Déclaration faite le 13 mai 2009 par la sénateure Lucie Pépin (retraité)
L'honorable Lucie Pépin :
Honorables sénateurs, c'est toujours avec fierté que je souligne la Semaine nationale des soins infirmiers, qui célèbre ma profession.
« Les soins infirmiers, on ne peut s'en passer ». Cette affirmation, qui est aussi le thème de cette année, est tout ce qu'il y a de plus vrai. Les infirmières constituent un maillon très fort de notre système de soins de santé. Elles sont essentielles dans la prise en charge des patients et sont les avocates de leurs besoins et de leurs droits.
L'infirmière, par son écoute et son savoir, aide à la compréhension des maladies, à son acceptation et à son traitement. La contribution des infirmières va au-delà de la pratique clinique. Elles mettent en place des actions informatives, préventives et éducatives. Elles sont actives dans les établissements d'enseignement, où elles font de la formation et dirigent des recherches. Elles sont présentes au sein des Forces canadiennes, parfois dans les zones les plus risquées. Les infirmières travaillent conjointement avec les autorités publiques pour que nos collectivités soient prêtes en cas d'épidémie ou de catastrophe.
Je profite de cette tribune pour renouveler tout mon soutien et mon admiration au personnel infirmier du pays, qui est toujours aux premières lignes. C'est connu, une infirmière n'abandonne pas facilement, mais il faut reconnaître que notre système de soins de santé est traversé par des défis qui compliquent les tâches des infirmières. La pénurie de personnel et la détérioration des conditions de travail rendent difficile l'exercice sécuritaire de la profession. Pour y remédier, il est nécessaire d'avoir de meilleurs salaires, une meilleure sécurité d'emploi, mais surtout un milieu de travail adéquat. C'est à cette condition qu'on pourra maintenir en poste les effectifs existants et faciliter le recrutement. Des progrès sont certes notés sur le plan du recrutement, mais nous manquons sérieusement d'infirmières partout au pays.
Comme je l'ai mentionné hier et le répète aujourd'hui, si des mesures importantes ne sont pas prises dès maintenant, il manquera 60 000 infirmières d'ici dix ans. Il est vrai que la pénurie du personnel infirmier est un problème mondial, mais certains pays comme le nôtre ont des besoins plus pressants. L'Association des infirmiers et des infirmières du Canada ne cesse de sonner l'alarme. Nous devons, à notre tour, être plus réceptifs à ces alertes et prêter une meilleure attention aux solutions réalistes que cette association met de l'avant depuis plusieurs années.
Je vous invite, honorables sénateurs, pour le plus grand bien de notre régime de soins de santé, à soutenir les infirmières, dont le seul souhait est d'exercer correctement leur profession.