Restez en contact

facebook Forum des idées youtube flickr

Rencontrez

Joseph Day

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Joseph Day, un avocat et ingénieur bien connu, représente le Nouveau-Brunswick et la division sénatoriale de Saint John-Kennebecasis.

Discours et débats

Projet de loi sur la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme—Deuxième lecture

Plus sur...

Partager

Commentaires

Lisez les commentaires sur cette page ou ajoutez-en un.
Déclaration faite le 25 novembre 2008 par le sénateur Jim Munson

L'honorable Jim Munson:

 

Honorables sénateurs, je veux remercier les sénateurs Meighen et Champagne de leurs généreux commentaires sur mon nouveau poste. Ils ont été grandement appréciés. Si je poursuis sur cette voie, je pourrais être premier ministre un jour. Après tout, je suis politicien par pur accident.

Le sénateur Segal : Vous pouvez encore vous joindre à la course à la direction. Il y a encore de la place. Enfin un vrai choix!

Le sénateur Cordy : Le bilan n'est pas reluisant.

Le sénateur Munson : Le Sénat est un bon endroit où commencer.

Honorables sénateurs, il se fait tard, mais j'aimerais parler brièvement du projet de loi S-213, Loi instituant la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Pendant la législature précédente, quand j'ai présenté ce projet de loi, il a reçu un appui chaleureux des sénateurs Oliver, Keon et Mercer et de l'ancien sénateur Trenholme Counsell. Ils ont tous fait preuve de générosité dans leur appui et dans leurs observations. Je veux remercier le sénateur Oliver d'appuyer de nouveau ce projet de loi.

J'ai, depuis, voyagé partout au pays et j'ai parlé et travaillé avec des groupes de soutien aux personnes autistes. Récemment, j'étais à Montréal. Quand je me déplace, je parle de la mise en place d'un programme national. Nous avons besoin de leadership national. Nous réunissons des fonds, entre 30 000 $ et 40 000 $ à divers endroits, pour des hôpitaux et à des fins de recherche, mais il doit y avoir un plan plus large. Ce projet de loi aidera considérablement à atteindre cet objectif.

J'ai été déçu qu'il y ait eu prorogation du Parlement avant que le projet de loi ne soit renvoyé au comité. J'espère, honorables sénateurs, que nous pourrons faire avancer ce projet de loi, étant donné le programme législatif léger que nous avons actuellement, et nous concentrer sur son étude au comité.

Ce projet de loi permettra de sensibiliser les gens à l'autisme, un état neurologique qui touche un nombre croissant de familles dans ce pays. L'autisme touche maintenant plus d'enfants dans le monde que le cancer, le diabète et le sida réunis. Une famille sur 165 vit avec l'autisme, et ces gens ont besoin de notre aide.

L'autisme isole ceux qui en sont atteints du reste du monde. Il existe un grand nombre de thérapies différentes, mais les listes d'attente sont longues, et de nombreux traitements ne sont pas remboursables par notre système de santé, qui est néanmoins un bon système. On ne sait pas grand chose de l'autisme, mais on sait que plus tôt on commence les traitements, plus ils sont efficaces.

Imaginez le stress que peuvent vivre les parents d'un enfant autiste qui savent qu'il ne pourra pas recevoir de traitement avant plusieurs mois, voire plusieurs années, en raison des longues listes d'attente en Ontario. Imaginez, honorables sénateurs, l'angoisse des parents dans une telle situation. C'est une tragédie lorsque les autistes n'ont pas accès à un traitement en temps opportun, car cela signifie qu'on leur refuse les outils dont ils ont besoin pour réussir et contribuer à la société.

Les listes d'attente ne sont pas le seul obstacle au traitement, honorables sénateurs. Le prix aussi est un facteur important. Un traitement contre l'autisme peut coûter jusqu'à 65 000 $ par année. Chaque province a une approche différente du financement des traitements. Trop de familles doivent réhypothéquer leur maison, se trouver un deuxième emploi ou faire d'autres sacrifices pour que leur enfant puisse suivre le traitement dont il a besoin. Vous en avez probablement entendu parler personnellement dans votre propre province ou territoire.

En l'absence de traitement, les coûts pour la société augmentent aussi, comme les sénateurs l'ont appris au cours de l'étude sur l'autisme menée par le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, dont découle le rapport Payer maintenant ou payer plus tard : Les familles d'enfants autistes en crise.

Au cours de cette étude, nous avons appris que l'autisme isole non seulement la personne qui en souffre, mais aussi ceux qui l'entourent. L'un des parents doit souvent abandonner une carrière satisfaisante et bien rémunérée pour prendre soin de son enfant à temps plein et défendre ses droits. Les difficultés financières, l'épuisement et la préoccupation constante pour leur enfant minent la santé mentale et physique des parents. Eux aussi ont besoin de notre aide.

Il s'agit d'un projet de loi modeste, qui institue la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Je sais qu'il ne changera pas la réalité de ceux qui sont touchés — leur lutte quotidienne pour trouver et payer des soins — mais si, pendant une journée, le pays reconnaît leur réalité, ils se sentiront moins seuls.

Le 2 avril, la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, les gens qui sont atteints d'autisme et leur famille sentiront le respect et l'admiration qu'ils méritent de la part de leurs concitoyens. Cette journée sera un signe de soutien à ceux qui souffrent d'autisme; ce sera aussi l'occasion d'informer les gens qui ne connaissent pas cette maladie. Elle leur permettra d'en apprendre davantage sur l'autisme et de se rendre compte qu'il y a, dans leur collectivité, des familles qui vivent avec l'autisme — des voisins, des amis ou des collègues — et dont la réalité mérite reconnaissance et soutien.

Avant de pouvoir célébrer la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, nous devons adopter ce projet de loi. Il m'apparaît opportun de parler de ce projet de loi aujourd'hui, alors que des centaines d'écoliers sont venus dans cette enceinte, hier, pour célébrer avec nous la Journée nationale de l'enfant. Comme le sénateur Cochrane l'a dit aujourd'hui, le thème de cette journée était la quête de la réussite. Tous les enfants ont le droit de réussir. Les adultes et décideurs que nous sommes ont la responsabilité de veiller à ce qu'ils aient les outils et les conditions dont ils ont besoin pour réussir.

Le sénateur Cochrane a nommé l'un des invités spéciaux qui sont venus dans cette enceinte. J'aurais aimé que vous y soyez tous pour entendre ce qu'il a dit. Anthony Curkeet-Green souffre du syndrome d'Asperger. Il a pris la parole devant nous et nous l'avons écouté nous dire essentiellement qu'il faut en faire davantage. Il y a eu récemment des réductions des sommes consacrées par les provinces à la rémunération des auxiliaires dans les salles de classe et des ergothérapeutes. Ce n'est pas là qu'il faut faire des compressions. Nous sommes une société compatissante. Chaque enseignant est important. Nous devrions penser à Anthony lorsque nous pensons à la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

En terminant, je rappelle aux sénateurs que le Canada a signé la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant ainsi que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. En signant ces conventions internationales, nous nous sommes engagés à prendre les mesures nécessaires pour faire en sorte que les personnes souffrant de handicaps puissent mener une vie pleine et convenable dans la dignité et l'autonomie, tout en étant des membres à part entière de la société.

Faisons un pas de plus, honorables sénateurs, et joignons-nous aux 192 autres pays qui célèbrent, le 2 avril, la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

Déclarations récentes des sénateurs libéraux

Projet de loi sur le contrôle par les premières nations de leurs systèmes d'éducation

10 avr., 2014 | Par la sénatrice Lillian Eva Dyck | Honorables sénateurs, j'aimerais faire quelques observations au sujet de cette motion. Je l'appuie sans réserve. L'adoption d'une loi sur l'éducation des Premières Nations est très importante pour le bien-être des Premières Nations des quatre coins du Canada, et surtout pour les jeunes Autochtones.

L'écart entre les riches et les pauvres

10 avr., 2014 | Par le sénateur Céline Hervieux-Payette | Qu'entend faire le gouvernement pour tirer les enseignements de la crise financière, réduire les inégalités de la richesse et s'inspirer d'autres juridictions qui ont commencé à mettre la pédale douce sur des rémunérations qui n'ont rien à voir avec la productivité des gens qui reçoivent le salaire moyen d'un Canadien en une demi-journée?

La transmission télévisée des travaux du Sénat

10 avr., 2014 | Par le sénateur Grant Mitchell | Quelle est l'opinion du leader à ce sujet?

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur Art Eggleton | Cette recommandation a reçu l'appui unanime du Sénat; j'en déduis donc, sénateur, que vous serez tout à fait disposé à la faire valoir auprès du gouvernement.

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur James Cowan | Ma question est donc la suivante : le gouvernement fera-t-il du programme national d'assurance-médicaments une priorité?
« 1 2 3 4 5  ... »