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James Cowan

L Le sénateur James Cowan a considérablement influencé l'éducation et la communauté juridique en Nouvelle-Écosse. Il a été nommé au Sénat le Mars 24, 2005 par le Très honorable Paul Martin.

Discours et débats

Motion tendant à faire de la question de la santé maternelle et infantile une priorité aux réunions que tiendra le G8/G20 au printemps 2010

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Déclaration faite le 03 décembre 2009 par la sénatrice Sharon Carstairs (retraitée)

L'honorable Sharon Carstairs :

Honorables sénateurs, ce matin, des parlementaires de tous les partis se sont réunis pour rencontrer les représentants du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant et discuter de cette importante question qu'est la santé maternelle et infantile. Le sénateur Keon, le sénateur Pépin, le sénateur Fraser et moi étions présents, et peut-être d'autres également que je n'ai pas remarqués dans l'assistance. Cette question est l'une des nombreuses que nous avons à traiter au Sous-comité sur la santé des populations du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, sous-comité qui est efficacement présidé par le sénateur Keon.

Honorables sénateurs, les pays du G8 et du G20 se rencontreront au Canada le printemps prochain. Ces rencontres donnent au gouvernement la chance de discuter des enjeux importants dont dépendent la santé des mères et des enfants. C'est une question importante pour tous les pays, mais davantage encore pour les économies émergentes et les pays du tiers monde.

Je crois qu'il faut mettre ces concepts en perspective. Chaque année, des millions de mères et d'enfants meurent par manque de soins adéquats ou parce qu'ils n'ont pas accès à des professionnels de la santé. Les femmes meurent en couches ou durant leur grossesse. Honorables sénateurs, nous ne parlons pas d'un ou deux enfants, même si la mort d'un enfant est toujours tragique. Nous ne parlons même pas de centaines d'enfants, mais bien de millions d'enfants.

Chaque année, plus d'un demi-million de femmes meurent durant leur grossesse ou pendant l'accouchement, près de 10 millions d'enfants meurent avant d'atteindre l'âge de cinq ans et presque 40 p. 100 de ces enfants vivent moins d'un mois. Les recherches récentes révèlent qu'au moins les deux tiers de ces décès peuvent être prévenus au moyen d'interventions éprouvées et économiques, qui devraient être accessibles à toutes les femmes et tous les enfants. En élargissant l'accès à ces interventions et en intégrant les efforts liés à la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant, il serait possible de prévenir quelque 6 millions de décès chaque année. Compte tenu de la taille de ce défi, aucun pays, aucune organisation ou agence ne peut l'affronter sans aide. C'est la raison pour laquelle les réunions du G8/G20 peuvent définir de nouvelles orientations.

Le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant, ou PSMNE, est une association mondiale pour la santé lancée en septembre 2005 afin d'accélérer les efforts visant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement nos 4 et 5. L'OMD 4 est axé sur la réduction de la mortalité infantile tandis que l'OMD 5 vise à améliorer la santé maternelle. Ce partenariat découle de la fusion de trois autres : le partenariat pour une maternité sans risque et la santé du nouveau-né, le partenariat pour la survie de l'enfant et le partenariat pour la santé du nouveau-né. Le PSMNE a pour but d'intensifier et d'harmoniser les mesures nationales, régionales et mondiales d'amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant.

Le partenariat regroupe les communautés de la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant, encourageant des approches uniformes et efficaces qui promettent de meilleurs résultats que par le passé. Le PSMNE se compose de quelque 260 membres représentant les pays partenaires, les Nations Unies et d'autres organisations multilatérales, des ONG, des professionnels de la santé, des donateurs bilatéraux, des fondations, des universités et des organismes de recherche.

Comme il ne reste que six ans jusqu'avant 2015, date cible de réalisation des OMD, il est évident qu'il faudra une énorme multiplication des efforts au chapitre de la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant. Sur les 68 pays ciblés par ces objectifs, 15 sont en bonne voie de les atteindre, mais 25 n'ont pas avancé du tout. Tout en reconnaissant le travail accompli par certains partenaires et pays de différentes régions, la communauté du partenariat cherche à concentrer ses efforts sur les grands objectifs suivants pour la période 2009-2011 : premièrement, former un consensus sur les interventions éprouvées d'un bon rapport avantages-coût et sur les moyens de les mettre en œuvre grâce à l'harmonisation; deuxièmement, contribuer à la collecte de 30 milliards de dollars américains pour 2009-2015 afin d'améliorer la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant grâce à des mesures de sensibilisation; troisièmement, suivre les engagements des partenaires et mesurer les progrès réalisés afin de rendre compte du travail accompli.

Pour mieux appuyer l'action mondiale en faveur des OMD 4 et 5 et pour rationaliser les contributions des nombreux membres, le partenariat a défini six domaines d'action prioritaires sur lesquels le groupe et ses membres concentreront leur attention pour la période de 2009-2011. Ces domaines sont les suivants : système de gestion des connaissances sur la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant; ensemble d'interventions de base pour la SMNE; produits essentiels pour la SMNE, renforcement des ressources humaines consacrées à la SMNE; intensification des appels à un financement accru et meilleur positionnement de la SMNE dans le programme de développement; et, enfin, suivi des progrès.

La mortalité infantile était en baisse au cours de la dernière décennie. Toutefois, la mortalité tant néonatale que maternelle est restée essentiellement la même. La mortalité néonatale représente

environ 40 p. 100 du nombre estimatif de 9,7 millions de décès d'enfants de moins de cinq ans et près de 60 p. 100 des nourrissons de moins d'un an. Ces statistiques signifient qu'un enfant est à peu près 500 fois plus susceptible de mourir dans la première journée de sa vie que dans la trentième. En chiffres absolus, les décès de nouveau-nés sont les plus nombreux en Asie du Sud, l'Inde représentant à elle seule un quart du total mondial. Toutefois, c'est en Afrique subsaharienne qu'on trouve les taux nationaux les plus élevés de mortalité néonatale.

La santé de la mère constitue le facteur commun qui influence ces décès. Chaque année, plus de 500 000 femmes meurent en couches ou de complications durant la grossesse. Les bébés dont la mère est morte en couches ont plus de risques de mourir dans leur première année que ceux dont la mère a survécu. Dans le monde en développement, 99 p. 100 de la mortalité maternelle et infantile survient aux endroits où plus de 50 p. 100 des femmes accouchent sans l'aide de professionnels de la santé. Cette statistique est fort éloquente et témoigne des inégalités d'accès à des soins de qualité.

Des cas directs d'hémorragie, d'infection et d'hypertension en cours de grossesse ainsi que des complications découlant d'avortements effectués dans des conditions insalubres expliquent 80 p. 100 de la mortalité maternelle. Pour chaque femme qui meurt de complications liées à la naissance, près de 30 souffrent de blessures, d'infections et de handicaps qui ne sont ordinairement pas traités et qui peuvent entraîner des souffrances permanentes ainsi que l'exclusion sociale et économique. La plupart de ces complications sont prévisibles et évitables.

Toutes les femmes enceintes courent des risques et peuvent avoir des complications à n'importe quel stade de la grossesse, de l'accouchement et de la période qui suit. Toutefois, les femmes et les familles peuvent apprendre comment éviter les grossesses non planifiées et, une fois enceintes, les femmes peuvent être sensibilisées à l'importance des soins prénataux, apprendre à reconnaître les signes de danger, se préparer en vue d'interventions d'urgence et choisir un mode d'accouchement sûr. En cas de problèmes, si l'intervention est nécessaire, les complications peuvent être traitées dans des établissements de santé disposant de fournitures et de médicaments adéquats ainsi que d'un personnel qualifié.

Améliorer la santé et la nutrition des futures mères et dispenser de bons services de santé reproductive sont des moyens essentiels de s'attaquer aux causes sous-jacentes de la mortalité infantile.

Comme près de 50 p. 100 de l'ensemble des décès de nouveau-nés se produisent dans les 24 heures et près de 75 p. 100 dans la semaine suivant l'accouchement, les stratégies doivent être centrées sur un continuum de soins. Cette approche comprend l'amélioration de l'accès aux soins prénataux durant la grossesse, l'amélioration de la gestion de l'accouchement normal par des préposés qualifiés, l'accès à des soins obstétriques et néonataux d'urgence au besoin et l'accès en temps opportun à des soins postnataux pour la mère et son nouveau-né. À part le renforcement des liens entre les différents niveaux de soins dans les établissements de santé, le continuum de soins exige de consolider les liens entre la collectivité et les établissements.

Il est faux de supposer que les unités coûteuses de soins néonataux des hôpitaux constituent le seul moyen de traiter des nouveau-nés malades. Il est établi qu'une importante proportion de la mortalité et de la morbidité infantiles peut être réduite grâce à des interventions simples et peu coûteuses au stade de l'accouchement et dans les jours et les semaines de vulnérabilité qui suivent, tant à la maison qu'en établissement. Ces interventions essentielles comprennent ce qui suit : sécher le nouveau-né, le garder au chaud, commencer l'allaitement le plus tôt possible après l'accouchement et inciter la mère à nourrir exclusivement son enfant, donner des soins particuliers aux bébés dont le poids à la naissance est trop faible et diagnostiquer et traiter les problèmes néonataux tels que l'asphyxie et la sepsie.

La majorité des interventions essentielles consistent en des soins à domicile que les familles peuvent donner elles-mêmes. Les familles peuvent également recourir à une travailleuse de santé communautaire, qui peut être présente à l'accouchement pour s'occuper du nouveau-né et faire une visite après 24 heures et une ou deux autres pendant la première semaine. Comme plus de la moitié des décès de nouveau-nés se produisent à la maison, l'objectif à long terme consistant à former un nombre suffisant de préposées qualifiées pouvant être présentes à tous les accouchements ne se concrétisera pas dans beaucoup de pays pendant des années encore. Les experts estiment que la fourniture de ces interventions essentielles à un niveau de plus de 90 p. 100 dans la collectivité et les établissements de santé peut réduire de 70 p. 100 le taux de mortalité néonatale.

Honorables sénateurs, le Canada peut assumer un rôle de premier plan aux réunions du G8/G20. Le développement économique dépend de la santé de la mère et de l'enfant. On estime que 15 milliards de dollars sont perdus chaque année à cause des problèmes de santé de la mère et de l'enfant. C'est la disparité en santé la plus importante du monde. Ainsi, en Afghanistan, une femme sur huit meurt en couches. Au Canada, c'est une femme sur 11 000.

J'ai moi-même eu des complications au cours de ma seconde grossesse, ce qui m'a imposé de passer six mois au lit et les six dernières semaines avant l'accouchement à l'hôpital. Parce que je vivais au Canada, mon enfant et moi avons survécu. Des millions de mères et d'enfants n'ont pas autant de chance. Le Canada peut être un chef de file. J'exhorte les honorables sénateurs à appuyer cette motion pour encourager notre gouvernement à assumer un rôle de leadership aux réunions du G8/G20.


Déclarations récentes des sénateurs libéraux

Projet de loi sur le contrôle par les premières nations de leurs systèmes d'éducation

10 avr., 2014 | Par la sénatrice Lillian Eva Dyck | Honorables sénateurs, j'aimerais faire quelques observations au sujet de cette motion. Je l'appuie sans réserve. L'adoption d'une loi sur l'éducation des Premières Nations est très importante pour le bien-être des Premières Nations des quatre coins du Canada, et surtout pour les jeunes Autochtones.

L'écart entre les riches et les pauvres

10 avr., 2014 | Par le sénateur Céline Hervieux-Payette | Qu'entend faire le gouvernement pour tirer les enseignements de la crise financière, réduire les inégalités de la richesse et s'inspirer d'autres juridictions qui ont commencé à mettre la pédale douce sur des rémunérations qui n'ont rien à voir avec la productivité des gens qui reçoivent le salaire moyen d'un Canadien en une demi-journée?

La transmission télévisée des travaux du Sénat

10 avr., 2014 | Par le sénateur Grant Mitchell | Quelle est l'opinion du leader à ce sujet?

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur Art Eggleton | Cette recommandation a reçu l'appui unanime du Sénat; j'en déduis donc, sénateur, que vous serez tout à fait disposé à la faire valoir auprès du gouvernement.

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur James Cowan | Ma question est donc la suivante : le gouvernement fera-t-il du programme national d'assurance-médicaments une priorité?
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