Déclaration faite le 11 février 2009 par le sénateur Yoine Goldstein (retraité)
L'honorable Yoine Goldstein :
Honorables sénateurs, hier, la période des questions a pris fin avant que j'aie le temps de poser une question complémentaire au sujet des relations entre le Canada et les États Unis, plus précisément en ce qui concerne Omar Khadr.
Madame le leader du gouvernement au Sénat nous a dit hier que le Canada « surveillait la situation ». Au même moment, ou presque, le ministre Cannon disait au Comité des affaires étrangères de l'autre endroit que le gouvernement n'avait examiné aucun moyen de rapatrier Omar Khadr et n'avait pas consacré un sou à l'étude de son dossier.
Nous savons aussi que l'avocat d'Omar Khadr, le capitaine de corvette Kuebler, un militaire des plus courageux, était à Ottawa lundi et qu'il a demandé deux fois à rencontrer le ministre Cannon mais qu'on n'a même daigné retourner son appel. Peut-on vraiment dire qu'on surveille la situation?
Les États-Unis ferment Guantanamo; les procès n'auront pas lieu; les autres prisonniers sont renvoyés dans d'autres pays. Se fier à ce qu'on en dit à la télévision pour se tenir au courant de ce qui se passe à Guantanamo, ce n'est pas surveiller la situation.
Quelle surveillance le gouvernement exerce-t-il exactement, et comment s'y prend-il pour ce faire si, comme l'a dit le ministre Cannon, le gouvernement ne s'occupe même pas de cette affaire?
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