Déclaration faite le 26 novembre 2008 par la sénatrice Elizabeth Hubley
L'honorable Elizabeth Hubley :
Honorables sénateurs, le 20 novembre commémore l'adoption par les Nations Unies, en 1991, de la Convention relative aux droits de l'enfant. Permettez-moi tout d'abord de féliciter mes collègues, les sénateurs Cochrane, Mercer et Munson, pour les merveilleuses célébrations qu'ils ont aidé à organiser pour marquer la Journée nationale de l'enfant. Je suis certaine que tous les enfants en sont heureux.
La convention énumère les droits fondamentaux de la personne qui s'appliquent à tous les enfants. En ratifiant la convention, en 1991, le Canada s'est engagé à assurer que tous les enfants soient traités avec dignité et respect, mis à l'abri des dangers et consultés pour les questions qui les touchent plus particulièrement, et à ce que l'on comble leurs besoins de base en plus de leur offrir toutes les possibilités de tirer le maximum de leur potentiel.
Nous devons profiter de cette Journée nationale de l'enfant pour nous assurer que nous protégeons les droits fondamentaux de tous les enfants canadiens, et plus particulièrement des enfants autochtones.
Nelson Mandela a dit :
[...] Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice, la protection d'un droit humain fondamental, le droit à la dignité et à une vie décente.
Il n'y a pas de vraie liberté tant qu'il y a de la pauvreté.
Plus de la moitié des enfants autochtones d'âge préscolaire vivent dans une famille à faible revenu. Le taux de mortalité infantile, le taux d'incapacité grave et le taux de maladie grave est beaucoup plus élevé chez les enfants des Premières nations vivant dans une réserve que chez les enfants non autochtones. À titre de législateurs, nous devons voir à ce que les enfants autochtones du Canada aient accès aux mêmes services d'aide de base que les enfants non autochtones afin qu'ils puissent réaliser leur plein potentiel. Après tout, ils en ont le droit.