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Joseph Day

L Nommé au Sénat par le Très honorable Jean Chrétien, le sénateur Joseph Day, un avocat et ingénieur bien connu, représente le Nouveau-Brunswick et la division sénatoriale de Saint John-Kennebecasis.

Discours et débats

L'étude sur l'état actuel et les perspectives d'avenir du secteur de l'énergie

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Déclaration faite le 15 juin 2010 par le sénateur Grant Mitchell

L'honorable Grant Mitchell :

Honorables sénateurs, j'ai quelques observations à faire concernant les interventions du sénateur Lang, du sénateur Banks et du sénateur Angus, président du Comité de l'énergie. Je partage tout à fait leur opinion et j'aimerais souligner plusieurs points. J'ai quelques autres observations à faire, également.

Comme l'a dit le sénateur Lang, cette conférence internationale réunissant 80 pays a été remarquable. Ce n'est pas seulement la conférence, mais aussi sa renommée, qui est internationale. Cette conférence influente, qui s'apparente à un salon professionnel, a lieu tous les deux ans à Vancouver, au Canada. Y sont invités d'excellents orateurs de renom du milieu des affaires, d'organisations non gouvernementales, d'organisations communautaires et de l'industrie. Le secteur privé y est représenté en grand nombre. Ses représentants assistent à la conférence dans le seul but de découvrir des perspectives de développement économique, d'exploiter le potentiel commercial de l'environnement et le potentiel d'entreprises et d'activités commerciales dans le domaine de l'environnement.

On m'a signalé à la conférence que le marché international des produits verts a maintenant une valeur annuelle de 7 700 milliards de dollars, ce qui représente 50 p. 100 de l'ensemble de l'économie des États-Unis. J'avais l'impression qu'il y avait des milliers de participants qui comprenaient ce fait tant implicitement qu'explicitement.

Le salon professionnel est une caractéristique particulièrement intéressante de la conférence, qu'on ne trouve pas souvent dans des rencontres de cette nature. J'ai été impressionné par les inventions récentes qui sont commercialisées et réalisent des bénéfices. Ces inventions viennent de tous les coins du monde. Beaucoup de gens essaient de les vendre ici, au Canada, où ces produits sont le plus souvent inexistants. J'ai également trouvé remarquable le niveau du développement international des produits commerciaux et des résultats de la recherche.

J'ai également trouvé très dynamisante l'atmosphère de Vancouver, en Colombie-Britannique. Tant la ville que la province sont extraordinaires par le leadership qu'elles manifestent non seulement au Canada, mais partout dans le monde sur le plan de l'environnement et des progrès réalisés dans ce domaine. Le maire de Vancouver a pris la parole au cours de la plénière d'ouverture pour souligner que la ville est déterminée à devenir la plus verte du monde. Elle est actuellement la plus verte du pays, mais elle veut devenir la plus verte du monde d'ici 2020.

J'ai eu l'occasion de bavarder avec le premier ministre de la Colombie-Britannique. J'ai trouvé très inspirants son enthousiasme et son énergie au sujet de ce qui se passe à Vancouver. Bien sûr, c'était immédiatement après les Jeux olympiques, mais il y a tant de choses qui se produisent. Le gouvernement de la province a une empreinte carbone nulle. Il a établi le Pacific Carbon Trust afin de développer les crédits et les entreprises pouvant réduire et compenser le carbone produit par les opérations gouvernementales. Le gouvernement a chargé un ministre de la responsabilité exclusive des changements climatiques. C'est probablement la première nomination de ce genre en Amérique du Nord et dans beaucoup d'autres régions du monde.

La Colombie-Britannique a établi un prix du carbone. Elle a une taxe sur le carbone. Je ne sais pas quelle proportion de la population canadienne la province représente, mais ses habitants sont les seuls du Canada à assumer une taxe sur le carbone.

Nous étions tout près du grand centre des conférences, qui constitue en soi un symbole de l'application pratique de la politique environnementale avec son toit couvert de pelouse, qui assure toutes sortes d'avantages environnementaux.

Je voudrais formuler un certain nombre d'observations. Premièrement, je veux reconnaître, une fois de plus, le travail du sénateur Richard Neufeld, qui a contribué à cet extraordinaire progrès environnemental et à ce développement énergétique d'une manière positive et durable lorsqu'il était ministre des Ressources naturelles.

Je veux également féliciter la députée libérale Joyce Murray, qui exerçait les fonctions de ministre de l'Environnement pendant une partie de cette période. Mme Murray et le sénateur Neufeld ont certainement bien travaillé ensemble et ont beaucoup accompli, dans le cadre d'une structure où s'exerçait un vrai leadership et où de grandes choses étaient réalisées.

Je voudrais également formuler quelques observations générales. Notre rapport est intitulé Au-delà de la science pour projeter l'idée que les gens ne discutent plus de la réalité des changements climatiques, ayant déjà accepté le fait qu'ils existent. Les gens savent que l'activité humaine modifie le climat et qu'ils doivent faire quelque chose pour y remédier. Toutefois, ils savent aussi qu'ils peuvent — si je peux m'exprimer ainsi — tirer parti des changements climatiques pour développer la nouvelle économie dont le sénateur Lang a parlé. Ils veulent cependant qu'il y ait une collaboration à cet égard entre le gouvernement, les entreprises et les particuliers. Ils sont à la recherche de leadership, particulièrement de la part du gouvernement, pour qu'il y ait des règles du jeu équitables, une certaine sécurité et une orientation relativement précise.

À la conférence, les orateurs ont dit que nous devons non seulement examiner les produits énergétiques que nous mettons au point et leurs émissions, mais aussi tenir compte des relations entre consommateurs, consommation et durabilité. Nous ne pouvons pas perdre de vue ces relations. Ce point se rattache à des questions telles que la construction d'édifices consommant moins d'énergie.

Les orateurs ont signalé — et cela est important pour tous ceux d'entre nous qui comprennent et apprécient Jane Jacobs et le rôle des villes dans les économies du XXe et du XXIe siècles — que les villes constituent les moteurs naturels et centraux de ce genre de développement économique vert.

Beaucoup d'orateurs ont exprimé leur appui au principe de la capture et du stockage du carbone, en reconnaissant les problèmes qui existent, mais en expliquant qu'il s'agit d'une importante technologie qu'il faut perfectionner.

Le haut-commissaire du Royaume-Uni au Canada, Anthony Cary, a prononcé un puissant discours sur les changements climatiques. Il a présenté un argument important que je n'avais jamais entendu auparavant : chacune des étapes de la capture et du stockage du carbone est établie sur le plan technique, et il ne reste plus qu'à intégrer toutes les étapes pour aboutir à un procédé commercial.

Nous devons traiter le talent exactement comme nous traitons les autres ressources. Cette idée m'a vraiment frappé. Nous devons traiter le talent d'une manière qui en assure la durabilité. Nous ne pouvons pas penser que, pour acquérir le personnel technique spécialisé dont notre économie future aura besoin, nous pourrons toujours les trouver dans d'autres pays. Nous devons développer le talent chez nous, au Canada.

Le chef de mon parti a dit qu'il y aura beaucoup d'emplois pour lesquels nous n'aurons pas de candidats. Nous devons tout de suite remédier à cette pénurie. Le même argument a été avancé à la conférence par d'importantes personnalités du monde des affaires et d'autres secteurs.

Le PDG de Masdar, compagnie d'électricité des Émirats arabes unis, est déterminé à construire dans ce pays une nouvelle ville neutre en carbone. Il est en train de commercialiser cette idée partout dans le monde. Le pays ne manque pas de produits énergétiques au carbone. Il a en fait bâti son économie sur de tels produits. Toutefois, il envisage l'avenir et les perspectives qui s'offrent. Le PDG de Masdar a présenté un puissant exposé dans lequel il a expliqué que son entreprise est en train de trouver les moyens d'alimenter la nouvelle ville en énergie au moyen de sources renouvelables, en se passant complètement des sources traditionnelles qui émettent du carbone.

La Banque HSBC est la première grande institution financière à devenir neutre en carbone. Ce n'est pas une petite organisation. Si la Colombie-Britannique peut atteindre cet objectif en ce qui concerne les opérations gouvernementales et si la Banque HSBC peut le faire dans ses propres opérations, il me semble que le gouvernement du Canada devrait lui aussi se fixer cet objectif.

J'ai trouvé intéressant le débat qui s'est déroulé après les exposés des panélistes. Parmi les arguments intéressants qui ont été avancés, il y en a un qui a retenu mon attention : la durabilité doit comprendre un élément de bon sens. Un intervenant a expliqué que s'il est répréhensible de jeter des déchets par terre, il est tout aussi répréhensible de rejeter des choses dans l'atmosphère.

Un autre intervenant a dit : qu'il ne restait plus de temps. Nous allons manquer de temps pour combattre les changements climatiques.

J'ajouterai un corollaire à cet énoncé : Nous allons manquer de temps pour tirer parti de toutes les perspectives économiques qui s'offriront une fois que les pays auront commencé à examiner les moyens de combattre les changements climatiques. Nous ne devons pas prendre du retard à cet égard.

Cette conférence a été utile à tous les membres de notre comité qui y ont assisté. Je remercie le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration qui a mis à notre disposition les ressources nécessaires pour participer à la conférence. Je demande au comité de ne pas perdre de vue que nous avons beaucoup plus de travail à faire et que nous aurons besoin de son appui à l'avenir.


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