Déclaration faite le 10 mars 2010 par la sénateure Lucie Pépin (retraitée)
L'honorable Lucie Pépin :
Honorables sénateurs, il y a maintenant 100 ans que la Journée internationale des femmes est soulignée à travers le monde. Comme plusieurs de mes collègues l'ont mentionné, la journée du 8 mars se veut un hommage à la femme, un rappel de ses droits et une célébration de ses acquis. Elle a été soulignée lundi dernier de différentes manières.
Au Canada, des femmes ont remis leurs souliers pour une marche au son du slogan « Changer la vie des femmes pour changer le monde. Changer le monde pour changer la vie des femmes ». Qu'on ne s'y trompe pas, les femmes sont toujours aussi déterminées à changer l'ordre actuel, qu'elles considèrent encore injuste à leur égard et source de violences et de pauvreté.
Honorables sénateurs, je vous demande de prêter attention à leurs revendications, qui reflètent leurs besoins prioritaires. Ces doléances sont axées autour du travail des femmes, du bien commun, de l'accès aux ressources, de la violence envers les femmes et des droits des femmes autochtones.
À l'occasion de ces marches qui se sont tenues lundi dernier, les Canadiennes voulaient également montrer leur solidarité à l'endroit des autres femmes du monde pour lesquelles les progrès tardent à se manifester. Il faut en effet reconnaître que nous, Canadiennes, avons connu des avancées, mais nous devons avoir le triomphe modeste.
Dans certains secteurs, notamment en ce qui concerne l'accès aux postes de décision, nous n'avançons pas. Le quotidien de plusieurs Canadiennes laisse à désirer. C'est le cas de nos consœurs autochtones.
Nous avons encore besoin d'autres Henrietta Muir Edwards, d'autres Emily Murphy et bien d'autres Thérèse Casgrain pour faire avancer certains dossiers. En cette Semaine nationale de la femme, ce n'est que justice de rappeler à notre souvenir ces pionnières et de leur rendre hommage.
Nous devons également rendre hommage à toutes ces femmes qui consacrent leur vie au service du Canada sans forcément faire la une des médias. Je veux parler des conjointes de militaires. On ne les entend pas beaucoup, mais elles sont bien là, debout et fières. J'ai encore pu le constater lorsque j'ai participé samedi dernier, accompagnée du sénateur Frum, aux activités des conjointes de la base militaire de Cold Lake, en Alberta. J'ai rencontré des femmes qui ont accepté et intégré les sacrifices et les contraintes qu'engendre l'appartenance à la grande communauté militaire.
En s'occupant du foyer et des enfants, elles contribuent à la bonne marche des Forces canadiennes. À titre de sénateur, j'ai renouvelé aux conjointes de la base de Cold Lake mon engagement à travailler à leurs côtés. Je suis convaincue que tous les sénateurs ne ménageront aucun effort pour que les familles de nos militaires soient appuyées à la hauteur de leurs sacrifices.