Déclaration faite le 26 mai 2009 par le sénateur Céline Hervieux-Payette
L'honorable Céline Hervieux-Payette :
Honorables sénateurs, nous devrions nous souvenir qu'en juin 2008, la Loi sur la Banque du Canada a été modifiée. À ce moment-là, on permettait à la Banque du Canada de racheter des titres de nos banques canadiennes. Il n'y a pas très longtemps, on a permis, par l'entremise de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, de racheter jusqu'à 75 milliards de dollars pour donner des liquidités aux banques canadiennes.
Peut-être madame le leader du gouvernement au Sénat ne se rappelle-t-elle pas que lorsqu'on a étudié ce projet de loi, le ministre des Finances a refusé de comparaître devant le Comité sénatorial permanent des banques et du commerce pour expliquer pourquoi on modifiait la Loi sur la Banque du Canada. Le ministre voyait donc venir la crise. Il a tenté de nous faire croire, l'automne dernier, qu'il ne savait pas que la crise serait aussi importante, tout en sachant que 75 milliards de dollars seraient mis à la disposition de nos banques.
Madame le ministre doit réfléchir un peu sur la transparence de son gouvernement et sur le fait qu'un ministre des Finances qui ne dit pas la vérité n'inspire pas beaucoup confiance.
À l'heure actuelle, toutes les statistiques démontrent que nous atteindrons un taux de chômage de 10 p. 100. Madame le leader du gouvernement au Sénat nous avise que nous avons tous les outils pour faire face au problème. Nous avons besoin de ces sommes pour faire fonctionner tout le reste de l'économie. Des chômeurs ne peuvent pas dépenser parce qu'ils ne peuvent pas se qualifier. Est-ce que les résultats des cinq dernières semaines feront en sorte que les gens ne pourront pas parer à leurs dépenses? Ou encore, est-ce qu'on ne devrait pas modifier la loi pour donner accès à des fonds le plus rapidement possible, comme la plupart des pays de l'OCDE l'ont fait?
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