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Adoption de la motion tendant à exhorter les ministres responsables des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 à en assurer la diffusion

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Déclaration faite le 04 juin 2009 par la sénatrice Joyce Fairbairn (retraitée)

L'honorable Joyce Fairbairn:

Honorables sénateurs, c'est avec un grand plaisir et beaucoup d'enthousiasme que j'appuie la motion du sénateur Champagne, exhortant le gouvernement fédéral à faire tout en son pouvoir pour enjoindre le COVAN et le Consortium des diffuseurs à négocier rapidement une entente pour assurer la diffusion des Jeux paralympiques de 2010 à Vancouver et Whistler.

C'est peu de dire que je suis une partisane des athlètes paralympiques canadiens. Je suis devenue une marraine honoraire très active qui soutient l'équipe aux Jeux paralympiques, été comme hiver.

En 1998, on m'a demandé de représenter le gouvernement canadien au nom de la ministre des Sports d'alors, Sheila Copps, aux Jeux paralympiques de Nagano, au Japon. Comme la plupart des Canadiens, je savais peu de choses sur ces jeux et ces extraordinaires athlètes qui font la fierté de ce pays.

Dès le premier jour à Nagano, je suis devenue une partisane et on m'a présenté quelques-unes des personnes les plus sympathiques que je connaisse. Depuis, je participe avec enthousiasme à tous les Jeux, été comme hiver, de la cérémonie d'ouverture à celle de clôture, et j'aimerais vraiment que tous les Canadiens puissent voir nos athlètes donner le meilleur d'eux-mêmes pour leur pays.

Aux Jeux d'hiver de Turin, par exemple, une compétition tenue pour la première fois dans l'histoire des Jeux paralympiques a vu la patinoire se remplir de partisans enthousiastes agitant des drapeaux de tous les pays. Il s'agissait du premier match de curling en fauteuil roulant. On a vu, et rien de moins, le drapeau canadien s'élever puisque c'est notre équipe relativement jeune de curling en fauteuil roulant qui a ramené au pays la médaille d'or.

D'autres pays avaient fait la promotion du curling depuis un certain temps, mais c'est notre nouvelle équipe canadienne qui les a surpris lorsqu'elle a eu le dernier mot avec la dernière pierre du dernier match, ce qui lui a permis de battre l'équipe britannique et de lui ravir la victoire vers laquelle elle se dirigeait jusque-là. La joie était à son comble, mais aucune caméra de télévision n'était sur place pour faire vivre ce moment aux Canadiens. La compétition n'était pas télédiffusée.

D'une fois à l'autre, nous nous sommes munis des drapeaux les plus grands qui soient et nous avons encouragé nos athlètes à donner le meilleur d'eux-mêmes. Plusieurs athlètes remportent des médailles. Ils montent sur le podium avec le sourire, le cœur rempli de fierté pour leur pays. Chantal Petitclerc, que le sénateur Champagne connaît bien et dont elle a parlé dans son discours, est la plus grande championne féminine au monde de courses en fauteuil roulant. Elle s'est vu décerner en 2008 le trophée Lou Marsh, qui est remis à l'athlète canadien de l'année. Le trophée Lou Marsh n'est pas réservé aux femmes. Il n'est pas réservé aux athlètes handicapés. Il est remis à l'athlète canadien de l'année, toutes catégories confondues. En 17 ans de carrière, Chantal Petitclerc a remporté 21 médailles paralympiques. Ses adversaires ont en eu plein la vue à Pékin, en Chine.

Notre équipe de hockey sur luge, qui a remporté de nombreuses médailles au cours des Jeux paralympiques, est actuellement classée première au monde et a de bonnes chances de remporter l'or l'année prochaine, à Vancouver. Nos joueurs de rugby et de basketball en fauteuil roulant, nos coureurs en fauteuil roulant, nos skieurs alpins et nos skieurs de fond sont incroyables.

On retrouve parmi les athlètes canadiens les frères McKeever, qui viennent des montagnes près de Banff. L'aîné, Robin, a quitté l'équipe olympique pour servir de guide à son frère Brian, un skieur malvoyant. Ils ont remporté ensemble la médaille d'or à Salt Lake City et à Turin. Ils ont hâte de prendre part au prochain rendez-vous paralympique, à Whistler.

Le descendeur Chris Williamson, un skieur alpin aveugle, continue de dévaler les pentes à tombeau ouvert sur les traces de son guide. Lui aussi a remporté des médailles pour le Canada à Salt Lake City et à Turin.

La remarquable descendeuse Lauren Woolstencroft dévale les pentes à une vitesse fulgurante avec des jambes artificielles et un bâton. Elle est montée à plusieurs reprises sur la plus haute marche du podium paralympique et elle est prête à répéter l'exploit une autre fois. Déjà, dans les compétitions préparatoires en vue des jeux de 2010, un peu partout dans le monde, elle a fait une belle récolte de médailles d'or. Elle poursuit sa préparation en vue de l'année qui culminera à Whistler.

Ces athlètes ne sont pas seuls. Il y en a beaucoup d'autres qui travaillent sans relâche, pas seulement pour leur propre gloire, mais aussi pour leur famille et leur pays. Ils savent que leurs succès vont inspirer d'autres personnes handicapées, qui vont à leur tour être une grande source de motivation pour que les gens soient physiquement actifs.

À cette fin, il faut que les Canadiens de toutes les régions puissent avoir l'occasion de regarder ces athlètes, de voir leur habileté, leur détermination, ainsi que la fierté qu'ils éprouvent les uns envers les autres et envers leur pays. Dans le passé, les Canadiens n'ont guère eu la chance de connaître les athlètes paralympiques et de voir le courage, la volonté et la détermination dont ils font preuve afin de surmonter leur handicap et de faire prendre conscience à tous les Canadiens, jeunes et moins jeunes, qu'il est possible de changer sa vie et de s'épanouir.

De concert avec des intervenants et des amis dans tout le pays, nous avons tenté de nous inspirer du courage et de la générosité de nos athlètes en créant la Fondation paralympique canadienne, afin d'encourager d'autres Canadiens à appuyer cette initiative. L'objectif est d'ouvrir des portes et de créer des possibilités pour ceux qui ont un handicap physique, et de leur donner la chance d'aller de l'avant dans leur vie quotidienne et leur activité sportive.

Il est essentiel que les parents et les enfants au Canada aient la possibilité de voir ce qui peut être accompli. Le slogan de nos athlètes est « Oui, je suis capable ». Ils veulent offrir leurs efforts aux familles de toutes les régions du pays. Il va de soi que, à cette fin, il faut donner aux Canadiens la chance de voir ces athlètes compétitionner et gagner au niveau mondial.

Madame le sénateur Champagne a encouragé le Sénat à persuader notre gouvernement de faire la promotion des Jeux paralympiques de 2010 et des athlètes en s'assurant que l'événement serait télédiffusé, et elle a elle-même travaillé très fort à cette fin. Ces jeux doivent être télévisés en direct, au moment où les athlètes performent, et non pas être présentés en différé des semaines plus tard. À titre d'hôtes accueillant le monde entier, notre gouvernement et nos citoyens peuvent certainement faire en sorte que l'événement qui se déroule dans cette belle région de notre pays soit vu, tant ici qu'à l'étranger.

J'invite les sénateurs des deux côtés à se ranger derrière notre collègue, qui a consacré beaucoup de temps et d'efforts à ouvrir des portes. J'espère que le Sénat du Canada va s'exprimer d'une seule voix pour envoyer le message disant : « Oui, nous le pouvons ».

Cet exercice s'apparente à une marche et j'exhorte les sénateurs à prendre tous les moyens possibles pour convaincre nos amis de l'autre endroit que le moment est venu de donner à nos athlètes paralympiques l'occasion de soulever l'enthousiasme des Canadiens. C'est la première fois qu'une telle occasion s'offre à nous. Profitons- en au maximum.


Déclarations récentes des sénateurs libéraux

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