Déclaration faite le 26 mai 2010 par la sénatrice Maria Chaput
L'honorable Claudette Tardif (leader adjoint de l'opposition) :
Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Le commissaire aux langues officielles a déposé hier son rapport et il se dit inquiet des conséquences de l'approche de laisser-aller adoptée par le gouvernement en ce qui concerne les langues officielles au sein de la fonction publique fédérale.
En 2009, le gouvernement a aboli l'Agence de la fonction publique du Canada et a effectué le transfert de ses responsabilités, ainsi que celles du Centre d'excellence en langues officielles, au bureau du dirigeant principal des ressources humaines relevant du Conseil du Trésor. Ce centre d'excellence n'a pas reçu les ressources nécessaires pour faire face à ses nouvelles responsabilités et, pire, le nombre de ses employés a été réduit de 30 à 13 entre 2008 et 2009.
Ma question fait écho à la requête du commissaire. Comment le gouvernement s'assure-t-il que cette nouvelle approche favorise véritablement l'application de la Loi sur les langues officielles et ne mène pas tout droit à un climat politique de laisser-aller?
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