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Maria Chaput

L Experte-conseil, directeur, directrice adjointe, directrice général, auteur, et bénévole sont quelques-uns des rôles et des responsabilités occupés par la sénatrice Maria Chaput au cours de sa carrière. Nommé au Sénat le 12 décembre, 2002, elle est la première franco-manitobaine femme à siéger au Sénat.

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C-10 ne menace pas les criminels mais la sécurité des Canadiens

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Publié par le sénateur James Cowan le 28 février 2012

Souvenez-vous de cette époque où un Premier ministre canadien parlait de bâtir une « société juste ». Rien de tel de la part de l’actuel gouvernement fédéral, obsédé par la punition, le châtiment et la prison. Et là est le problème. Cette approche ne fonctionne pas. Nous ne réduirons pas la criminalité sur le long terme simplement en mettant plus de gens, plus longtemps, en prison.

Considérant qu’au Canada, le taux de criminalité est à son niveau le plus faible depuis 1973, il n’y a aucun fondement scientifique pour expliquer le dépôt du projet de loi C-10, la « Loi sur la sécurité des rues et des communautés », qui vise à augmenter le nombre de peines minimales et rendre plus répressive la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. La diminution du taux de criminalité est due en bonne partie au système d’imposition actuel de la peine qui a trouvé un juste équilibre entre la dénonciation, la dissuasion et la réhabilitation des délinquants.

Mais qu’importe les preuves – les statistiques, les avis d’experts, les faits implacables sur ce qui fonctionne ou pas depuis des décennies – l’actuel gouvernement les a balayées du revers de la main. Or, les politiques libérales ont fait leurs preuves. Répétons-le : le projet de loi C-10 nous garantie un net recul en matière de sécurité. C-10 ne menace pas les criminels mais menace la sécurité des Canadiens.

D’ailleurs, de nombreuses études portant sur l’incidence de l’emprisonnement sur la récidive des délinquants purgeant leur peine en prison a déjà confirmé que l’emprisonnement seul était inefficace puisqu’il a peu d’impact sur le taux de récidive chez les criminels. Pire : la prison peut servir d’école du crime – où des jeunes découvrent la protection des gangs,  et où des délinquants peuvent se transformer en criminels endurcis. On devrait donc réserver l’emprisonnement aux seules fins de la punition et de la neutralisation sélective des criminels qui présentent les plus grands risques pour la société. Toutes les études le démontrent : les programmes de réhabilitation se révèlent plus efficaces pour réduire la récidive.

Ici, au Québec, nous avons une approche originale pour traiter de la criminalité chez les jeunes qui a déjà fait ses preuves. En 2010, l'indice de gravité de la criminalité juvénile au Québec était le plus bas du Canada. Et au Canada, le taux de criminalité chez les jeunes était plus bas de 7% par rapport à 2009 et de 11% sur les dix dernières années. Preuve que nous ne sommes pas « mous » vis-à-vis de la criminalité. Nous sommes plus réfléchis et plus efficaces pour éradiquer les racines du crime.

La volonté obsessive du régime conservateur d’imposer aux adolescents des peines réservées aux adultes est malsaine puisqu’elle va à l’encontre du consensus des milieux juridiques et médicaux canadiens selon lesquels la prise en compte des conditions spécifiques des jeunes contrevenants est cruciale lorsqu’ils font face à des accusations criminelles.

De plus, C-10 sera coûteux pour les contribuables canadiens, au moment où l’on s’apprête à exiger d’eux qu’ils se serrent la ceinture et qu’ils renoncent à des services auxquels ils ont droit. Le gouvernement Harper a refusé de divulguer le coût de ses politiques sur la loi et l’ordre mais l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques l’a estimé à quelques 19 milliards $.

Nous, libéraux au Sénat, proposerons à nouveau des amendements. Mais les conservateurs étant majoritaires, il y a peu de chance qu’ils soient adoptés.

Obsédé par la répression à tout prix, le gouvernement Harper est définitivement à mille lieux de nos aspirations à une société juste.

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