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Augmentez le nombre de policiers, pas le nombre de prisons

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Publié par le sénateur Colin Kenny le 27 février 2012

Bien outillés, les services de police font deux choses : ils découragent le crime et, là où la prévention a échoué, ils font enquête.

Les prisons font également deux choses : elles débarrassent les rues des criminels en les incarcérant et, par le fait même, elles les rassemblent, ce qui leur permet de s’endurcir, de nourrir leur amertume et de comploter d’autres crimes.

On avait espoir à l’origine que les prisons seraient des lieux de réadaptation. C’est le cas de temps en temps, mais plus personne n’ose prétendre que les prisons ont une telle mission de nos jours.

La qualité des services de police est un problème récurrent en Alberta. Les Albertains ont besoin de bons policiers. Et de prisons. Mais s’il faut faire un choix entre les deux faute de fonds, les bons policiers l’emportent de loin sur les prisons.

Peut-on alors expliquer pourquoi – à l’heure où plusieurs États américains reconnus pour leurs politiques sévères contre les criminels revoient leur position idéologique sur l’incarcération – le gouvernement Harper investit l’argent des contribuables canadiens dans les prisons? Pourquoi n’injecte-t-il pas cet argent dans une institution qui peine à accomplir sa mission : la GRC?

Il n’y a pas si longtemps, la vérificatrice générale a révélé que la GRC abandonnait beaucoup de ses enquêtes dans les milieux de la drogue, de la mafia et du crime organisé parce qu’elle n’avait plus les ressources nécessaires pour le faire.

La force nationale de police du Canada souffre d’un manque criant de ressources. À mon sens, il manque à la GRC 5 000 agents pour accomplir toutes les tâches que les politiciens ne cessent de lui confier.

En raison de la Charte canadienne des droits et libertés, le maintien de l’ordre demande bien plus de temps qu’il y a vingt ou trente ans. Le Parlement a également alourdi le fardeau de la GRC, notamment dans les domaines du terrorisme, de la cybercriminalité et de la sécurité frontalière, sans investir assez d’argent pour appuyer ces nouvelles responsabilités.

Au cours de l’étude menée en  2007 par un groupe de travail sur les problèmes au sein de la GRC dont il était responsable, David Brown a rencontré plusieurs détachements ici et là au pays et a découvert que chacun d’eux souffrait d’un manque de personnel qui atteignait souvent entre 25 % et 30 %.

Dans son rapport, M. Brown écrit : « La Gendarmerie réussit à honorer ses engagements grâce à ses membres, qui sont prêts à travailler très fort et à faire des heures supplémentaires afin de compenser le manque de ressources de l’organisation. »

Le manque de ressources persiste. Un sondage récent en Colombie-Britannique a montré que les détachements de la GRC affectés à l’île de Vancouver affichent un taux de postes vacants de 17 % : 10 % des postes ne sont pas comblés et 7 % sont vacants en raison de facteurs prévisibles comme les congés de maladie et les congés parentaux.

En Alberta et dans la plupart des autres provinces où elle offre des services de police à contrat, la GRC essaie d’en faire beaucoup avec trop peu de ressources. À Calgary, qui détient son propre service de police municipal, le rapport entre le nombre d’agents de police et de résidents est de 1 pour 598. À Edmonton, qui est également dotée de son propre service de police, ce rapport est de 1 pour 502. À Red Deer, où le service de police est assuré par la GRC, le rapport est de 1 pour 684.

Mettre fin aux services de police à contrat de la GRC n’est pas la solution. Ce genre de service est rentable et constitue une formation inestimable. Il crée également un réseau exceptionnel de lutte contre le crime à l’échelle du pays qui ne pourrait pas exister sans la GRC.

Non, la solution n’est pas de mettre fin aux services de police à contrat.

Il faut plutôt que le gouvernement augmente considérablement son financement de la force nationale de police. Pourtant, il s’entête à investir 9 milliards de dollars dans les prisons. Cette somme s’ajoute à l’augmentation de 86 % des coûts du système carcéral depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Harper. Pensez-y : en 2009, il coûtait à l’État en moyenne 109 699 $ pour garder un homme en prison au Canada.

Jerry Madden est un républicain conservateur. Il dirige le comité sur les services correctionnels de la Chambre des représentants du Texas. Il aide le Texas à se défaire de ses politiques sévères en matière d’incarcération. Voici ce qu’il dit : « La construction de nouvelles prisons coûte cher, et si nous en construisons de nouvelles, je vous garantis qu’elles se rempliront. Oui, elles se rempliront parce que des gens y enverront des criminels. Si nous n’en construisons pas, nous trouverons des moyens très créatifs d’assurer la sécurité de la population tout en incarcérant les criminels lorsque nécessaire. »

En Californie, la Cour suprême a déterminé que les prisons surpeuplées de l’État ne respectaient pas la constitution. L’État a approuvé une proposition visant à adoucir la loi des trois fautes qui, dans le passé, a abouti à des condamnations de 25 ans de prison pour des personnes dont la troisième infraction était un vol de chaussettes.

Il a fallu bien du temps à ces États inflexibles pour comprendre qu’il valait mieux privilégier des programmes sociaux et des services de police adéquats plutôt que l’incarcération, qui permet aux criminels d’améliorer leurs techniques et d’être plus efficaces dans leurs activités illicites après leur sortie de prison. Ces États commencent à comprendre. Pas nous. Nous sommes occupés à niveler notre système de prévention du crime vers le bas. Et cette pratique aura de lourdes conséquences.

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