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Fernand Robichaud

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Fernand Robichaud représente le Nouveau-Brunswick et la division sénatoriale Saint-Louis-de-Kent. Sa nomination remonte au 23 septembre 1997.

Discours et débats

Motion tendant à presser le gouvernement de mettre à la disposition des citoyens, une journée par année, à prix réduit ou gratuitement, les installations de sport récréatif

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Déclaration faite le 15 mai 2012 par le sénateur Jim Munson

L'honorable Jim Munson :

Honorables sénateurs, je viens de dire au sénateur Raine que je comptais parler de ce sujet demain, mais suis heureux d'en parler maintenant.

Cette motion concerne l'obésité chez les enfants, et nous avons parlé de la motion du sénateur Raine visant à instaurer une journée nationale de la santé et de la forme physique. Le sénateur voudrait que, chaque année, le premier samedi de juin, le gouvernement mette à la disposition des citoyens, à prix réduit ou gratuitement, les installations sportives de tout le pays, et je crois que nous aimerions tous qu'il en soit ainsi. Grâce à cette initiative, les familles pourront apprendre à connaître ce que ces installations ont à offrir, ce qui pourra les motiver. Je salue la motion et le travail du sénateur Raine.

Il y a dans tout le pays des installations de conditionnement physique qui favorisent des modes de vie permettant de prévenir l'obésité. Le Canada offre à ses citoyens de nombreuses occasions d'être actifs, que ce soit à l'extérieur ou dans des installations sportives. Le Centre des jeux du Canada, situé à Whitehorse, illustre particulièrement bien cette réalité. J'ai eu le plaisir de visiter ce centre avec le sénateur Lang, qui, en 2010, nous a invités, le sénateur Demers et moi, à assister à une épreuve des Jeux olympiques spéciaux. J'ai trouvé que c'était un parfait exemple d'endroit où les gens d'une collectivité peuvent se rassembler.

C'était le cœur de la collectivité et bien plus qu'un centre de culture physique. Il était agréable sur le plan culturel. C'était une journée où les gens nageaient dans la piscine, jouaient au hockey sur la patinoire ou faisaient une partie de soccer à l'intérieur. Il y avait tant d'activités qu'on comprenait facilement pourquoi ce lieu était le centre d'attention de la population de Whitehorse. Les honorables sénateurs peuvent-ils imaginer passer une journée ou plus gratuitement dans un centre de ce genre, où les gens, particulièrement ceux qui ne sont pas très riches, pourraient venir pour apprécier les activités qui s'y déroulent? Cette motion encouragera peut-être les communautés à réduire leurs tarifs, qu'il s'agisse d'un centre municipal ou d'un centre appartenant au secteur privé.

Comme j'ai grandi dans le Nord du Nouveau-Brunswick dans les années 1950, je me souviens du temps où j'allais jouer au hockey de rue l'été, au hockey sur étang l'hiver ou encore au hockey de rivière sur la Restigouche. Ce sont des souvenirs impérissables. Il semblait très simple d'aller dehors et de jouer sur la patinoire de l'académie, dans le froid, sous l'éclairage de petites ampoules électriques. Nos parents nous disaient de rentrer à la maison, mais nous refusions parce qu'il nous était impossible de détacher nos mitaines collées aux bâtons de hockey sous l'effet du gel. C'était simple à faire, c'était la merveilleuse vie « à la canadienne ». Je suis sûr que, en racontant cela, je suis en train de réveiller des souvenirs chez plusieurs sénateurs.

Malheureusement, beaucoup trop de jeunes Canadiens sont plus susceptibles aujourd'hui de s'asseoir devant un petit écran, un grand écran ou un écran encore plus grand que d'aller jouer dehors ou d'aller faire de l'exercice au gymnase.

Au début des années 1970, le gouvernement Trudeau avait mis en place le programme Participaction pour inciter les Canadiens à se mettre en forme. Certains d'entre nous ont dit avoir encore un T- shirt arborant une grande espadrille rose. L'idée était d'amener les Canadiens à bouger de nouveau. C'était une réaction simple et directe au manque d'exercice physique dans la population. Certains sénateurs se souviendront peut-être de l'une des annonces télévisées les plus populaires du programme, qui disait que la forme physique du Canadien moyen de 30 ans équivalait à peu près à celle d'un Suédois moyen de 60 ans. Si Daniel Alfredsson continue à jouer, ce sera peut-être la même chose puisqu'il approche de la quarantaine, mais qu'il y a bien des jeunes Canadiens qui seraient incapables de tenir le rythme de ce grand joueur des Sénateurs d'Ottawa, qui est lui aussi Suédois.

Participaction a disparu il y a une dizaine d'années, mais le programme a récemment refait son apparition avec des campagnes de sensibilisation du public et des messages visant à faire comprendre aux parents que leurs enfants ne sont peut-être pas aussi actifs qu'ils devraient l'être. Nous avons besoin de programmes de ce genre pour prendre conscience du fait que nous sommes dans une forme physique déplorable et qu'il est temps de réagir.

La création d'une Journée nationale de la santé et de la forme physique vient à point nommé puisque 25 p. 100 des Canadiens adultes sont considérés comme obèses et que, parmi nos enfants, nous avons l'un des taux d'obésité les plus élevés au monde. L'obésité des enfants est un problème aux multiples aspects. En l'absence d'une nutrition adéquate, enfants et adultes sont plus susceptibles de prendre du poids ou de devenir obèses, et la situation est encore pire dans le cas des gens qui n'ont pas les moyens de participer à des activités sportives.

Par suite du manque d'accès à des programmes de conditionnement physique et à des aliments nutritifs, problème aggravé par la pauvreté et l'inégalité, les adultes des collectivités des Premières nations sont plus susceptibles que les non-Autochtones d'avoir un excès de poids ou d'être obèses. Toutes les collectivités devraient avoir accès à des programmes de conditionnement physique, indépendamment de leur situation économique.

Les modes de vie de plus en plus sédentaires, le manque d'exercice et de programmes de culture physique dans les écoles et les mauvais régimes alimentaires comptent parmi les principales raisons pour lesquelles les enfants d'aujourd'hui sont plus susceptibles d'avoir des maladies chroniques liées à l'obésité telles que le diabète, les affections cardiaques et certains cancers, et ce, beaucoup plus tôt que dans n'importe quelle autre génération. Cette situation est évidemment difficile pour les enfants et les familles, mais elle multiplie aussi les pressions qui s'exercent sur notre système de santé déjà surchargé.

Commençons tout de suite à nous attaquer à ce problème pour que nos jeunes puissent redevenir simplement des enfants. Ce que le sénateur Raine propose est un très bon début sur la longue voie menant à l'éradication de l'obésité au pays. Nous, sénateurs, avons la responsabilité d'encourager les Canadiens à être actifs et de préconiser un engagement de tous les jours envers la forme physique. Cette motion propose de consacrer une journée — rien qu'une journée — au conditionnement physique, mais elle pourrait bien constituer pour beaucoup de Canadiens le commencement de nouvelles habitudes plus saines. Je crois fermement que l'engagement envers la forme physique implique des efforts constants, 365 jours par an.

Notre gouvernement doit faire davantage pour aider les enfants à être plus actifs et à adopter un mode de vie plus sain. Comme tous les sénateurs le savent, des enfants en santé ont de meilleures chances de s'épanouir, de participer pleinement à la société et, partant, de contribuer à un pays plus sain.

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