Déclaration faite le 15 juin 2010 par le sénateur Nick Sibbeston
L'honorable Nick G. Sibbeston :
Honorables sénateurs, le week- end dernier, j'ai participé au Sommet national du pardon, qui a eu lieu pendant trois jours au Centre municipal d'Ottawa. Des milliers d'Autochtones de partout au Canada y étaient rassemblés pour répondre aux excuses présentées par le premier ministre il y a deux ans. De nombreux chefs des diverses Églises canadiennes et des milliers de non-Autochtones étaient également présents pour appuyer cette démarche de pardon des peuples autochtones.
Dans ses excuses, le premier ministre a demandé pardon aux Autochtones pour les torts commis dans les pensionnats indiens. La conférence donnait suite à cette demande. Les Autochtones sont prêts à accorder leur pardon.
Une charte de pardon et de liberté a été présentée au Canada. C'était une cérémonie touchante. Des aînés de toutes les régions du pays ont signé la charte, tandis que des jeunes observaient le processus. Le ministre Chuck Strahl a accepté la charte au nom du premier ministre. Les Autochtones de l'ensemble du pays ont donné un grand nombre de beaux cadeaux au premier ministre.
Comme le chef Kenny Blacksmith, l'organisateur de l'événement, l'a dit, « le pardon [...] est un choix personnel qui peut briser le cycle générationnel de l'exploitation et de l'accusation ».
Le pardon permet à une personne de guérir et de vivre une vie libre. Il était très émouvant d'entendre le témoignage d'un si grand nombre de personnes qui ont raconté comment elles sont parvenues à panser leurs blessures. Cela m'a donné l'espoir que nous pourrions nous réconcilier avec les Autochtones de notre pays.
Cette fin de semaine, la Commission de divulgation des faits et de réconciliation, établie dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, organisera sa première activité publique à Winnipeg. La commission n'a pas seulement été établie pour les Autochtones. Elle existe aussi pour toutes les personnes dans notre pays qui comprennent ce que les Autochtones ont vécu et comprennent donc la situation.
J'espère que ce processus permettra à tous les Autochtones de partager ce don du pardon dont j'ai été témoin au cours des derniers jours. Je crois que j'ai observé cette fin de semaine le commencement d'un mouvement. Ce sommet se déroule depuis de nombreuses années, et il grandit chaque année. Il se tiendra dans différentes parties du pays, et j'espère que cela permettra à tous les peuples du Canada de guérir.