Déclaration faite le 09 mars 2010 par la sénatrice Lillian Eva Dyck
L'honorable Lillian Eva Dyck :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. La semaine dernière, le ministre des Finances a présenté le budget du gouvernement, qui traite notamment des sciences, de la technologie et de la recherche. Hier, nous avons célébré la Journée internationale des femmes. D'un océan à l'autre de notre pays, il existe un écart important entre les sexes dans les domaines des sciences, de l'ingénierie et de la technologie. Non seulement cet écart empêche les femmes d'être financièrement et socialement indépendantes, mais il nuit à la diversité de l'environnement de travail dans ces secteurs innovateurs de premier plan.
Ce sont encore majoritairement des hommes qui occupent les chaires de recherche, les postes scientifiques des secteurs privé et public et les postes de professeurs permanents à temps plein dans les domaines susmentionnés. Dans bon nombre de pays d'Europe, la communauté scientifique est composée de près de 40 p. 100 de femmes, la quasi-parité, tandis qu'au Canada ce pourcentage n'est que de 20 p. 100. Le Canada est à la traîne, non seulement dans l'innovation scientifique, mais aussi dans l'avancement des femmes dans les sciences.
Puisque, dans le budget, le gouvernement a annoncé d'importants engagements à l'égard des sciences et de la technologie pour les prochaines années, afin de renforcer les capacités de recherche, madame le leader du gouvernement au Sénat peut-elle dire au Sénat si le gouvernement a des plans concrets pour aider les femmes scientifiques à franchir les barrières qui persistent et à encourager leur participation à la recherche en sciences, en génie et en technologie, ou si les femmes seront, une fois de plus, ignorées dans ces domaines non traditionnels que sont les sciences et la technologie?
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