Déclaration faite le 18 mars 2010 par la sénatrice Rose-Marie Losier-Cool
L'honorable Rose-Marie Losier-Cool :
Honorables sénateurs, je tiens à souligner la Semaine de la Francophonie et à vous rappeler à quel point le volet francophone de notre pays et de notre planète est d'une importance capitale.
Près du tiers de la population canadienne est francophone ou francophile, comme l'ont confirmé de nombreux jeunes athlètes canadiens bilingues lors des récents Jeux olympiques de Vancouver.
Par ailleurs, le Canada n'est que l'un des 68 pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie ou accrédités à titre d'observateurs auprès de l'OIF. Le nombre total de locuteurs du français s'élève actuellement à environ 200 millions de personne dans le monde, mais le nombre total de francophones et de francophiles dépasse les 800 millions, comme le rappelait l'honorable sénateur Champagne il y a deux jours.
C'est vous dire que la Francophonie existe bel et bien et qu'elle est partout, même si elle doit constamment lutter contre d'autres groupes linguistiques, dont le plus puissant est, bien entendu, le groupe anglophone. Par exemple, un article paru hier dans Le Devoir nous apprenait que, même au sein des institutions de l'Union européenne, où le français est pourtant l'une des trois langues officielles, c'est désormais l'anglais qui prime à peu près partout, y compris dans les divers sites web de l'Union.
Étant toutefois optimiste de nature, je garde espoir que la langue française et la Francophonie ont encore de nombreuses et belles années devant elles. Je me conforte en pensant à la vitalité d'un groupe important de la francophonie canadienne, le peuple acadien, dont je suis une fière représentante.
Le congrès mondial qui s'est récemment tenu dans la péninsule acadienne — mon coin de pays — en août dernier a prouvé à quel point l'Acadie est forte, fière et rassembleuse. Rappelez-vous les propos de notre collègue, l'honorable sénateur Robichaud, alors qu'il expliquait, il y a deux jours, ce qu'est l'Acadie et ce que nous sommes, nous, les Acadiens.
Je me conforte aussi en pensant aux autres communautés francophones en situation minoritaire qui enrichissent le Canada, sa société et son économie. Ces autres communautés, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve-et-Labrador, et de Windsor à l'île d'Ellesmere, défendent farouchement leur français et leur appartenance à la francophonie canadienne et à la Francophonie internationale. D'ailleurs, d'autres honorables sénateurs pourraient l'illustrer beaucoup mieux que moi.
Cette année, la Francophonie internationale célèbre officiellement ses 40 ans d'existence, mais c'est un âge trompeur car le monde francophone, lui, existe depuis Astérix. Les 40 ans que nous fêtons sont ceux d'une structure, d'une entité juridique qui va cette année emménager dans sa toute nouvelle Maison de la Francophonie, à Paris.
En dernier lieu, honorables sénateurs, vous conviendrez que la Francophonie joue un rôle clé, tant au Canada qu'à l'échelle internationale; je souhaite donc un très joyeux anniversaire et une longue vie à l'Organisation internationale de la Francophonie.