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Mobina Jaffer

L Nommée au Sénat le 13 juin 2001 par le Très honorable Jean Chrétien, la sénatrice Mobina Jaffer représente la Colombie Britannique et la division sénatoriale Colombie Britannique. En 2005, elle figurait parmi les 100 femmes les plus influentes au Canada.

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Les avantages économiques de la pêche récréative au saumon de l'Atlantique—Interpellation

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Déclaration faite le 17 mai 2012 par le sénateur Wilfred Moore

L'honorable Wilfred P. Moore :

Honorables sénateurs, je suis heureux de participer au débat sur l'interpellation du sénateur Michael A. Meighen sur les avantages économiques de la pêche récréative au saumon de l'Atlantique au Canada.

La pêche au saumon en Nouvelle-Écosse a une longue et riche histoire. Dans la partie continentale de cette province, les saumons frayent dans les rivières suivantes : Mersey, LaHave, Gold, Ecum Secum, St. Mary's, les embranchements est et ouest de la St. Marys et River Philip. Au Cap-Breton, on peut le pêcher dans les rivières suivantes : Margaree, Cheticamp, North Aspy, Baddeck, Middle River, Indian Brook et Barrachois.

Toutes ces rivières ont eu une intéressante histoire en ce qui concerne la pêche au saumon de l'Atlantique, et la St. Mary's ne fait pas exception. Cette rivière, l'une des plus grandes de Nouvelle- Écosse, traverse les comtés de Guysborough, d'Antigonish et de Pictou. Tout d'abord appelée rivière Isle-Verte par Samuel de Champlain, cette rivière a reçu le nom de « St. Mary's » en l'honneur d'un fort français qui se trouvait tout près, le fort Sainte-Marie, vers 1669.

Au début des années 1900, les gens ont commencé à se rendre à la rivière pour y pêcher le saumon. L'un des pêcheurs les plus célèbres à s'y être rendu est Babe Ruth. La légende veut que Babe Ruth n'aurait pas frappé autant de circuits si un guide ne l'avait pas tiré hors de l'eau après qu'il soit tombé dans les profondeurs de la rivière.

En 2009, la pêche récréative au saumon a été interdite dans l'embranchement ouest de la St. Mary's. Par ailleurs, l'étude produite par Gardner Pinfold, mentionnée précédemment par des collègues, révèle que la pêche au saumon le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse et dans la baie de Fundy est aussi menacée, et qu'il faut faire particulière attention à ce type de pêche dans le golfe du St-Laurent.

La disparation de la pêche au saumon de l'Atlantique en Nouvelle-Écosse entraînerait un manque à gagner de 10 millions de dollars en dépenses liées à la pêche au saumon et une réduction du nombre d'emplois et d'entreprises qui dépendent de la pêche, sans parler de la disparition d'une espèce qui habite les eaux de la Nouvelle-Écosse depuis aussi longtemps que peuvent se souvenir les habitants de la région.

La rivière Margaree, au cap Breton, génère 2,9 millions de dollars en dépenses, représente 2,5 millions de dollars du PIB, emploie 70 personnes à temps plein et génère des recettes de 2,1 millions de dollars. Pour cette communauté, ce n'est pas négligeable.

Malheureusement, l'élevage du saumon compromet la reconstitution des stocks de saumon sauvage de l'Atlantique. Le rapport Gardner Pinfold dit :

L'élevage de saumon de l'Atlantique [...] près de l'embouchure de cours d'eau qu'emprunte le saumon sauvage [...] représente plus de 90 p. 100 de l'aquaculture commerciale au Canada. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a déterminé que l'élevage du saumon représente une grande menace. Le saumon d'élevage peut propager des maladies et des parasites auxquels le saumon sauvage est vulnérable. Les saumons d'élevage qui s'échappent lui disputent la nourriture et l'habitat. Ils s'accouplent avec des saumons sauvages affaiblissant leur patrimoine génétique.

Dans un numéro du Chronicle-Herald de Halifax paru la semaine dernière, Ralph Surette a publié un article d'opinion soulignant les dangers de l'élevage du saumon. Il faisait remarquer que la Nouvelle-Écosse est maintenant touchée par de nombreux problèmes que connaissent les régions où se pratique l'élevage de saumon.

L'entreprise Cooke Aquaculture est poursuivie devant les tribunaux pour avoir déversé des substances illégales produites par ses fermes piscicoles dans la baie de Fundy, tuant les homards dans la région.

Dans son article, M. Surette dit que les Néo-Écossais ne veulent pas interdire l'élevage de saumon. Ils veulent qu'il se fasse de façon durable. Ils veulent que la salmoniculture proscrive les enclos ouverts en faveur d'enclos fermés.

Espérons qu'on puisse trouver un terrain d'entente qui permettrait que les deux espèces de saumon, sauvages et domestiqués, soient produites sans que ce soit au détriment de l'une ou de l'autre.

Ceci m'amène à parler de ceux qui s'occupent de préserver, promouvoir et protéger le saumon sauvage de l'Atlantique. L'organisme phare en l'occurrence est la Fédération du saumon atlantique, ou FSA, une assemblée de bénévoles motivés et déterminés. Je vais vous parler de quelques-uns des projets lancés par la FSA.

En collaboration avec la Fédération du saumon de la Nouvelle- Écosse, qui est un conseil de la FSA, la FSA a effectué un traitement à la chaux de la rivière West qui aboutit à Sheet Harbour, dans le comté de Halifax en Nouvelle-Écosse. Cette initiative d'atténuation des effets des pluies acides est unique en son genre en Amérique du Nord. Elle a coûté 700 000 $, un montant entièrement financé par le privé.

La FSA a lancé d'autres projets en Nouvelle-Écosse, notamment un au lac Big La Have, dans le comté de Lunenburg, qui se déverse dans un bassin fluvial. Il s'agit d'un programme de chaulage sur plusieurs années destiné à stimuler l'habitat halieutique et le développement de la population de saumon, et c'est un travail qui se fait avec la participation de l'association de la rivière LaHave.

La FSA a aussi travaillé sur l'habitat halieutique de la rivière Margaree dans le comté d'Inverness et sur la rivière St. Mary's. Elle l'a fait avec la collaboration de bénévoles locaux.

En Nouvelle-Écosse, nous avons le programme « Adopt a Stream » en vertu duquel une partie du montant des permis de pêche sportive est affectée à ce programme. Il est administré par la Fédération du saumon de la Nouvelle-Écosse. Ce fonds représente environ 300 000 $ par an et si l'on tient compte des heures fournies par les bénévoles et les dons de matériels, on peut multiplier ce chiffre par trois pour une contribution totale de près d'un million de dollars.

La FSA a aussi fait un travail de reconstruction de l'habitat dans la rivière Philip, dans le comté de Cumberland, où elle mène aussi un programme de marquage et de recapture par les pêcheurs en vue d'évaluer la population halieutique.

La FSA a aussi fait du chaulage pour améliorer la qualité de l'eau dans la rivière Gold, dans le comté de Lunenburg. Elle l'a fait en association avec les bénévoles de la Bluenose Coastal Action Foundation.

La FSA a aussi fait du bon travail dans la rivière Sackville, dans le comté de Halifax, et les affluents de la rivière Chéticamp, dans le comté d'Inverness.

Parmi les autres projets intéressants de la FSA, il y a le programme de marquage. On implante des marques acoustiques sur des saumoneaux qui sont relâchés dans la nature et on les suit. Quand le poisson passe devant un récepteur, on peut suivre ses mouvements et ce travail permet de voir dans quelles eaux il risque d'éprouver des problèmes.

Honorables sénateurs, je cite tous ces travaux pour souligner l'importance de ce qu'accomplit la FSA au niveau de nos réseaux de cours d'eau, de l'habitat du poisson, de la population halieutique et du progrès économique de nos collectivités.

Malheureusement, le projet de loi d'exécution du budget de 2012 ne prévoit apparemment pas grand-chose pour la protection des habitats halieutiques. Dans la partie consacrée à la Loi sur les pêches, on dit que le gouvernement va supprimer certaines exigences de rapport et qu'il va modifier la méthode de protection de l'habitat halieutique en la remplaçant par un processus complexe à deux niveaux. En vertu des changements proposés, la protection des voies d'eau se fera à plus petite échelle et on ne devra intervenir que lorsque le poisson subira des « dommages sérieux ». J'ai l'impression que c'est un relâchement des règles. J'espère que non.

Honorables sénateurs, il est incroyablement important que nous donnions notre appui à la protection de notre pêche au saumon sauvage de l'Atlantique. Nous savons que cette pêche récréative renforce notre économie; nous savons qu'en tant qu'intendants de notre environnement, nous avons le devoir suprême de protéger notre saumon sauvage. La protection du saumon sauvage de l'Atlantique et la promotion de l'économie ne sont pas des notions antinomiques. En fait, les deux peuvent coexister en harmonie pour le bien de tous. J'espère que c'est ce que permettra cette interpellation du sénateur Meighen.

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