Déclaration faite le 16 juin 2009 par la sénatrice Maria Chaput
L'honorable Maria Chaput :
Ma deuxième question s'adresse également au leader du gouvernement au Sénat.
Le mercredi 27 mai, j'ai posé une question au sujet de la politique du gouvernement à l'égard de la dualité linguistique. J'ai aussi mentionné, à ce moment, que des organismes de ma communauté sont épuisés, essoufflés et peuvent difficilement planifier car ils se trouvent souvent dans l'attente de résultats. La ministre m'a alors demandé de quels organismes il s'agissait, afin de pouvoir offrir une réponse plus complète. Je peux aujourd'hui citer l'exemple concret d'un projet d'infrastructure au Manitoba.
Au printemps 2007, l'Association des municipalités bilingues et le Conseil de développement économique du Manitoba ont considéré un projet d'Internet haute vitesse pour assurer que 50 à 60 communautés de la région rurale du Manitoba aient accès à ce service essentiel. En septembre 2007, une demande de financement a été déposée au Fonds sur l'infrastructure municipale rurale. Un an plus tard, à l'automne 2008, le conseil a été informé que ce fonds allait être remplacé par le nouveau fonds Chantiers Canada et qu'il fallait soumettre une autre demande. La nouvelle demande et le nouveau plan d'affaires ont été soumis en février 2009 à Chantiers Canada avec l'appui du gouvernement du Manitoba. En mai 2009, le conseil fut informé que le projet avait été refusé et que ce projet d'infrastructure allait être présenté sous un nouveau programme d'infrastructure subventionné par Industrie Canada et une nouvelle formule de financement appelée le PPP (partenariat public-privé).
Ces délais et changements sont-ils raisonnables? Comment une communauté peut-elle se développer et s'épanouir dans un tel contexte?
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