Publié par la sénatrice Catherine Callbeck le 16 février 2009
Au rédacteur en chef (Charlottetown Guardian):
J’ai été surprise que mon nouveau collègue, le sénateur Mike Duffy, ait mal interprété ma position sur le budget fédéral dans sa lettre du 12 février dernier.
Bien que je me réjouisse des incitatifs fiscaux et des initiatives en matière de logement du budget conservateur du mois dernier, je ne crois pas que ces mesures aideront ceux qui ont le plus besoin d’aide pour se loger.
Le fait est que le temps d’attente pour le Programme d'aide à la remise en état des logements (PAREL) et le Programme de réparations d’urgence (PRU) - deux programmes de rénovations pour les personnes à faible revenu – est tout simplement inacceptable.
Il est épouvantable que, dans un pays aussi riche que le Canada, nos citoyens dans le besoin doivent attendre des années pour recevoir de l’aide. Le budget ne prévoit aucun montant pour réduire cette attente, ignorant par le fait même les besoins plus qu’urgents de ces personnes.
Ici, à l’Île-du-Prince-Édouard, le temps d’attente pour le PAREL est de six à sept ans, et de deux ans pour le PRU.
Imaginez une seconde que votre chauffage tombe en panne en hiver, et qu’on vous dise que vous devrez attendre deux ans avant qu’on puisse même songer à vous dépanner. Est-ce acceptable dans un pays comme le Canada?
Je continuerai à exiger plus de financement pour éliminer le temps d’attente pour ces programmes essentiels de rénovations domiciliaires. Tous les habitants de l’Î.-P.-E. – et de partout au Canada – doivent avoir des chances égales de vivre dans la dignité, et cela commence par une maison sûre, sécuritaire et bien chauffée.
Il ne s’agit pas ici de préoccupations partisanes – il s’agit de prendre des mesures immédiates pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Créer de nouveaux programmes et offrir des crédits d’impôt pour financer les rénovations domiciliaires et stimuler l’économie sont des gestes positifs, et je me réjouis à l’avance de travailler avec mon nouveau collègue pour faire en sorte que les Prince-Édouardiens à faible revenu aient accès aux programmes auxquels ils ont droit.
Catherine Callbeck, sénatrice de l’Î.-P.-E