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Serge Joyal

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Serge Joyal représente le Québec et la division sénatoriale de Kennebec. Sa nomination remonte au 26 novembre 1997.

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Motion tendant à autoriser le comité à étudier l'accessibilité de l'éducation postsecondaire—Suite du débat

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Déclaration faite le 26 mai 2009 par le sénateur James Cowan

L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :

Honorables sénateurs, je suis ravi d'intervenir cet après-midi en faveur de la motion que madame le sénateur Callbeck a présentée le 28 janvier pour autoriser le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie à étudier la question de l'accessibilité de l'éducation postsecondaire au Canada et à en faire rapport.

La motion du sénateur Callbeck vise principalement à demander au comité d'examiner les obstacles que les Canadiens doivent franchir pour accéder à l'éducation postsecondaire, si cruciale pour la réussite individuelle et si essentielle pour la prospérité du Canada en tant que pays.

Le 26 février, le sénateur Callbeck a commencé son intervention comme ceci :

L'éducation et la formation ne représentent pas des coûts, mais des investissements dans les Canadiens et dans le Canada. Nous devons investir sagement et stratégiquement dans nos ressources humaines, dans les aptitudes et les connaissances. Il est essentiel que nos gouvernements aient des plans et des politiques qui permettent au Canada de progresser.

Le domaine de l'enseignement postsecondaire m'intéresse vivement depuis longtemps, et j'ai pris la parole à plusieurs reprises au Sénat sur des questions liées à l'enseignement postsecondaire ainsi qu'à la recherche scientifique et au développement.

En mai dernier, j'ai pris la parole dans le cadre de l'interpellation du sénateur Hubley sur l'état de l'enseignement supérieur au Canada. Voici ce que j'ai dit alors :

Le Canada a un système d'éducation de calibre mondial composé d'universités, de collèges communautaires et d'établissements polytechniques. Nous devrions avoir pour objectif national d'assurer à tous les étudiants compétents l'accès à ce système, indépendamment de leur situation financière. La protection de la qualité du système constitue un objectif complémentaire également important. Le financement de l'enseignement supérieur au Canada, comme dans tout autre pays, est une entreprise conjointe faisant intervenir les établissements postsecondaires, les gouvernements, des donateurs privés, les étudiants et, dans bien des cas, leur famille, comme l'a mentionné le sénateur Poy.

Chacun de ces partenaires a un rôle important à jouer pour assurer l'accessibilité et la viabilité du système. Il est essentiel d'assurer un niveau de financement adéquat ainsi que l'équilibre entre ces partenaires afin d'atteindre ce double objectif d'accessibilité et de viabilité.

En dépit de l'aide importante fournie par les gouvernements et les bienfaiteurs, de nombreux jeunes Canadiens n'ont pas les moyens de faire des études supérieures. J'ai terminé mon intervention ce jour-là en posant la question suivante : pourquoi le Canada n'aspirerait-il pas à être un pays qui veille à ce qu'une éducation postsecondaire offerte par des établissements d'enseignement adéquatement financés soit accessible et abordable pour tous les étudiants admissibles, sans égard à leur situation financière?

Cette année, j'ai entrepris ma propre interpellation sur l'état de la recherche scientifique et du développement au Canada. Une grande partie des activités de recherche et développement se font dans les établissements postsecondaires. Dans mon discours du 31 mars, j'ai attiré l'attention du Sénat sur le fait que des scientifiques de classe mondiale quittent actuellement les universités canadiennes et vont poursuivre leur travail ailleurs.

Au cours des derniers mois, les Canadiens ont entendu parler avec une inquiétude grandissante des nombreux obstacles financiers auxquels se heurtent les scientifiques, compte tenu des difficultés économiques actuelles. Comme je l'ai dit il y a un instant, la plus grande partie de la recherche scientifique au pays se fait dans les établissements postsecondaires.

Le 2 mai, le Globe & Mail a publié un long article basé sur les interviews réalisées par un journaliste auprès de brillants élèves en sciences, inscrits à un programme très compétitif et de premier ordre à l'école secondaire Colonel By, bien connue à Ottawa. Les élèves interrogés sont des as de la biologie, des sciences de l'environnement et de la physique. Malgré tout, un seul des 30 élèves de cette classe d'exception a l'intention de faire carrière comme travailleur scientifique.

Voici un extrait de l'article :

Ariana Rostami préfère les cours de chimie et de biologie. Elle obtient d'excellentes notes dans ses cours avancés de 11e année et est ravie de discuter de mécanique quantique. Par contre, ne lui demandez pas si elle veut faire carrière dans la recherche, car elle vous fera la grimace, comme si vous lui aviez proposé de l'enfermer dans un placard sombre.

C'est une légère exagération, mais c'est l'opinion qu'elle et bon nombre des élèves de sa classe ont de la recherche scientifique — ils s'imaginent de longues nuits solitaires, exilés dans un laboratoire, isolés des autres êtres humains, et continuellement à la recherche de fonds.

Honorables sénateurs, nous voulons tous nous assurer que nos établissements postsecondaires attirent nos meilleurs étudiants en sciences afin qu'ils y poursuivent leurs études. Nous comprenons tous la valeur de la science et l'importance d'encourager nos jeunes à embrasser une carrière scientifique.

Le Canada possède un nombre extraordinaire de jeunes à l'esprit curieux qui ont une solide formation en sciences acquise dans d'excellentes écoles secondaires comme Colonel By. Je sais que nous saisissons tous à quel point il est important de nous assurer que ces jeunes soient encouragés à poursuivre leurs études au niveau postsecondaire et qu'ils se bâtissent une carrière solide et productive dans ces domaines. C'est dans l'intérêt de notre pays et, honnêtement, dans l'intérêt de tous les Canadiens, car chacun d'entre nous bénéficie des avancées et des découvertes scientifiques.

Lors de mon discours du 31 mars, j'ai suggéré que le gouvernement devait rééquilibrer son aide à la recherche et au développement scientifiques, et s'assurer qu'en plus des installations, un soutien soit fourni pour couvrir les frais d'exploitation liés à la recherche fondamentale.

Dans la réponse qu'elle a donnée le 14 mai 2009, madame le leader du gouvernement au Sénat a défendu l'approche prise par son gouvernement dans ces domaines. Bien que nous ne nous accordions peut-être pas sur les moyens d'atteindre nos objectifs, je crois que nous convenons tous que la recherche et le développement scientifiques sont essentiels à la réussite et à la prospérité de notre pays.

En cette période difficile sur le plan économique, nous devons nous assurer que nos institutions d'enseignement postsecondaire demeurent capables d'attirer et de garder la prochaine génération de scientifiques. Par conséquent, je propose un amendement à l'excellente motion du sénateur Callbeck, afin que le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie puisse, dans le cadre de son étude très appropriée, se pencher également sur l'important aspect des travaux scientifiques de recherche-développement et de la commercialisation des résultats de ces travaux.

Par conséquent, honorables sénateurs, je propose que la motion du sénateur Callbeck soit modifiée par adjonction de ce qui suit immédiatement après l'alinéa b) :

« c) évaluation des mécanismes actuels de financement de la recherche et du développement scientifiques dans les établissements d'enseignement postsecondaire et établissements connexes, et commercialisation des fruits de cette recherche; »;

Et en reformulant le reste des alinéas en conséquence.

Honorables sénateurs, j'ai montré le libellé de cette proposition d'amendement à ma collègue, le sénateur Callbeck, la semaine dernière, et j'en ai également fait part au sénateur Eggleton, le président du comité permanent, ainsi qu'au leader adjoint du gouvernement, qui a gentiment accepté de distribuer ce texte aux ministériels qui siègent au comité.


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