ou lui accoler un autre nom qui convient mieux. Il est difficile de nier les avantages de ce programme.
Pourriez-vous arrêter de pépier, honorable sénateur? J'essaie de poser une question. Vous pépiez sans arrêt.
Chaque dollar investi dans le programme Katimavik rapporte environ 2,20 $ aux collectivités partenaires. Comment peut-on s'opposer à cela?
Nous avons reçu des centaines de courriels de parents. Les jeunes qui se sont inscrits au programme cette année — qui sont toujours sur la liste des participants et s'apprêtaient à y participer cet été — se retrouvent le bec dans l'eau. Ils ont été sélectionnés et devaient être les prochains participants au programme, mais ils sont maintenant laissés pour compte.
Voici ce qu'a dit la mère d'un participant inscrit :
Mon fils a été sélectionné à titre de participant au programme Katimavik qui débute en juillet. Il envisageait son avenir avec enthousiasme, et se réjouissait à l'idée de découvrir une région du Canada qu'il ne connaît pas et d'aider d'autres personnes, car il avait été accepté au programme. Il ne s'est pas inscrit à l'université ou au collège cette année. Que va-t-il faire maintenant?
C'était son rêve et le gouvernement l'a brisé. Madame le leader, ce n'est pas notre gouvernement — et certainement pas le mien — qui a brisé le rêve de ce jeune homme. Je vous pose la même question que sa mère : que va-t-il faire maintenant?
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