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Ottawa bénéficie des licenciements au Canada Atlantique

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Publié par le sénateur Percy Downe le 15 novembre 2011

En ces temps économiques difficiles, chaque emploi est précieux, tant pour la personne à qui il permet de subvenir aux besoins de sa famille et aux siens que pour l’économie en général. Cette réalité revêt encore plus d’acuité dans les provinces de l’Atlantique que partout ailleurs, car dans cette région la conjoncture économique a amené des milliers de jeunes à aller tenter leur chance plus à l’ouest. Mais voilà, pendant que le gouvernement du Canada abolit des emplois fédéraux dans les provinces de l’Atlantique, il leur donne un bon coup de pouce ailleurs au pays.

Selon les chiffres fournis par le Conseil du Trésor en réponse à une question écrite que j’ai déposée au Sénat, les emplois fédéraux ont diminué de 430 dans les provinces de l’Atlantique entre 2009 et 2011. Or, durant la même période, ils ont augmenté de plus de 5% dans la région d’Ottawa et de 3% dans l’ensemble du pays.

Pourquoi est-ce que les emplois fédéraux sont moins nombreux en 2011 qu’ils ne l’étaient en 2009 dans les provinces de l’Atlantique? Et pourquoi est-ce que les députés et ministres du parti au pouvoir de notre région n’ont-ils rien fait pour empêcher cela?

Et maintenant le gouvernement fédéral vient d’annoncer un plan pour réduire le déficit en rapetissant la taille du gouvernement. Mais si nos députés au pouvoir n’ont pas su protéger la région en période d’expansion massive des emplois fédéraux, comment peut-on espérer qu’ils réussiront mieux à les préserver dans les provinces de l’Atlantique en période de compressions?

De toute évidence, le gouvernement ne parvient pas à régler le problème du chômage. Un véritable développement économique ne peut découler que d’une économie saine et équilibrée, où le rôle d’un secteur privé robuste est respecté et où l’on voit d’un bon œil qu’il investisse temps et argent pour créer les emplois qui permettront aux Canadiens de l’Atlantique de rester chez eux pour se bâtir un avenir.

Une économie équilibrée veut dire que le gouvernement a lui aussi un rôle important à jouer. En plus de la gamme de programmes qu’il offre, allant de la politique fiscale aux contrats d’achat, le gouvernement fédéral est le plus gros employeur du Canada : même en excluant l’armée et la GRC, plus d’un quart de million de personnes travaillent pour le gouvernement fédéral. Ces emplois et le pouvoir d’achat qui les accompagne font du gouvernement fédéral un acteur important de l’économie canadienne, et leur répartition à travers le Canada a un impact majeur sur les économies régionales.

La décentralisation des emplois fédéraux a permis de les répartir – ainsi que les avantages qui s’y rattachent – à travers tout le pays. Il ne fait aucun doute que les emplois fédéraux peuvent jouer un rôle important dans l’économie d’une région  comme les provinces de l’Atlantique, et le meilleur exemple des avantages de la décentralisation est le déménagement de l’administration centrale des Anciens combattants d’Ottawa à Charlottetown.

Anciens Combattants Canada est le seul ministère dont l’administration centrale est située à l’extérieur de la région d’Ottawa et,  trente ans après le déménagement de l’administration centrale à l’Île-du-Prince-Édouard, on ne peut que constater les avantages qui en ont découlé pour la région. En 2010, Anciens Combattants Canada comptait 1 339 employés à temps plein à l’Île-du-Prince-Édouard et sa masse salariale atteignait 100 millions de dollars par année dans la province (pour l’année financière 2009-2010).

Si la population de l’Atlantique a perdu des emplois au cours des dernières années alors que le gouvernement embauchait sans compter à la grandeur du pays (sauf au Canada atlantique), y aura-t-il des possibilités d’emplois fédéraux chez nous en période de restrictions?

On dirait que les hauts dirigeants à Ottawa cherchent à préserver, à étendre et à protéger les emplois fédéraux à Ottawa au détriment des régions : les trois quarts des emplois de niveau EX les mieux rémunérés se trouvent dans la région d’Ottawa. Un exemple récent de cette centralisation est le déménagement du poste de directeur général des Communications d’Anciens Combattants Canada de l’administration centrale, à Charlottetown, à Ottawa. Ce poste, dont la rémunération peut atteindre 149 000 $ par an, est le seul poste de directeur général des Communications d’un ministère fédéral qui n’est pas situé à l’administration centrale du ministère. Par conséquent, il n’est pas question uniquement ici du nombre de postes perdus, mais de la nature des postes (postes bien rémunérés).

Il faut demander à nos représentants fédéraux, comme les ministres Gail Shea et Peter MacKay, qui étaient assis à la table du Cabinet quand c’est arrivé : pourquoi avez-vous laissé cela se produire sous vos yeux? Et qu’allez-vous faire pour renverser la vapeur maintenant?

Si le gouvernement fédéral veut s’assurer que le Canada atlantique ne subira pas de réductions indues au niveau de l’emploi, il appuiera la Légion royale canadienne qui voudrait que le Canada suive l’exemple donné par l’administration Obama, aux États-Unis, en promettant de mettre tous les programmes des anciens combattants à l’abri des réductions des dépenses gouvernementales. Comme le disait la présidente de la Légion royale canadienne, Patricia Varga : « Il ne faudrait pas mettre de l’ordre dans nos finances au détriment des combattants blessés et de leurs familles. »

Si le budget des anciens combattants est épargné, le Canada atlantique pourra éviter d’autres réductions disproportionnées dans les emplois fédéraux.

Il faut pourtant que le gouvernement fédéral reconnaisse sa responsabilité à l’égard de l’ensemble du Canada et qu’il rende des comptes. Le souci d’équité ne laisse pas d’autre option : le Canada atlantique ne doit pas souffrir de façon disproportionnée pendant que la vie suit son cours dans les autres régions du pays.

 

Percy Downe est sénateur pour Charlottetown.

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