Déclaration faite le 03 mai 2006 par la sénateure Pierrette Ringuette
L'hon. Pierrette Ringuette:
Honorables sénateurs, le
gouvernement a annoncé qu'il investira 900 millions de dollars dans les
immobilisations au titre du transport en commun et hier, il a annoncé qu'il
accordera un crédit d'impôt aux utilisateurs du transport en commun s'élevant à
2 milliards de dollars, crédit qui sera financé par tous les Canadiens, des
régions urbaines comme des régions rurales. Nous parlons de presque 3 milliards
de dollars au cours des prochaines années.
Qu'est-ce que le gouvernement offre
aux Canadiens qui n'ont pas accès au transport en commun? Les Canadiens qui
vivent en ville seront doublement taxés. Qu'offre le gouvernement aux habitants
de Grand Falls, d'Edmundston et de Woodstock,
au Nouveau- Brunswick, qui doivent payer pour leur voiture, pour l'entretien et
les assurances? Qu'advient-il du mantra du gouvernement à propos de la liberté
de choix? Les Canadiens des régions rurales n'ont pas d'autre choix que d'avoir
une voiture, avec toutes les dépenses que cela entraîne, s'ils veulent aller au
travail.
Aucune somme n'est consacrée aux
aéroports régionaux, contrairement à ce que les conservateurs avaient promis
pendant la campagne. Le financement accordé à VIA Rail pour l'entretien de
lignes actuelles a diminué. Nous ne parlons même pas de la construction de nouvelles
voies qui desserviraient des localités qui n'ont pas accès au transport en
commun.
Le gouvernement conservateur
contribue sciemment à l'accroissement de l'énorme gouffre socio-économique qui
sépare les Canadiens ruraux des Canadiens urbains. Il accorde un traitement de
faveur aux Canadiens urbains au détriment des Canadiens ruraux. Il faut que le
gouvernement fédéral accorde aux Canadiens ruraux un crédit d'impôt au titre
des coûts de transport comparable à la mise de fonds dans le transport en commun
dans les régions urbaines et au crédit d'impôt accordé aux utilisateurs de ce
système. Il le faut!