Déclaration faite le 15 septembre 2009 par la sénatrice Maria Chaput
L'honorable Maria Chaput :
Honorables sénateurs, septembre 2009 marque le 40e anniversaire de l'entrée en vigueur de la Loi sur les langues officielles. Comme l'affirme le commissaire aux langues officielles, M. Graham Fraser, « sans cette mesure législative, le Canada ne serait pas le pays que l'on connaît aujourd'hui ». La loi a été très importante pour tout le Canada. Nous avons maintenant un appui à travers le pays à l'égard de l'importance de la dualité linguistique au Canada.
Les 9 et 10 septembre, j'ai assisté au colloque « 40 ans de langues officielles au Canada », où j'ai pu entendre des conférenciers et des participants de marque. Nous avons eu le privilège d'assister à une table ronde avec les anciens commissaires, sous la présidence de M. Graham Fraser, qui ont donné leur perspective sur l'évolution des langues officielles.
Tout en convenant qu'il y a eu des progrès significatifs et que les communautés linguistiques en situation minoritaire sont mieux outillées pour se développer qu'elles ne l'étaient à la fin des années 1960, il n'en demeure pas moins qu'il y a toujours péril. Nous devons demeurer vigilants, car il existe encore un fossé entre la loi, son intégration et son application.
En plus du colloque, durant cette même semaine, j'ai assisté à l'assemblée générale annuelle de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada ainsi qu'à celle du Quebec Community Groups Networks.
Ce 40e anniversaire a été pour moi l'occasion de fêter nos langues officielles avec la communauté francophone en milieu minoritaire et avec la communauté anglophone du Québec en milieu minoritaire et de constater avec elles les progrès accomplis au cours de ces 40 dernières années.