Déclaration faite le 10 mai 2012 par le sénateur Grant Mitchell
L'honorable Grant Mitchell :
Honorables sénateurs, si nous voulons trouver des débouchés pour notre pétrole et obtenir l'autorisation de lancer nos nombreux projets, il est essentiel d'obtenir une licence sociale, c'est-à-dire l'aval de la population, des sociétés et des autres pays relativement à ces projets.
Dans le cadre des efforts consentis pour tenter de faire accepter les pipelines Keystone ou Northern Gateway, on ne s'attendrait pas à ce que le gouvernement supprime 1 700 emplois au ministère de l'Environnement, qu'il licencie un grand nombre de scientifiques — au point où les gens s'inquiètent vraiment de la crédibilité scientifique du ministère —, qu'il élimine plusieurs stations de recherche qui étudiaient les changements climatiques, qu'il abolisse la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, qu'il s'en prenne aux organismes de bienfaisance qui se préoccupent de l'environnement au Canada, qu'il attaque des fondations environnementales internationales, qu'il dilue le processus d'examen environnemental et qu'il retarde l'adoption de la réglementation sur les sables pétrolifères.
Quel effet positif peut avoir l'envoi d'un tel message aux Canadiens, aux gens dans le monde qui sont préoccupés par nos projets et aux personnes qui doivent nous délivrer une licence sociale afin que nous puissions vendre nos produits et réaliser nos projets? Cela n'a aucun sens.
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