Déclaration faite le 18 mars 2010 par la sénatrice Maria Chaput
L'honorable Maria Chaput :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat et porte sur la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver.
Nous le savons tous, on a entendu très peu de français lors de cet événement d'envergure mondiale qui se déroulait dans un pays qui a deux langues officielles. L'égalité des deux langues officielles n'a pas été respectée et l'image de notre diversité linguistique a été ternie; j'en suis profondément désolée. Cela n'aurait jamais dû arriver. Vingt millions de dollars dépensés pour des cérémonies d'ouverture et un des éléments importants de l'identité canadienne, la dualité linguistique, a été mis de côté. À qui la faute?
Je reviens à une question que j'ai posée à madame le ministre l'automne dernier. Je lui avais alors demandé d'intervenir auprès du premier ministre du Canada pour qu'il nomme une personne responsable de la dualité linguistique au cours des Jeux olympiques, qui aurait l'autorité nécessaire pour exiger le respect des deux langues officielles.
Il était évident, à ce moment-là, qu'il y avait des problèmes. J'avais porté à l'attention des honorables sénateurs le fait qu'il n'y avait pas de décideur comme tel, que les gens en parlaient, qu'ils étaient sensibilisés au problème, qu'ils avaient les meilleures intentions du monde, mais personne n'avait l'autorité nécessaire pour exiger le bilinguisme. Le ministère du Patrimoine canadien n'avait pas cette autorité, et le gouvernement a laissé arriver les choses plutôt que de s'impliquer directement.
Après les faits, madame le ministre ne croit-elle pas qu'il aurait dû y avoir une intervention plus musclée de la part du premier ministre et qu'il aurait pu nommer un responsable ayant l'autorité nécessaire pour assurer que l'égalité des deux langues officielles du Canada soit une exigence?
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