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Larry Campbell

L L'un des plus célèbres citoyens de Vancouver, le sénateur Larry W. Campbell a servi comme maire de 2002-2005 après une brillante carrière principalement dans l'application de la loi et comme coroner en chef de la Colombie-Britannique. Depuis le 2 août 2005, il a représenté la Colombie-Britannique au Sénat.

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L'honorable Lorna Milne - Hommages

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Déclaration faite le 10 décembre 2009 par le sénateur James Cowan, la sénatrice Joan Fraser, la sénatrice Sharon Carstairs (retraitée), la sénatrice Vivienne Poy (retraitée), le sénateur Serge Joyal, la sénatrice Catherine Callbeck, la sénatrice Mobina Jaffer, le sénateur David Smith, la sénatrice Elizabeth Hubley, le sénateur Céline Hervieux-Payette et le sénateur Grant Mitchell

L'honorable James S. Cowan (leader de l'opposition) :

Honorables sénateurs, nous disons au revoir à beaucoup trop d'excellents collègues par les temps qui courent. Je prends aujourd'hui la parole pour rendre hommage au sénateur Lorna Milne, qui prendra sa retraite du Sénat en fin de semaine. Madame le sénateur Milne siège au Sénat depuis plus de 14 ans. Elle a été nommée au Sénat le 21 septembre 1995 sur les conseils du premier ministre Chrétien. Elle a fait profiter le Sénat de sa vaste expérience accumulée au sein d'organismes tels la Société canadienne du cancer; la Fondation des maladies du cœur; l'Association pour déficients mentaux; Rapport House, un centre d'accueil pour jeunes aux prises avec des problèmes de drogue; l'Université de Guelph; l'Association des femmes diplômées des universités, le YMCA et le YWCA.

Depuis son arrivée au Sénat, elle a siégé à bon nombre de comités permanents — le Comité de l'énergie, le Comité de l'agriculture, le Comité des affaires étrangères, le Comité des affaires sociales, le Comité des transports, le Comité des pêches, le Comité des finances et d'autres encore. Toutefois, les deux comités auxquels elle a été le plus associée sont le Comité du Règlement et celui des affaires juridiques et constitutionnelles, qu'elle a tous les deux présidés, en dirigeant les activités dans le cadre d'un grand nombre d'études importantes.

Je pense entre autres à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, dont on a parlé le mois dernier dans le cadre d'une étude internationale comme étant un exemple à suivre, et à bon nombre d'autres mesures législatives importantes qui ont été étudiées et parfois modifiées par le Comité des affaires juridiques et constitutionnelles sous sa gouverne. C'est un bilan dont elle peut être fière.

En plus de l'excellent travail qu'elle a réalisé dans les divers comités, le sénateur Milne a mis de l'avant bon nombre d'autres causes qu'elle a défendues au Sénat et, discrètement, en coulisses. Je me contenterai d'en mentionner deux. Tout d'abord, elle a mené une campagne et finalement remporté une lutte qui a duré sept ans pour préserver l'accès aux documents historiques de recensement. Notre histoire joue tellement sur ce que nous sommes aujourd'hui et ce que nous espérons devenir demain. Le sénateur Milne a ainsi contribué à faire en sorte que les Canadiens pourront continuer de consulter ces documents historiques pendant longtemps encore.

La deuxième cause dont je veux vous parler aujourd'hui est le travail acharné qu'elle a accompli pour légaliser, et ensuite appuyer, le secteur du chanvre industriel au Canada. Elle est intervenue ici, au Sénat, il y a quelques semaines à peine, pour parler des défis auxquels elle a fait face et des progrès qui ont été réalisés dans ce secteur depuis la légalisation de la culture du chanvre. Je connais bon nombre d'agriculteurs, de chercheurs et d'autres intéressés qui lui sont très reconnaissants.

Le sénateur Milne a également participé activement aux travaux d'un grand nombre d'associations parlementaires importantes. Il y a peu de temps, elle a occupé le poste de vice-présidente de l'Association parlementaire Canada-Europe et a dirigé la délégation parlementaire à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, à Strasbourg.

Je ne puis conclure ces commentaires sans la remercier du travail qu'elle a accompli en tant que vice-présidente du caucus libéral du Sénat et de vice-présidente du caucus libéral national.

Lorna, vous nous manquerez beaucoup. Je sais que vous serez heureuse de passer plus de temps avec Ross, vos enfants et vos nombreux petits-enfants, mais nous nous ennuierons de votre volonté tenace d'obtenir des réponses du gouvernement. Personnellement, vous me manquerez à la fois comme collègue et comme amie. Nous vous transmettons nos meilleurs vœux, maintenant que vous entreprenez une nouvelle étape de votre vie.


L'honorable Joan Fraser :

Madame le sénateur Lorna Milne est, entre autres, une historienne, et les historiens sont, entre autres, des collectionneurs et des gardiens de souvenirs. Les souvenirs sont les empreintes que nos actes, grands et petits, laissent sur ceux que nous côtoyons. Ils sont aussi variés que les vies que nous vivons. À l'approche du passage du sénateur Milne à la prochaine étape de sa vie, j'ai réfléchi aux souvenirs qu'elle allait nous laisser. Premièrement, parmi les personnes qui se souviendront d'elle, comme le sénateur Cowan l'a dit, il y a les cultivateurs de chanvre, qui lui doivent leur gagne-pain. Les généalogistes de partout au pays connaissent Lorna Milne et lui rendent

hommage en tant que femme qui vaut son pesant d'or pour ses travaux à Statistique Canada. Elle est elle-même généalogiste. Vous lui demanderez un jour pourquoi elle a donné « Wesley » comme second prénom à un de ses fils.

J'ai bien peur que Statistique Canada ne se souvienne d'elle pour les mêmes raisons, mais avec moins de tendresse. L'ancien statisticien en chef a appris à ses dépens qu'on ne part pas en guerre contre Lorna Milne sans munitions.

Les défenseurs des droits des animaux en Europe se souviendront que Lorna Milne a tenu le fort pendant des années pour défendre les chasseurs de phoque du Canada. Eux non plus ne gardent pas nécessairement un bon souvenir d'elle, mais nous, nous la remercions d'avoir livré ce combat.

En Arabie saoudite, les gens de la cour se souviendront d'elle, car je crois comprendre qu'elle a été la première femme à rencontrer Sa Majesté le roi d'Arabie saoudite la tête découverte. Je crois qu'elle lui a même serré la main. Ce geste sans précédent a fait la première page des journaux. Il y a donc peut-être des femmes de ce pays qui se souviennent d'elle avec gratitude.

Certains membres de l'aile ontarienne du Nouveau Parti démocratique se souviennent sans doute d'elle avec une certaine tristesse, car la petite Lorna Dennison a grandi dans le giron du NPD. Son père, William Dennison, ancien maire de Toronto, a aussi été, comme sa mère, je crois, un pilier du NPD. Lorna a appris dans son enfance à diriger une campagne politique, jusqu'à ce qu'un jour, Ross Milne ne la séduise et ne l'entraîne du côté du Parti libéral.

Une voix : Bon travail, Ross.

Le sénateur Fraser : Elle est devenue une libérale, et — le sénateur LeBreton sera sûrement d'accord avec moi — ce serait même un euphémisme de dire que c'elle est une libérale passionnée. Nous, les libéraux avons pu bénéficier de ses talents depuis ce temps.

Les sénateurs se souviendront de sa participation aux comités à titre de présidente et de membre. Ils se souviendront de sa ténacité, de sa loyauté de son intégrité absolue.

Ils se souviendront également de la bonne amie qu'elle est, une vraie amie, affable, généreuse, qui sait offrir son soutien et son caractère bon vivant, parfois, le temps de quelques verres. Par- dessus tout, je me souviendrai de son rire. Même lors des mauvaises journées, Lorna sait trouver le côté humoristique des choses. Je garderai surtout en mémoire ses éclats de rire résonnant dans l'édifice de l'Est.

Lorna, je souhaite que l'écho de vos rires vous suive partout où vous allez.


L'honorable Sharon Carstairs :

Honorables collègues, c'est toujours difficile de prendre la parole en cet endroit pour dire adieu à une bonne amie, mais le temps est venu de saluer madame le sénateur Lorna Milne.

Lorsque je repense à ce qu'elle a accompli, il y a une anecdote à laquelle j'associerai toujours affectueusement Lorna Milne. C'est une histoire qui a eu lieu à un autre endroit. À l'époque, la majorité des étudiantes qui entraient à l'Université de Guelph allaient à l'Institut Macdonald. Lorna, elle, a obtenu son diplôme en agriculture.

L'Institut Macdonald était un endroit particulier. Les étudiantes y obtenaient une formation solide, c'est vrai, mais elles prenaient aussi des cours de couture et de cuisine. Lorna était grande et elle avait de la difficulté à trouver des vêtements à sa taille, si bien que sa mère lui a enseigné la couture. Elle savait donc coudre. Un jour, on a organisé un concours de couture à l'Université de Guelph. Il était entendu que seules les étudiantes de l'Institut Macdonald pouvaient participer à ce concours. Or, vous l'aurez deviné, Lorna Milne s'est présentée au concours et, comme de raison, elle a remporté la palme.

La doyenne de l'Institut Macdonald n'était guère impressionnée de cela. Elle ne pouvait pas nier l'habileté de Lorna, mais elle voulait savoir pourquoi Lorna tenait à participer au concours. Elle voulait aussi savoir comment il se faisait que Lorna était aussi habile en couture. À sa question, Lorna a répondu : « Eh bien, je sais lire. » La doyenne n'a pas trouvé cela drôle du tout.

Cette histoire décrit bien Lorna Milne. Comme l'a dit Nellie McLung, « Fais ce que tu as à faire et laisse les autres rugir ». C'est ce que Lorna a fait. Toute sa vie, elle a brillamment fait ce qu'elle avait à faire. Elle a réussi en tant que mère et épouse, en tant que politicienne, en tant que militante communautaire et en tant qu'amie. Lorna Milne s'engage totalement dans tout ce qu'elle entreprend et elle réussit de façon remarquable.

L'amitié de Lorna m'est très précieuse et j'espère qu'elle résistera au temps. Notre amitié vaut plus que de l'or, elle est cousue de diamants.

Merci, Lorna, d'être ce que vous êtes.


L'honorable Vivienne Poy :

Lorna, je me souviendrai toujours de votre sourire accueillant lorsque je suis arrivée au Sénat en 1998. À l'époque, nous étions assises de l'autre côté et nous étions toutes les deux placées près de l'entrée. Je devais avoir l'air bien fatiguée le jour où vous m'avez invitée à aller prendre un thé en votre compagnie. Jusqu'à ce moment-là, je ne savais pas qu'il était possible de prendre le thé dans la salle de lecture.

Comme je n'avais pas d'antécédents politiques, j'ai regardé Lorna évoluer et j'ai appris que la patience, la passion et la persistance sont les qualités les plus importantes pour assurer la réussite d'un sénateur.

Comme je l'ai mentionné plus tôt, Lorna est une adepte de la recherche généalogique et elle a été présidente honoraire de

l'Ontario Genealogical Society. En 1998, elle s'est donné pour mission de rendre publiques les données de recensement recueillies après 1901, pour faciliter la recherche généalogique dans l'ensemble du Canada. Je me souviens non seulement de ses discours, mais également des innombrables pétitions qu'elle a présentées au Sénat à cet égard.

Sept ans plus tard, soit en 2005, son initiative a été couronnée de succès puisque le projet de loi S-18 a permis que les registres de recensements soient rendus publics. Comme elle l'explique dans son ouvrage intitulé Deeply Rooted : The story of one Senator's battle, Lorna a eu raison de la résistance bureaucratique et elle a réussi à persuader le ministre de présenter un projet de loi d'initiative ministérielle. Les adeptes de la généalogie ont finalement eu accès aux registres dont ils avaient besoin. Le projet de loi S-18 permet la divulgation des données de recensement de 1911 à 2001, après 92 ans, et il exige le consentement des participants pour la divulgation des données des recensements subséquents.

Au printemps dernier, j'ai eu l'honneur d'être invitée à remplacer mon estimée collègue au poste de présidente honoraire de l'Ontario Genealogical Society.

Lorna, nous avons toujours été assises à proximité l'une de l'autre jusqu'à tout récemment. Nous pouvons toujours compter sur vous pour raconter une blague et, de temps à autre, nous regardons également les photos des magnifiques petits-enfants que vous partagez avec Ross.

J'ai appris que, à la fin de la semaine, toute la famille Milne prendra le train d'Ottawa pour que les petits-enfants puissent faire leur premier voyage en train. Voilà bien une idée digne d'une grand- mère attentive.

Lorna, j'envisage avec enthousiasme la perspective de collaborer avec vous dans le cadre de projets futurs. Vous ne serez dorénavant plus une collègue, mais vous serez toujours une amie. Pour beaucoup de sénateurs, vous laisserez un grand vide dans cette enceinte, en particulier pendant la période des questions.


L'honorable Serge Joyal :

Honorables sénateurs, à l'occasion du départ à la retraite de madame le sénateur Lorna Milne, c'est avec gratitude que je vais rappeler ses nombreuses contributions au cours des 14 années pendant lesquelles elle a siégé au Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles. Elle a travaillé au sein du comité de façon presque continue. Elle a occupé le fauteuil de présidente pendant une bonne partie de ses années de service.

Le Comité sénatorial des affaires juridiques et constitutionnelles attire généralement les sénateurs de formation juridique, compte tenu de son mandat, en l'occurrence l'étude des questions juridiques et constitutionnelles, et du fait qu'il lui revient d'examiner 80 p. 100 des projets de loi présentés par le gouvernement.

Cependant, le comité n'est pas composé uniquement de juristes ou de membres de la communauté juridique. Certains, comme le sénateur Milne, qui ont conservé un intérêt profond pour les questions diverses et complexes qui sont examinées et débattues au comité, doivent développer la capacité de comprendre le jargon juridique et décoder les concepts juridiques spécialisés qui caractérise l'étude des projets de loi juridiques et constitutionnels.

Par exemple, il faut être en mesure de comprendre les ramifications de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Constitution canadienne, deux textes datant de 1867, telles qu'interprétées par les tribunaux dans le cadre de nombreuses décisions, de même que la Loi constitutionnelle de 1982, les principes et la riche jurisprudence qui sont le fondement de la common law et même, jusqu'à un certain point, les principes du Code civil du Québec et, bien entendu, l'immense corpus du droit législatif.

Dans cette tâche, madame le sénateur Milne a montré qu'elle avait un esprit assidu grâce auquel elle a développé une capacité remarquable de faire face à tous les défis et à contribuer aux travaux d'une façon très appréciée par la plupart des membres du comité. Pendant les longues séances du comité, de plus en plus longues avec les années, madame le sénateur Milne s'est toujours fait l'écho des préoccupations de ceux qui, trop souvent, portent le poids de l'administration de la justice. Elle a dénoncé les conditions de la population carcérale d'origine autochtone, défendu le sort de ceux qui doivent avoir recours à l'aide juridique pour faire entendre leurs plaintes et fait valoir les conditions particulières de femmes faisant face au système juridique, en étant que victimes, accusées ou détenues.

Elle a fait entendre le point de vue humain qui ne doit jamais être perdu de vue si on veut que la justice se montre à la hauteur de son défi.

Le sénateur Milne a exprimé de façon très pertinente la nécessité que les sénateurs exercent de plus longs mandats, tant pour acquérir la compréhension voulue des procédures et des arcanes des règles parlementaires que pour être en mesure d'exercer un bon jugement et de donner des avis et des consentements qui vont bien au-delà des notes préparées par des ministères ou des agences gouvernementales.

Fidèle au travail du Comité des affaires juridiques, Lorna Milne a parlé en faveur d'une mémoire institutionnelle permettant d'assurer le niveau de qualité et la hauteur de vues qu'exige le travail du Sénat. C'est avec une gratitude non feinte que je souhaite tout le bonheur possible au sénateur Milne et que je la remercie au moment où elle prend une retraite bien méritée.


L'honorable Catherine S. Callbeck :

Honorables sénateurs, je puis affirmer en toute honnêteté que mon amie et collègue, Lorna Milne, est un des sénateurs les plus durs à l'ouvrage que je connaisse. Épouse, mère, auteur, militante communautaire, éducatrice, femme d'affaires, généalogiste, organisatrice politique, ses intérêts sont variés et sa passion pour son travail est remarquable.

Pour ce qui est de la politique, cela ne pouvait qu'être une vocation pour elle. Elle est la fille de l'ancien maire de Toronto, William Dennison, et on m'a dit qu'elle était née pendant une des campagnes électorales de son père. Pas étonnant qu'elle se soit engagée en politique.

Lorna Milne a beaucoup fait pendant ses 14 années au Sénat. D'autres sénateurs ont parlé de ses grandes réalisations. La plus notable est son combat pour assurer l'accès aux dossiers du recensement à des fins de recherche, ce qui a conduit à l'adoption du projet de loi S-18 après sept longues années de bataille. Le projet de loi a été adopté en juin 2005, après avoir été présenté à trois reprises. Le succès de ce projet de loi a assurément été célébré dans ma province, l'Île-du-Prince-Édouard. Nous avons beaucoup de généalogistes dans l'île, et l'accès aux données du recensement est très important pour eux.

Comme nous le savons tous, le sénateur Milne a été une participante assidue à la période des questions et elle a rarement raté la possibilité d'interroger le gouvernement au sujet des dossiers qui comptent beaucoup pour elle.

Je ne doute pas un seul instant, Lorna, qu'au cours des prochaines années, vous continuerez de travailler à ces dossiers qui sont si importants pour vous. Il ne fait aucun doute que vous nous manquerez. Travailler avec vous a été un enchantement. Je vous

souhaite, à vous et à Ross, ainsi qu'aux membres de votre famille qui sont à la tribune, tout le bonheur possible.


L'honorable Mobina S. B. Jaffer :

Honorables sénateurs, je m'unis aujourd'hui à mes collègues pour rendre hommage à une fonctionnaire dévouée et travaillante, à une femme qui a accompli des choses remarquables et à une bonne amie, l'honorable Lorna Milne, dont c'est aujourd'hui la dernière journée au Sénat.

Lorsque, dans sa jeunesse, Lorna Milne s'est mise à développer un sain intérêt pour l'agriculture et les sciences, elle a pu comprendre la complexité de la terre où elle vivait. Lorsqu'elle s'est trouvée parmi les quatre seules femmes diplômées du Collège d'agriculture de l'Ontario, elle a pu dire qu'elle avait compris les difficultés éprouvées par les femmes de partout dans le monde. Lorsqu'elle a été nommée au Sénat, elle a pu comprendre davantage les difficultés vécues par les Canadiens.

Ceux qui ont pris la parole avant moi ont déjà dit ce que j'aurais aimé dire à propos de Lorna. Je me joins à eux dans l'hommage que nous lui rendons.

Aujourd'hui, j'aimerais dire un mot aux petites-filles du sénateur Milne, Maddie, Seline et Deniz, ainsi qu'à son petit-fils, Lachlan. Votre grand-mère a été nommée au Sénat en raison de tout ce qu'elle avait fait pour servir les Canadiens. Lorsqu'elle est arrivée au Sénat, elle n'a ménagé aucun effort pour changer la vie des Canadiens. Votre grand-mère va continuer de servir les Canadiens et de changer leur vie.

À l'heure où votre grand-mère quitte le Sénat et pourra se consacrer davantage à vous, je vous demande d'essayer d'apprendre le plus possible à ses côtés, pour pouvoir suivre son exemple, c'est-à- dire servir les Canadiens et changer leur vie. Je vous le dis parce que je connais votre grand-mère Lorna depuis longtemps. Elle m'a enseigné comment mieux servir le Canada. J'ai appris d'elle comment changer la vie des Canadiens, mais surtout, j'ai appris que votre grand-mère n'est pas du genre à être votre amie seulement quand tout va bien. Elle est tout le temps votre amie, y compris lorsque les choses vont moins bien pour vous. Votre grand-mère est une grande Canadienne. Je vous remercie de nous l'avoir prêtée.

Lorna, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait et pour tout ce que vous allez continuer de faire. Je vous fais mes meilleurs vœux pour le prochain chapitre de votre vie. Les questions que vous posiez vont beaucoup manquer au leader du gouvernement. Vous allez nous manquer, à nous tous. Vous nous rappeliez toujours notre devoir. Mais, par-dessus tout, mon amie, vous allez me manquer à moi.


L'honorable David P. Smith :

Je souhaite maintenant rendre hommage à madame le sénateur Lorna Milne, pour laquelle nous éprouvons tous le plus grand respect. Sincèrement, elle va nous manquer.

Bien que madame le sénateur soit née à Toronto et que, comme vous l'avez entendu, son père ait été maire de cette ville, elle n'était pas vraiment une fille de la ville. Son père était originaire de la vallée de l'Outaouais et elle est aussi une fille de cette région. Elle connait les municipalités de Rankin, Eganville, Cobden, lac Mink, lac Doré, Westmeath, rivière Snake, Micksburg, Douglas et même Pembroke. Je n'oublierai jamais le jour où elle m'a approché pour me dire qu'elle savait où mon arrière grand-père, Robert Smith, est enterré. « J'ai vu sa tombe. Saviez-vous que son surnom, c'était injunction Bob? » Il avait la réputation d'avoir une prédilection pour les litiges.

Mon père, Campbell Bannerman Smith, est né à Douglas, a grandi à Eganville, est allé à l'école secondaire de Renfrew et s'est ensuite engagé comme soldat pendant la Première Guerre mondiale. Bien que, moi aussi, je sois né à Toronto, je suis retourné dans ces endroits tout au long de ma vie. Mes racines, dans ces localités, restent profondes.

Madame le sénateur Milne n'est donc pas seulement une fille de la ville. Elle est à la fois de la ville et de la campagne. Elle a su montrer un intérêt et une expertise authentiques dans des dossiers qui concernent les régions rurales et l'agriculture. C'est dire qu'il y a d'autres Torontois qui ont des connaissances dans ces domaines, mais il n'y en a pas beaucoup.

Plus tôt, j'ai parlé du père de Lorna, William Dennison. C'était un garçon de la vallée l'Outaouais et un gentleman. Je ne l'ai pas bien connu, mais je sais qu'il était honnête, respecté et intègre.

Honorables sénateurs, on a déjà dit que Lorna n'a pas été élevée dans une famille de libéraux. Quand je pense à son père, je considère qu'il était davantage membre de la Fédération du Commonwealth coopératif que du Nouveau Parti démocratique. Les partis politiques et les églises ont une chose en commun : ils doivent accepter des convertis.

Ross, je vous remercie du travail de missionnaire que vous avez accompli en amenant Lorna au Sénat, où elle a apporté une grande contribution.

Lorna, vous êtes une ardente défenseure du processus démocratique, ainsi qu'une bonne libérale avec un petit « l » et un grand « L ». En fait, la majorité des libéraux avec un petit « l » sont aussi des libéraux avec un grand « L ». Nous allons continuer d'essayer d'influencer les rares qui ne le sont pas.

Lorna, moi et à vos autres collègues. Vous allez manquer. Vous êtes ma représentante favorite de la vallée, et aussi une bonne amie. J'espère que nous vous reverrons de temps en temps. Un grand merci pour vos années de service ici.


L'honorable Elizabeth Hubley :

Honorables sénateurs, lorsque je suis arrivée ici en 2001, Lorna Milne était déjà un sénateur accompli qui comptait plus de cinq années d'expérience. J'ai immédiatement vu en elle un bon exemple à suivre et une collègue amicale, sur laquelle je pouvais compter pour obtenir des conseils et des avis.

Madame le sénateur Milne est une fonceuse. Après avoir été nommée ici, en septembre 1995, elle n'a pas perdu de temps. Deux ans à peine après son arrivée, elle devenait présidente de l'important Comité des affaires juridiques et constitutionnelles. Elle a rempli ces fonctions avec distinction durant cinq années, au cours desquelles son comité s'est penché sur plusieurs questions législatives épineuses.

Après son passage au Comité des affaires juridiques et constitutionnelles, elle a présidé le Comité du Règlement, qui s'est attaqué à la tâche difficile et inédite d'élaborer un code de déontologie à l'intention des sénateurs. Dans son rôle de présidente, madame le sénateur Milne a relevé les défis de front, sans jamais se départir de sa bonne humeur et de son sens de l'humour.

Les services qu'elle a rendus à d'autres comités, de même que ses réalisations dans divers domaines, tels que le recensement et la culture du chanvre, ont déjà été mentionnés par d'autres qui ont pris la parole avant moi. Il n'est pas surprenant que notre collègue ait non seulement été un modèle à suivre lorsque je suis arrivée ici, mais qu'elle soit aussi devenue une bonne amie et un mentor.

Honorables sénateurs, certains d'entre vous savent peut-être que le sénateur Milne et son mari, Ross, partagent une passion pour le modèle A de Ford. En octobre de l'année dernière, ils ont participé à une tournée des Maritimes avec d'autres enthousiastes du modèle A.

J'ai eu la chance de passer quelque temps avec eux lorsque leur groupe est venu à l'Île-du-Prince-Édouard. Nous avons eu beaucoup de plaisir, et j'ai été très heureuse de les accueillir dans ma province. Je n'oublierai jamais les bons souvenirs que j'ai de cette visite.

Honorables sénateurs, j'ai beaucoup appris de l'exemple donné par madame le sénateur Milne dans son travail inlassable en cette assemblée, et je suis très attristée de la voir nous quitter. Cela dit, je me console en sachant que, peu importe ce que lui réserve l'avenir, elle va s'épanouir comme elle l'a fait ici au cours des 14 dernières années.

Mes meilleurs vœux accompagnent Lorna, son mari, Ross, et sa famille.


L'honorable Céline Hervieux-Payette :

Honorables sénateurs, j'aimerais m'adresser à ma bonne amie, collègue et, j'allais dire, ma jumelle, puisque nous avons été nommées au Sénat en 1995. Nous étions à une période où le premier ministre d'alors rétablissait l'équilibre des forces, et surtout des esprits et des idées, en nommant des femmes, de façon répétitive, pour atteindre une proportion beaucoup plus digne de ce que notre sexe représente au Canada.

Je voudrais présenter aux nouveaux sénateurs la femme de cœur. On vous a parlé de toutes les associations caritatives au sein desquelles elle a œuvré. On en a oublié quelques-unes : elle a œuvré de façon bénévole au sein du Brampton and District University Women's Club; elle a travaillé avec les groupes qui s'occupaient des maladies mentales et, également, à la protection du patrimoine dans sa communauté. Lorsqu'on regarde son curriculum vitae, on y constate qu'elle s'occupait de sa famille, de sa grande famille, et de sa collectivité, toujours dans des organismes sans but lucratif.

L'autre aspect dont je veux parler est celui de la femme de principe, celle qui fut membre de l'Assemblée interparlementaire Canada-Europe, qui s'est défendue sans compter et qui aurait espéré régler avec nous tous le fameux dossier des chasseurs de phoque. Je ne lui en tiens aucunement rigueur. Elle a fait tout ce qu'elle pouvait avec les moyens dont elle disposait. Lorsqu'elle défend une cause, elle le fait avec de bons arguments solides. Nous sommes tombés dans une guerre d'image où les principes ne sont pas très présents.

L'autre aspect dont je veux parler est celui de la femme engagée. Au Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles, comme l'a dit le sénateur Joyal, nous avons pu bénéficier de ses talents, de son jugement, de sa capacité d'aller au fond des choses. Elle a travaillé dans le meilleur intérêt de tous les Canadiens, et en particulier, des plus petits au Canada.

J'aimerais souligner la femme d'équipe, celle qui a été coprésidente de la campagne électorale en Ontario, en 1997, alors qu'on inaugurait pour la première fois un système de coprésidence avec des femmes du Canada. Elle s'est acquittée de cette tâche de façon exemplaire, en plus d'aider au recrutement des femmes. Pour en savoir quelque chose, je sais que c'est plus difficile. Si toutes les femmes venaient ici, elles sauraient combien on peut aider notre pays et surtout contribuer à son avancement, mais que le système n'est peut-être pas fait pour une vie familiale. Je peux lui dire que son rôle à l'intérieur de l'équipe libérale a été exceptionnel.

J'aimerais tout de suite mettre en garde mes collègues de ne pas trop se réjouir de son départ car elle sera disponible à temps complet lors de la prochaine campagne électorale. Je vous avise que Lorna mettra toutes ses énergies et n'aura pas à partager ses fonctions de sénateur avec ses fonctions sur le terrain. Je suis certaine que, dans quelques semaines, son mari, Ross, lui donnera la permission de travailler sur le terrain.

J'aimerais remercier la grand-mère émérite, celle qui a des talents de cuisinière. J'ai souvent entendu parler de ses travaux pendant l'été, qui se résumaient souvent à faire la cuisine et à préparer des conserves à l'automne. Tout cela pour dire que nous n'abdiquons pas nos qualités et nos talents de femmes. Elle avait une formation en agriculture et des talents en horticulture. Pourquoi ne pas s'investir dans l'environnement de sa propriété de campagne en particulier? Elle passait beaucoup d'heures à faire de très belles plates-bandes pour enjoliver son environnement, pour elle et toute sa famille.

J'aimerais lui dire au revoir et lui transmettre un message des gens du Québec, à savoir qu'ils aiment les gens de Toronto. On ne peut pas penser que certains ont moins d'affinités; je garderai toujours mon amitié et donnerai toujours ma gratitude à une femme que j'admire. Tous les Québécois admirent le travail qu'elle a accompli. Bonne chance et amusez-vous bien au cours des années qui viennent.


L'honorable Grant Mitchell :

Honorables sénateurs, c'est la première fois que je rends un hommage au Sénat. Je n'ai pas tant d'expérience comme sénateur et, chaque fois qu'un sénateur nous quittait, à mon grand regret, je partais du principe que les amis ou collègues de longue date de celui-ci étaient mieux placés que moi pour décrire ou saisir l'essence de son expérience. Je commence donc aujourd'hui par le sénateur Milne, car je crois avoir entretenu une relation particulière avec elle. J'ai commencé à m'en rendre compte en essayant de la suivre à la période des questions.

J'ai observé la détermination du sénateur Milne, son travail, son professionnalisme et son désir de faire quelque chose de juste pour le pays et de faire quelque chose de juste en général; cela m'a beaucoup impressionné. En fait, nous avons beaucoup collaboré aux comités. Nous avons siégé à des comités chargés d'examiner des sujets qui nous passionnent, plus particulièrement l'environnement.

Aujourd'hui, je ne prends pas la parole pour répéter ce qui a déjà été dit, car je ne pourrais pas faire mieux. J'aimerais simplement livrer quelques-unes de mes impressions au sénateur Milne. Deux de ses traits de caractère m'ont beaucoup marqué, à savoir qu'elle est farouchement libérale et complètement intrépide. Je suis de l'Alberta et mes compliments viennent du fond du cœur, car il vaut mieux être farouche et intrépide quand on est libéral en Alberta. J'ai remarqué qu'elle possède ces qualités. Lorsque je la regarde et que je l'écoute, j'ai l'impression qu'elle incarne les valeurs qui définissent le libéralisme. C'est pour cette raison que je me suis toujours senti très proche d'elle.

Il me restera de mon expérience avec le sénateur cette image récurrente d'elle en train de poser une question, non pas de derrière son bureau, mais debout à côté de son bureau, avec ce quelque chose qu'elle a, sa façon de se pencher, qui fait que tout le monde comprend clairement et sans l'ombre d'un doute quelle est sa position.

Sénateur Milne, je vous remercie aussi d'avoir été mon mentor. Je pense à un événement particulier. Il y a quelques mois, j'ai eu de la difficulté à présenter une ou deux motions, et vous m'avez lancé ce regard qui signifiait : « Que faites-vous donc? Faites attention! » Puis vous êtes venue vers moi et m'avez ni plus ni moins expliqué comment faire. Maintenant que je sais le faire correctement, je pense que je m'en sors beaucoup mieux, mais je suis beaucoup plus nerveux. Je me souviendrai toujours de vous aussi à cause de cela.

Je vous présente mes meilleurs vœux, ainsi qu'à votre famille, dont certains sont originaires de l'Alberta. J'ai été très heureux d'avoir la chance de travailler avec vous.


Veuillez s'il vous plait appuyer ici pour lire plusieurs hommages pour l'honorable Lorna Milne


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10 avr., 2014 | Par le sénateur Grant Mitchell | Quelle est l'opinion du leader à ce sujet?

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur Art Eggleton | Cette recommandation a reçu l'appui unanime du Sénat; j'en déduis donc, sénateur, que vous serez tout à fait disposé à la faire valoir auprès du gouvernement.

Un régime national d'assurance-médicaments

10 avr., 2014 | Par le sénateur James Cowan | Ma question est donc la suivante : le gouvernement fera-t-il du programme national d'assurance-médicaments une priorité?
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