Publié par la sénatrice Lorna Milne (retraitée) le 18 mars 2009
Objet : « WTO Retaliation Threatened as EU Seal Ban Draws Closer », 4 mars (Embassy)
La présente à pour objet de démystifier la chasse au phoque pratiquée au Canada. Pour bien des Canadiens vivant aux abords du golfe du Saint-Laurent, au large de la côte est de Terre-Neuve, et dans le Nord, la chasse au phoque fait partie d’un mode de vie traditionnel depuis des siècles. Des milliers de Canadiens comptent tous les ans sur cette activité comme source importante de revenu.
En avril 2007, le Comité des pêches et des océans de la Chambre des communes a affirmé : « [Cette activité] est particulièrement importante pour les populations inuites du Nord qui dépendent depuis des générations des phoques pour leur survie et leur bien-être économique. La menace d’une interdiction d’importer les produits dérivés du phoque en Europe est très réelle pour cette population, et le gouvernement canadien doit défendre plus âprement leurs intérêts sur la scène internationale ».
En septembre 2006, j’ai eu la tâche ingrate de reprocher à Loyola Hearn, ministre des Pêches et des Océans, de n’avoir pas réagi correctement à l’appel du Parlement européenne en faveur de l’interdiction de toute vente de produits du phoque canadiens. À l’époque, mon collègue Bill Matthews a dit que l’attitude cavalière du ministre concernant les moyens de subsistance et la réputation de milliers de citoyens du Québec, de Terre-Neuve et Labrador et des peuples autochtones du Canada était absolument inacceptable.
À cette époque, cette industrie rapportait à quelque 5000 à 6000 Canadiens un revenu annuel de 3000 $ environ. Dans des secteurs où le taux de chômage dépasse habituellement de plus de 30 pour cent la moyenne nationale, il s’agit d’un revenu important.
Malheureusement, M. Matthews avait deviné juste car, sous le présent gouvernement conservateur, la valeur de la chasse au phoque a chuté de 32 à 7 millions de dollars. Entre-temps, les détracteurs de la chasse au phoque ont continué d’utiliser des images périmées et hors contexte de la chasse au phoque pour déformer l’idée que le public se fait de la chasse. Un des moyens les plus efficaces utilisé par les groupes extrémistes de défense des droits des animaux, c’est de recourir à des images déformées, faussées, voire trafiquées, de la chasse au phoque.
Selon moi, le gouvernement canadien fait tout ce qu’il peut pour que la chasse au phoque soit pratiquée en toute sécurité et sans cruauté. En 2005, un Groupe de travail de vétérinaires indépendants (GTVI) a été chargé d’examiner la question de la chasse au phoque du Groenland au Canada et de contribuer à la promotion du bien-être des animaux. Le groupe de travail a fait des recommandations pour rendre la chasse moins cruelle, et le ministère des Pêches et des Océans y donne suite après consultation du Groupe de travail et des intervenants de l’industrie.
Dans son rapport le Groupe de travail conclut que la chasse au phoque au Canada est pratiquée avec professionnalisme et est fortement réglementée par rapport à celles pratiquées au Groenland et dans l’Atlantique-Nord. Elle pourrait servir de modèle pour réduire la cruauté de la pratique et la souffrance des phoques dans les autres chasses.
Je suis d’accord avec les conclusions d’avril 2007 du Comité des pêches et des océans de la Chambre des communes. La chasse au phoque au Canada est une activité viable pratiquée sans cruauté. C’est un élément fondamental du tissu économique, culturel et social sur la côte Est et dans le Nord du Canada, qui joue un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre écologique avec les autres espèces marines. J’invite vos lecteurs à examiner objectivement tous les articles sur le sujet qui paraissent dans votre publication, puis à tirer leurs propres conclusions.
Agréez l’expression de mes sentiments les meilleurs.
L’hon Lorna Milne,
Sénatrice