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Wilfred Moore

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Wilfred Moore représente la Nouvelle-Écosse et la division sénatoriale Stanhope St./South Shore. Sa nomination remonte au 26 septembre 1996.

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Mme Frances Helena Muise

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Déclaration faite le 31 mai 2012 par la sénatrice Jane Cordy

L'honorable Jane Cordy :

Honorables sénateurs, à l'occasion de la Journée internationale de la femme de cette année, j'ai été contactée par Norma Jean MacPhee, de CJCB Radio à Sydney. Elle s'intéressait à la série de portraits de femmes influentes du Cap- Breton que je présentais au Sénat.

Elle m'a interviewée à la radio et a aussi rencontré plusieurs des femmes que j'avais présentées. Au cours des mois qui ont suivi cette entrevue, des auditeurs m'ont signalé de nombreuses femmes qui ont transformé la vie de leur collectivité. J'ai même reçu des histoires de femmes qui ne sont peut-être pas aussi célèbres que certaines dont j'ai parlé au Sénat, mais qui n'en ont pas moins fortes.

J'ai le plaisir de vous raconter aujourd'hui l'histoire d'une de ces femmes. Elle me vient de M. Glen Muise, qui m'a raconté l'histoire de sa mère dans la lettre qu'il m'a envoyée.

Frances Helena Muise est née en août 1927, près de New Waterford, au Cap-Breton. Elle était la fille de Joe et de Millie Ling. Son père a été mineur, pêcheur et contrebandier d'alcool. Frances a grandi avec ses 12 frères et sœurs pendant la Grande crise, dans les années 1930. Elle est allée à l'école secondaire Holy Angels, puis a fait ses études à l'école de sciences infirmières St. Joseph.

Frances s'est mariée avec Alex Muise; ils ont eu huit enfants. En plus d'élever sa famille, elle a consacré une bonne partie de son énergie à son travail. Elle se faisait un devoir d'aider les gens de son milieu. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, soit avant l'assurance-maladie, elle allait visiter les personnes âgées et les malades de son quartier. Les religieuses lui donnaient de petites trousses d'infirmière et elle portait son uniforme avec un chapeau d'infirmière blanc dont certains se souviennent probablement. On lui donnait le surnom affectueux de Fran 911. Parfois, les patients lui donnaient en catimini un billet de 2 $ tout roulé. C'était une façon pour eux de conserver une certaine dignité, car ils aimaient qu'elle leur rende visite et ils lui étaient reconnaissants de son aide.

Les années 1960 et 1970 ont été des années de turbulences économiques au Cap-Breton, une région industrielle, à cause du ralentissement de l'industrie minière et des aciéries. Comme son mari, Alex, avait du mal à trouver un emploi permanent, c'est Frances qui, en continuant d'être infirmière, a pu subvenir aux besoins de sa famille, mettant du mazout dans la cuve et de la nourriture dans le réfrigérateur.

Frances a été infirmière en chef dans tous les services de l'hôpital de New Waterford et connaissait à fond son métier.

Un soir, après avoir discuté autour de la table de la cuisine du salaire insuffisant des infirmières par rapport à celui de personnes occupant des postes exigeant moins d'instruction, elle a décidé de communiquer avec ses amies et de former la première association d'infirmières autorisées de New Waterford. Elle a mené la négociation de leur premier contrat. Elle l'a fait sans fanfare. Pour elle, ce n'était qu'une mesure qui devait être prise.

Fran Muise connaissait presque tous les enfants qui étaient hospitalisés, et elle oubliait rarement leur nom. Elle a sauvé de nombreuses vies, y compris celle de son fils, Glen. Ce dernier s'en souvient encore. Il avait 15 ans, et il était à son emploi d'été quand il a reçu un coup de masse sur le lobe frontal. Même s'il était cliniquement mort quand on l'a amené à l'urgence, Frances a effectué une intervention d'urgence et a réussi à le ramener à la vie. En janvier 1955, elle lui avait donné naissance et voilà qu'en juin 1970, elle lui sauvait la vie.

Honorables sénateurs, Frances Muise est décédée le 22 février dernier. Il ne fait aucun doute qu'elle manquera énormément à sa famille. Il est clair qu'elle a beaucoup contribué à sa collectivité du Cap-Breton, et je suis ravie de connaître maintenant son histoire. Je remercie son fils Glen de me l'avoir fait connaître et de m'avoir permis de vous la raconter au Sénat. J'ai hâte de vous raconter d'autres histoires de femmes du Cap-Breton, qui ont beaucoup contribué à leur collectivité.

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