Déclaration faite le 01 octobre 2009 par le sénateur William Rompkey (retraité)
L'honorable Bill Rompkey :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Elle porte sur les modifications proposées à la Convention de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest, dont la Chambre des communes a été saisie et que le gouvernement peut approuver sans obtenir le consentement du Parlement. Je crois que des discussions ont lieu dans les deux Chambres.
Cette convention et ces modifications pourraient, dans certaines circonstances, permettre à des pays étrangers, y compris l'Union européenne, de contrôler notre zone de pêche commerciale de 200 miles.
Je n'ai pas besoin de rappeler aux sénateurs qu'il s'agit de la même Union européenne qui a participé à l'effondrement des stocks de morue sur la côte Nord-Est. Depuis, de nombreux jeunes Terre- Neuviens travaillent en Alberta ou ailleurs. Il s'agit de la même Union européenne qui a récemment interdit l'importation de tout produit du phoque canadien, décision à laquelle cette enceinte s'est opposée, heureusement pour ceux d'entre nous qui viennent de régions où l'on pratique la chasse au phoque. Il s'agit de la même Union européenne qui veut maintenant s'ingérer dans nos politiques sur l'Arctique, territoire qu'il faut, selon le premier ministre, utiliser ou risquer de le perdre. Le premier ministre a dit qu'il s'agissait sans équivoque d'un territoire canadien souverain.
Par conséquent, cette convention et ces modifications sont extrêmement importantes et j'ignore si le premier ministre en a été informé. Je demande à la ministre de bien vouloir s'en charger. Ce n'est pas urgent. La Norvège est le seul pays à avoir approuvé cette convention jusqu'à maintenant.
Cette question est très complexe et mérite d'être approfondie. Nous devons l'examiner attentivement parce que la convention et les modifications qui lui ont été apportées pourraient avoir de graves répercussions sur nous tous, qui représentons les régions côtières du Canada, d'où que nous venions. À long terme, cette question pourrait avoir de graves répercussions sur tous les gens de la côte Est.
Je demande à madame le ministre de porter cette question à l'attention du premier ministre et de lui demander de prendre le temps d'examiner ce dossier complexe avant que le gouvernement n'approuve la convention et ses modifications.
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