Déclaration faite le 18 novembre 2009 par le sénateur Jerahmiel Grafstein (retraité)
L'honorable Jerahmiel S. Grafstein :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Je veux revenir sur la question que je soulève au Sénat depuis la rentrée de septembre, soit l'absence de lien entre le rétablissement du marché financier — la reprise économique elle-même — et le rétablissement de la situation des chômeurs. On trouve de plus en plus de preuves que cette hypothèse est correcte, qu'il n'y a pas de lien entre ces deux facettes de l'économie et que Toronto est la première à en souffrir. Le National Post du 15 novembre traite de la question, à la page A15, dans un article intitulé « Selon les experts, le manque d'emplois affaiblit la ville. »
Dans cet article, on apprend que la ville souffre d'un manque d'emplois dans tous les secteurs, sauf un. Les seuls secteurs qui se distinguent sont l'automobile et le logement. Cependant, selon les experts, les chiffres concernant le logement sont gonflés artificiellement, en raison du faible taux d'intérêt sur les prêts hypothécaires. Je ne veux pas ergoter là-dessus; voilà au moins un aspect positif.
Cela dit, comme d'autres experts en économie, j'ai l'impression que notre plan de relance ne fonctionne pas, malgré tous nos espoirs. Le Plan d'action économique ne fait pas l'affaire sur le plan de la création d'emplois. Lorsqu'il y a des emplois, ce sont des emplois temporaires ou à temps partiel, et non des emplois à temps plein. C'est maintenant tout à fait évident.
En présumant qu'elle accepte l'hypothèse que le plan de relance ne fonctionne pas, madame le leader du gouvernement au Sénat peut- elle nous dire quel est le plan B, au cas où le plan ne fonctionnerait pas? Nous sommes sur le point de manquer d'argent.
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