Discours et débats

Le viol et la violence en République démocratique du Congo

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Déclaration faite le 11 juin 2009 par le sénateur Eymard Corbin (retraité)

L'honorable Eymard G. Corbin :

Honorables sénateurs, j'ai eu l'insigne honneur de visiter en 2005, à Goma, au Nord-Kivu, dans la République démocratique du Congo, avec des collègues du Comité des affaires étrangères, une clinique médicale où la principale activité consiste à réparer les corps meurtris de femmes, d'adolescentes et de toutes jeunes filles brutalement violées par des soldats rebelles, des milices errantes, des adolescents et des enfants soldats.

J'ai dit alors que c'était un honneur d'être reçu à cette clinique, et ce, afin de pouvoir témoigner du dévouement humanitaire exemplaire des médecins et du personnel médical africains qui se donnent sans limite à l'exercice de leur expertise professionnelle souvent innovatrice. Hélas, la grande majorité des femmes agressées n'ont jamais pu rejoindre la clinique; elles sont décédées dans d'épouvantables conditions.

Je veux surtout dire aujourd'hui que j'ai eu la douleur de constater à quel point la population de cette région du Congo, en particulier, continue à pâtir de la violence, de la rapine et de l'absence totale de respect du droit. On a parlé de cinq millions de morts. Ce chiffre approximatif ne peut traduire avec précision toute la souffrance, toute la cruauté subie, corporelle et psychique, dont les séquelles perdurent toute la vie.

Les Nations Unies, des dizaines de milliers de forces étrangères présentes sur le terrain, sous l'égide du maintien de la paix, auraient pu intervenir et seraient intervenues s'il y avait eu une volonté de les y autoriser. Cela, je l'ai entendu de la bouche d'un commandant haut-gradé, et, il va sans dire, frustré. Pourquoi ne l'a-t-on pas fait? Qu'est-ce qu'on attend? Pourquoi laisser perdurer tant de cruauté et de misère?

Je m'incline devant les femmes martyres. Jamais je ne pourrai oublier les actes criminels inouïs dont ces femmes furent l'objet et les malheurs de la population en général. Il est difficile, sinon impossible de trouver les mots pour exprimer l'indicible.

Femmes martyres du Congo, je ne vous oublie pas. Je ne peux pas effacer votre souvenir de ma mémoire, peuple du Congo.


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