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Catherine Callbeck

L La sénatrice Catherine S. Callbeck a été la première femme au Canada à être élu premier ministre provincial. Elle a été nommée une des 100 plus puissantes femmes canadiennes en 2006. Nommé au Sénat le 23 septembre 1997, elle représente la province de l’Île-du-Prince-Édouard.

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La Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada

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Déclaration faite le 03 février 2009 par le sénateur Jerahmiel Grafstein (retraité)

L'honorable Jerahmiel S. Grafstein:

Honorables sénateurs — j'adresse mes propos aux anciens sénateurs comme aux nouveaux —, j'ai trouvé intéressant ce que le sénateur du Nouveau-Brunswick a dit au sujet de l'énergie, de l'engagement, de la cohérence et du fait d'aller à l'encontre de l'opinion populaire.

Nous sommes saisis d'un projet de loi qui a la faveur du public, mais qui rencontre une certaine résistance au Parlement. La question n'est pas nouvelle; le Parlement en est saisi depuis 2003. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que la population souhaite l'adoption de cette mesure; toutefois, on observe une certaine résistance au sein du Parlement et de la part du gouvernement, et ce, par pur égoïsme politique, selon moi.

Les gens aiment bien s'attribuer le mérite de certaines choses, mais lorsque cela n'est pas possible, ils aiment les remettre à plus tard ou les modifier. L'héritage de chacun des gouvernements est d'une certaine façon retardé par le gouvernement qui lui succède et il est refaçonné. C'est ce qui se passe ici. Pendant ce temps-là, c'est l'intérêt public qui en souffre.

D'entrée de jeu, permettez-moi de citer le projet de loi. Loin d'être compliqué, il est fort simple.

Le projet de loi S-201 propose de modifier la Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada dans les termes suivants :

17.1(1) Dans l'exécution de sa mission, Bibliothèque et Archives du Canada établit une exposition permanente de portraits et d'œuvres faisant partie de sa collection de portraits, notamment des tableaux, des croquis, des sculptures et des photographies.

(2) L'exposition permanente établie en vertu du paragraphe (1) porte le nom de Musée national du portrait et est accessible au public.

(3) Le Musée national du portrait est situé au 100, rue Wellington, à Ottawa.

Honorables sénateurs, on définit parfois le génie comme un coup d'œil pénétrant l'évidence. Vous vous demandez certainement qu'est-ce qui est si évident au sujet de la création d'un Musée national du portrait ayant pignon sur rue en face des édifices le plus connus du Canada, en l'occurrence les édifices du Parlement.

Il y a un édifice vide de l'autre côté de la rue, en face du Parlement. Cet édifice est disponible depuis que les Américains l'ont quitté il y a presque dix ans maintenant. Le gouvernement de M. Chrétien avait créé un Musée du portrait dans cet édifice il y a sept ou huit de cela. On a dépensé 20 millions de dollars pour entretenir l'édifice et mettre sur pied un concours pour les plans de conception. C'est l'actuel gouvernement qui a payé pour ces plans.

Nous possédons un trésor — en l'occurrence une immense collection d'œuvres d'art et de sculptures qui se trouve actuellement en possession de Bibliothèque et Archives Canada, de l'autre côté de la rivière. Toutefois, le problème vient du fait que seulement un petit nombre de Canadiens ont vu cette collection. J'invite les nouveaux sénateurs à traverser la rivière pour à aller voir ces œuvres aux archives.

Lorsque j'y suis allé il y a dix ans, on m'a dit que j'étais uniquement le quatrième parlementaire à voir la collection et qu'un seul ministre l'avait vue. Traversez la rivière. Une simple course de 5 $ en taxi vous permettra de découvrir un incroyable trésor.

Une occasion s'offre à nous. Nous avons entendu des sénateurs de l'autre côté promouvoir le plan d'action. Nous avons l'occasion de prendre une partie des fonds d'infrastructure — quelques sous en réalité, 1,50 $ par Canadien — et d'établir le Musée national du portrait de l'autre côté de la rue. C'est facile. Tout est prêt. Des emplois pourront être créés. Le projet est prêt à se concrétiser. Les travaux peuvent commencer d'ici un mois.

Si le gouvernement est sérieux au sujet de son plan d'action pour développer quelque chose, ce projet créera des emplois et attirera des touristes dans la ville. Les Canadiens qui visitent les édifices du Parlement et Ottawa profiteront de ce musée, tout comme l'ensemble du pays.

Je ne m'approprie pas le mérite de cette idée, mais j'ai quand même joué un rôle important. Cette idée circulait dans les milieux de la création et de la culture depuis des années. Quand l'édifice s'est libéré, je me suis joint au sénateur Joyal, qui est l'un des grands spécialistes de l'art au Canada. Nous avons pris l'initiative d'examiner des musées du portrait à l'étranger et nous avons déterminé que le Canada devait avoir un tel musée. Le Canada est l'un des rares pays qui n'a pas de musée national du portrait dans sa capitale nationale.

Quand l'ambassade s'est libérée, nous avons pensé qu'il s'agissait de l'endroit idéal. Nous avons soumis l'idée au premier ministre Chrétien, et après un certain temps, nous l'avons convaincu ainsi que ses collègues du Cabinet — c'était un travail de persuasion — de promouvoir et d'établir le Musée national du portrait de l'autre côté de la rue.

Le projet de loi S-201 est simple en soi, mais il prévoit un élément plus important. De ce côté-ci du Sénat, nous sommes d'avis qu'une question d'une telle importance, surtout dans un gouvernement minoritaire, doit relever du Parlement et qu'un vote doit se tenir dans les deux Chambres pour déterminer si la mesure que je propose dans ce projet de loi est acceptable au Parlement du peuple. Laissons le Parlement décider. Laissons le gouvernement et les whips se retirer et laissons le gouvernement décider.

Le plan de gouvernance a été supprimé. Le gouvernement avait un plan. Quand M. Harper est arrivé au pouvoir, il a supprimé le plan de M. Chrétien, laissé l'édifice vacant et lancé un processus d'appel d'offres. Cependant, ce processus était injuste. Le Canada renferme plusieurs régions et le processus d'appel d'offres était injuste pour certaines régions du pays. Des régions ont été exclues du processus d'appel d'offres.

Le sénateur Segal : Est-ce le premier ministre Martin ou le premier ministre Harper qui a arrêté le processus?

Le sénateur Grafstein : C'est le premier ministre Harper.

M. Chrétien a adopté cette mesure et des fonds ont été accordés, mais l'argent n'a pas été rendu disponible aussi rapidement que nous l'aurions voulu. Lorsque le gouvernement de M. Harper est arrivé au pouvoir, il a annulé la proposition et mis un processus d'appel d'offres sur pied. Par chance, le ministre Moore a pris une mesure intelligente et réfléchie et a annulé ce processus parce qu'il avait compris qu'il était vicié et qu'il ne fonctionnerait pas.

Nous en sommes maintenant revenus au statu quo, ce qui donne au Sénat l'occasion d'adopter cette mesure, de la renvoyer à l'autre endroit et de laisser les deux Chambres décider si l'idée est bonne. Pour ma part, je le crois.

L'endroit qui est proposé pour le musée du portrait est situé au 100, rue Wellington, juste de l'autre côté de la rue. Cet immeuble est l'un des plus beaux immeubles Art déco, non seulement dans le secteur, mais dans tout le pays. Plus de 20 millions de dollars ont déjà été dépensés en préparatifs, en inventaires et en organisation. Des millions de dollars de plus seront dépensés uniquement pour l'entretien de l'immeuble. Des rumeurs ont laissé entendre que le gouvernement voudrait se servir de cet immeuble pour en faire un centre d'accueil des visiteurs ou un endroit où le premier ministre pourrait recevoir des invités internationaux.

Je suis d'avis que le ministre doit avoir un endroit où recevoir nos invités. Les États-Unis ont la Maison Blair à Washington. Toutefois, ce magnifique immeuble n'est pas l'endroit idéal pour les réceptions. Il y a d'autres endroits plus convenables. Il y a, par exemple, l'ancienne gare Union, juste un peu plus loin sur la rue. C'est un magnifique immeuble. Je crois que nous ne devrions pas laisser passer une telle occasion.

Honorables sénateurs, pensez-y un peu. Je m'adresse à nos collègues qui sont des experts des médias, entre autres le sénateur Munson et le sénateur Duffy. Pensez-y, honorables sénateurs. Ces sénateurs ont été journalistes et ils ont pris place tous les soirs sur la Colline avec les édifices du Parlement à l'arrière-plan. Tout ce qu'il nous resterait à demander aux sénateurs Munson et Duffy, ce serait de demander à leurs anciens collègues de tourner la caméra une fois par semaine pour qu'au lieu de voir les édifices du Parlement, nous voyions le Musée national du portrait à l'arrière-plan.

Nous aurions alors de la publicité d'une valeur de centaines de millions de dollars gratuitement pour cet immeuble qui deviendrait en quelques semaines le deuxième immeuble le plus connu du Canada. Ce serait facile à faire et il n'en coûterait rien aux contribuables.

Sénateur Duffy, je vous invite à y réfléchir. Sénateur Munson, je vous invite à y réfléchir. Madame le sénateur Wallin n'est pas ici, mais je l'invite également à y réfléchir.

Honorables sénateurs, ce projet est valable : il est rentable et il n'entraîne pas de perte d'argent. Il correspond très bien à ce que le gouvernement Harper nous prêche avec constance : l'économie et la frugalité.

Comme sénateur, je favorise la frugalité. Je ne crois pas qu'il faille gaspiller l'argent des contribuables. Cependant, nous gaspillerions l'argent des contribuables si nous décidions de ne pas permettre aux Canadiens de voir ces trésors inestimables de la peinture et si nous laissions tomber un projet déjà à moitié payé.

Certaines villes comme Calgary ou Edmonton ne voient pas d'un bon œil d'être exclues de ce projet. Or, elles ne le sont pas. En effet, avec les technologies de la réalité virtuelle et des grands écrans de télévision à haute définition, tous les musées du Canada qui le souhaitent pourraient investir quelques milliers de dollars et voir les expositions chaque semaine. Lorsqu'une nouvelle exposition aura lieu au Musée du portrait du Canada, il suffira à tous les autres musées de mettre une caméra en marche pour la diffuser partout au pays. Toutes les écoles, toutes les universités et tous les musées du pays entier auront accès à ces trésors grâce à la réalité virtuelle.

C'est tellement facile, et lucratif aussi. Je tiens à le dire tout particulièrement aux nouveaux sénateurs, qui ont l'occasion de parcourir les corridors du Parlement. Je me réjouis d'y voir tous ces écoliers et tous ces touristes. Nous recevons chaque année entre 750 000 et un million de touristes, ici au Parlement. Cependant, lorsqu'ils quittent la Colline du Parlement, ils n'ont pas d'endroit où aller à distance de marche. Ils n'auraient qu'à traverser la rue pour se rendre au musée. Je puis vous garantir que, dans un ou deux ans, ce serait le musée du portrait et le musée le plus visité au Canada, et il n'en coûterait rien de plus aux contribuables ou aux bureaux du tourisme. Ce musée serait à la disposition du public et présenterait une histoire virtuelle de notre pays, ce dont nous ne disposons pas à l'heure actuelle.

J'ai eu l'occasion de visiter la National Portrait Gallery à Londres, située tout près de Grosvenor Square. Ce musée est un vrai bijou. Il a été modernisé. Un étage est réservé aux portraits de parlementaires, un autre, à ceux de la famille royale, et d'autres encore, à ceux de personnalités du monde des affaires et des arts. Ce musée constitue un tableau du Royaume-Uni. Les portraits qu'on y expose ne sont pas limités à une certaine catégorie de personnes.

On trouve aux Archives nationales une incroyable collection de portraits de peuples autochtones et de représentants des Premières nations que personne n'a vus. Ce musée nous permettrait de mieux connaître et de mieux comprendre notre pays.

Quand on a terminé la visite de la National Portrait Gallery de Londres, on peut appuyer sur un bouton et obtenir un portrait de la taille d'une affiche pour quelques livres sterling. Si nous créons un musée moderne du portrait, comme le sénateur Joyal et moi le souhaitons, les enfants qui voudront obtenir le portrait d'un grand poète ou d'un premier ministre pourront appuyer sur un bouton pour en obtenir un. Cela ne coûterait rien au gouvernement fédéral, ce serait plutôt une source de revenus. Les visiteurs du musée ou toute personne désirant acheter une telle affiche produiraient des recettes pour le gouvernement et, au bout du compte, toute l'affaire ne coûterait pratiquement rien.

Un musée national du portrait ne coûterait pas cher. Il attirerait plus de touristes. Ce serait un point d'attraction supplémentaire. L'intérêt suscité ne se limiterait pas au musée. Les visiteurs s'intéresseraient aussi aux artistes.

J'ai une anecdote à raconter. Quand je suis venu à Ottawa pour la première fois, j'ai rencontré l'un des plus grands photographes au monde. Il vivait au Château Laurier et y avait aussi son studio. Il s'appelait Yousuf Karsh. Bon nombre de sénateurs ont déjà vu la photographie célèbre entre toutes, celle de Winston Churchill. Cette photo a été prise dans les appartements du Président de l'autre endroit. On dit que M. Karsh a enlevé le cigare de M. Churchill, que celui-ci a fait la moue et que la photo a alors été prise. Au Château Laurier, où vivent quelques nouveaux sénateurs, comme moi d'ailleurs, on trouve plusieurs portraits de Yousuf Karsh dans le hall d'entrée. On y voit Hemingway, Riopelle et Pablo Casals. Nous possédons la plus belle collection de photos au monde. Et à qui appartient-elle? Aux Archives du Canada. Yousuf Karsh a donné toute sa collection de photos à cet organisme. Elle appartient donc aux Canadiens, et elle n'a jamais été vue dans sa totalité. On pourrait la voir. Elle pourrait être sur le web. On pourrait aussi en tirer des revenus.

Je sais que Yousuf Karsh, que j'ai rencontré et avec qui j'ai passé un peu de temps, se retournerait dans sa tombe s'il avait l'impression que sa contribution au Canada et au monde ne serait jamais vue par les Canadiens. Son intention était de remettre sa collection au Canada afin que les Canadiens puissent en profiter et être fiers de pouvoir dire qu'un des plus grands photographes du monde était un des leurs.

Honorables sénateurs, la question ne se pose même pas.

Son Honneur le Président : Je suis au regret d'informer le sénateur que son temps de parole est écoulé.

L'honorable Gerald J. Comeau (leader adjoint du gouvernement) : Je demande cinq minutes de plus, honorables sénateurs.

Le sénateur Grafstein : Après dix ans, dix minutes conviendraient peut-être mieux.

Cela fait 20 ans que je vous écoute, sénateur Prud'homme; vous pourriez bien m'accorder dix minutes de plus.

Honorables sénateurs, la question ne se pose même pas.

Laissez-moi vous raconter une dernière petite histoire. Au Canada, les artistes des arts visuels n'ont pas de lobby. Nous, au Sénat, connaissons bien les groupes de pression culturels. Des lobbyistes culturels tels que des réalisateurs de télévision sont venus nous voir et, semaine après semaine, ce puissant lobby s'est présenté devant un comité du Sénat. Nous avons acquiescé à leur demande et modifié une disposition au profit des réalisateurs de télévision du pays. Bien fait, selon moi. C'était une question qui soulevait la controverse. Ce lobby était puissant.

Nous avons les grandes pétrolières, les grandes entreprises, les grandes universités, les grands instituts de recherche. Ce sont de gros groupes d'intérêts, mais les artistes des arts visuels canadiens, qui vivent des projets qu'ils réalisent, n'ont pas les moyens de se doter d'un groupe de pression. Ils sont néanmoins venus me voir. J'ai rencontré leurs représentants à mon bureau à plusieurs occasions. Ce sont des artistes qui veulent contribuer à l'essor du pays par leurs créations. Deux femmes en particulier m'ont dit, les larmes aux yeux : « Je pourrais être une Van Gogh, sénateur. Mes créations n'ont pas été vendues; il se pourrait que, à un moment donné, quelqu'un découvre mon œuvre comme c'est arrivé à Van Gogh, et je vivrai dans le cœur et l'esprit des Canadiens. Je vous prie de veiller à ce que ce musée voie le jour, car j'ai l'intention de léguer toute mon œuvre aux Archives nationales et au Musée national du portrait. » C'est une histoire crève-cœur véridique.

J'invite les sénateurs à adopter rapidement cette mesure, dans l'esprit de coopération évoqué dans les rangs d'en face, dans le respect de l'intelligence, de l'évidence et du bon sens. Convainquons nos collègues d'en face que cela va de soi, que la question ne se pose même pas. Faisons ce que prévoit la mesure. Faisons une chose formidable pour le Canada. Créons en cette enceinte une nouvelle histoire visuelle pour notre pays.

J'exhorte les sénateurs à adopter promptement le projet de loi et à le renvoyer à l'autre endroit.


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