Déclaration faite le 03 décembre 2009 par la sénateur Elizabeth Hubley
L'honorable Elizabeth Hubley :
Honorables sénateurs, le 3 décembre 2008, de nombreux pays se sont réunis à Oslo, en Norvège, pour la signature officielle de la Convention des Nations Unies sur les armes à sous-munitions. Cette convention, qui est le résultat de 18 mois de travail par les groupes de la société civile et les États participants, interdit l'emploi, le transfert et la production d'armes à sous-munitions, exige la destruction des stocks et exige que des ressources suffisantes soient offertes pour aider les survivants et nettoyer les régions contaminées.
Les armes à sous-munitions, comme les mines antipersonnel, sont particulièrement cruelles, inhumaines et aveugles. Elles sont conçues pour infliger le maximum de dommages sur une vase étendue en se dispersant en un grand nombre de sous-bombes. Ces sous-bombes ne sont pas dirigées et peuvent souvent se disperser sur un kilomètre carré ou plus. Elles tuent et blessent les civils en beaucoup plus grand nombre que les explosifs conventionnels.
En plus de la dévastation immédiate qu'elles causent au moment de l'impact, les armes à sous-munitions laissent derrière elles une menace permanente pour la population locale, sous la forme de composantes non explosées.
Bien que 103 États aient maintenant signé la convention, en vertu du droit international, 30 États doivent la ratifier avant qu'elle puisse entrer en vigueur. Seulement 26 l'ont fait jusqu'à maintenant et le Canada n'en fait pas partie.
En cette journée du premier anniversaire de la signature de cet important traité, j'espère que le Canada continuera de jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale pour éliminer ces armes mortelles laissées par les conflits armés dans bon nombre de pays du monde, en ratifiant très bientôt la convention.