Déclaration faite le 11 mai 2010 par le sénateur Robert Peterson (retraité)
L'honorable Robert W. Peterson :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Il n'a jamais été aussi évident combien le gouvernement tient la Saskatchewan et l'Ouest du Canada pour acquis. Dans le dossier de l'Université des Premières nations du Canada, le gouvernement refuse de répondre aux préoccupations des étudiants, du corps professoral et des employés, qui ignorent s'ils auront le financement nécessaire pour offrir des cours l'année prochaine. Cette incertitude était tout à fait fondée. Shauneen Pete, président de l'Université des Premières nations du Canada, a annoncé lundi dernier que l'université a été obligée de vendre son campus à Saskatoon.
La nouvelle administration de l'université a reçu l'appui de la collectivité, y compris le gouvernement de la Saskatchewan, l'Université de Regina, l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université, la Fondation canadienne pour l'innovation et la Chambre de commerce de la Saskatchewan. L'université fait des pieds et des mains pour régler les problèmes sérieux auxquels elle est confrontée, et tout ce que le gouvernement trouve à dire, c'est qu'il a reçu une proposition et qu'il l'étudie.
Le gouvernement de la Saskatchewan appuie totalement l'Université des Premières nations du Canada. Mardi dernier, il a annoncé la signature d'une entente de financement d'une valeur de 5,2 millions de dollars entre l'Université des Premières nations du Canada, l'Université de la Saskatchewan et Meyers Norris Penny Limited. En vertu de cette entente, Meyers Norris Penny se chargera d'administrer les fonds et de produire régulièrement des rapports financiers.
Le ministre Norris a déclaré ceci :
Cet entente est le fruit du travail de tous les partenaires pour respecter leurs obligations en vertu du Protocole d'entente signé au mois de mars et je les félicite pour leurs efforts.
Honorables sénateurs, pendant que le gouvernement réfléchit, une collectivité entière est prise dans la tourmente et l'université vit dans l'angoisse et l'incertitude.
Madame le leader pourrait-elle nous confirmer que, à la lumière de ces nouveaux développements, son gouvernement accélérera les négociations dans le but de conclure une entente concernant la reprise du financement à long terme de l'université?
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