Déclaration faite le 12 juin 2008 par la sénatrice Lillian Eva Dyck
L'honorable Lillian Eva Dyck :
Honorables sénateurs, je voudrais joindre ma voix à celle de mon estimé collègue, le sénateur Watt, pour remercier tous les sénateurs de l'aide qu'ils m'ont accordée au Sénat, pour leur gentillesse et pour leur appui à tout le travail qui a rendu possible la cérémonie d'excuses historiques d'hier.
Ce fut une journée mémorable. Les excuses que le premier ministre a présentées étaient à mon avis sincères et authentiques, tout comme celles des chefs des autres partis. Ce fut une cérémonie très émouvante.
Je voudrais accepter les excuses du premier ministre au nom de ma mère, une survivante des pensionnats indiens — elle n'est plus de ce monde —, et de ses frères et soeurs. Tous les enfants de sa famille ont été envoyés dans des pensionnats indiens. Ils ne nous ont jamais parlé de leur expérience parce que je crois qu'ils ne voulaient pas nous faire de peine ou encore parce que l'expérience a été tellement terrible qu'ils étaient incapables d'en parler. Néanmoins, je crois que nous allons de l'avant dans l'histoire du Canada.
J'accepte les excuses offertes, et je m'attends pleinement à ce que tous les Canadiens, qu'ils soient Autochtones ou non, conviennent que ce n'est qu'un premier pas et que les mots prononcés se traduiront en des gestes concrets, comme l'a décrit mon estimé collègue, le sénateur Watt. Un de ces gestes serait la signature de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Au Sénat, le projet de loi C-292 est inscrit au Feuilleton depuis le 6 mai. C'est un projet de loi d'initiative parlementaire présenté par l'ancien premier ministre Paul Martin. Il ne fait peut-être pas le poids en tant que projet de loi d'initiative parlementaire, mais nous sommes maintenant à l'étape de la troisième lecture. J'aimerais voter en faveur de ce projet de loi. J'exhorte tous les sénateurs à l'adopter. Même s'il est possible que cette mesure ne donne pas de résultats concrets, il offre une possibilité. Je m'attends pleinement à ce que nous finissions par y donner suite. C'est l'attente que j'entretiens.