Déclaration faite le 27 avril 2010 par la sénatrice Maria Chaput
L'honorable Maria Chaput :
Honorables sénateurs, j'aimerais que madame le leader du gouvernement au Sénat me dise ce qu'elle fait du point de vue humanitaire de ces femmes qui n'ont pas le choix de l'avortement dans leur pays et qui ne peuvent même pas faire de planification familiale, parce que les grossesses sont souvent le produit d'un viol. Elles ont déjà plusieurs enfants, se font violer et elles deviennent enceintes, alors qu'elles ne peuvent nourrir un enfant de plus.
Il y a aussi ces femmes qui doivent vendre leur corps pour payer un peu de nourriture à leurs enfants. Cela a été prouvé. Ce faisant, elles deviennent enceintes, et elles ne peuvent se permettre d'avoir un autre enfant. Elles entreprennent alors elles-mêmes un processus d'avortement. Si elles en meurent, on se retrouve avec des orphelins. Sinon, ces femmes risquent d'être handicapées pour le reste de leur vie. Je répète ma question : du point de vue humanitaire, que devrions-nous faire de ce problème existant?
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