Déclaration faite le 01 décembre 2009 par la sénatrice Joan Fraser
L'honorable Joan Fraser :
Honorables sénateurs, ce ne sont pas seulement les victimes du carnage de Marc Lépine à l'École polytechnique de Montréal que nous pleurons cette semaine. Depuis ce jour-là, à Montréal, il y a eu d'autres carnages. En 1992, Valery Fabrikant a tué par balle quatre collègues à l'Université Concordia. Kimveer Gill s'est livré à une terrible fusillade au Collège Dawson en 1996, où, Dieu soit loué, une seule personne a perdu la vie, bien que 19 autres aient été blessées.
Madame le leader peut comprendre la consternation des Montréalais et de tous les Québécois lorsqu'ils ont appris que le gouvernement Harper incitait ses députés à voter en faveur de l'abolition du registre des armes d'épaule.
Le chef de la police de Montréal, Yvan Delorme, a signalé que l'existence de ce registre avait permis à la police d'éviter une autre fusillade. La ministre de la Condition féminine du Québec a dit que, si le registre des armes d'épaule était aboli, la police du Québec et les victimes de la violence au foyer seraient exposées à des risques inutiles.
Le 4 novembre 2009, l'Assemblée nationale a, pour une troisième fois, voté à l'unanimité en faveur du maintien intégral du registre des armes à feu, y compris l'enregistrement des armes de chasse. Le ministre québécois de la Sécurité publique, M. Jacques Dupuis, compte se rendre à Ottawa, avec une délégation québécoise non partisane, pour exprimer son opposition à ce projet de loi.
Que répond le gouvernement aux Québécois qui ont vu quel prix terrible il fallait payer parce nous perdions le contrôle des armes à feu dans notre société?
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