Déclaration faite le 01 décembre 2009 par le sénateur Terry Mercer
L'honorable Terry M. Mercer :
Honorables sénateurs, aujourd'hui, nous soulignons la Journée mondiale du sida, qui permet de sensibiliser les gens à la pandémie mondiale du sida causée par la propagation de l'infection au VIH. Cette journée nous donne tous — tant aux individus et aux collectivités qu'aux politiciens — la possibilité de prendre des mesures aujourd'hui et tous les jours en vue de mettre fin à la propagation mondiale de cette maladie dévastatrice.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ 33,4 millions de personnes sont atteintes du VIH-sida. Plus de 62 000 d'entre elles vivent ici au Canada. Plus de 2,7 millions de nouveaux cas d'infection sont signalés chaque année. À l'échelle mondiale, le VIH-sida constitue l'une des principales causes de mortalité parmi les femmes en âge de se reproduire.
Honorables sénateurs, le thème de cette année est « Accès universel et droits de la personne », choisi dans le but de souligner le lien crucial qui existe entre l'accès universel aux méthodes de prévention, de traitement et de soins aux personnes porteuses du VIH et l'appui des droits de la personne dans la lutte contre l'épidémie mondiale du sida. Si nous ne mettons pas fin aux violations des droits de la personne dans le monde entier, beaucoup des populations qui risquent le plus d'être infectées par le VIH-sida continueront d'être privées des services de prévention et de traitement.
Au Canada aussi, nous devons faire tout ce que nous pouvons pour prévenir la propagation de cette maladie et traiter correctement ceux qui en sont atteints. Le traitement comprend l'accès à des programmes de réduction des méfaits, comme des centres d'injection supervisés et des programmes d'échange de seringues, dont l'efficacité est attestée par de plus en plus de preuves scientifiques. Nous devons aussi veiller à ce que les services de santé et les traitements soient accessibles à tous les Canadiens, notamment par l'entremise des centres de santé sexuelle.
Honorables sénateurs, nous ne pouvons laisser nos idéologies l'emporter sur la santé et la sécurité publiques. Nous devons faire tout en notre pouvoir pour réduire la propagation de toutes les maladies transmissibles, dont le VIH-sida. Nous devons ouvrir la voie, ici et dans le monde entier.