Publié le 04 décembre 2007
Ottawa, le 4 décembre 2007 – Aujourd’hui, la sénatrice de l’Île, Elizabeth Hubley, a appelé à l’élimination des mines terrestres antipersonnel et d’autres armes semblables qui tuent et blessent aveuglément des civils.
À l’occasion du 10e anniversaire de la Convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage et de la production des mines antipersonnel, la sénatrice Hubley a dit devant le Sénat : « En 2006, 5 751 personnes ont été tuées ou blessées par des mines dans 58 pays. Les trois quarts étaient des civils, et le tiers d’entre eux des enfants. La dure réalité, c’est que, quelque part dans le monde, une personne est tuée ou mutilée toutes les 28 minutes par une mine antipersonnel. Dans certains pays, 50 p. 100 des victimes sont des enfants. Ce qui rend ces mines vraiment horribles, c’est que ce sont des tueurs silencieux qui s’attaquent à des civils innocents longtemps après la fin du conflit. »
La Convention d’Ottawa est considérée comme une réalisation remarquable par les observateurs étrangers dans le domaine du désarmement, car elle a été élaborée et adoptée très rapidement. En 14 mois, on a conclu un accord extraordinaire qui a abouti, en 1997, à l’adoption d’une convention interdisant pour la première fois dans l’histoire une arme classique.
« En soulignant le dixième anniversaire de la signature de la Convention d’Ottawa, nous pouvons être fiers du leadership dont le Canada a fait preuve et des efforts qu’il a faits pour réduire le nombre d’armes de guerre qui ont un impact démesuré sur les civils plutôt que sur les cibles militaires. Toutefois, la ratification de cette convention n’est qu’un début », d’indiquer la sénatrice.
« Produire et placer une mine ne coûte que 3 $. Mais le coût du repérage et de la destruction d’une seule mine peut se situer entre 300 $ et 1 000 $. La plupart des pays qui ont utilisé ces armes peuvent à peine se permettre une administration civile. Comment pourraient-elles déminer les zones de guerre du passé? La conséquence, ce sont des souffrances sociales et économiques sans nom, car les sociétés pauvres, rurales, les sociétés qui survivent après les conflits peuvent être dépassées par les défis de la réparation des infrastructures et le remplacement de la production agricole perdue. Les mines antipersonnel perturbent le commerce, entraînent des pénuries alimentaires et l’inflation, perpétuent la pauvreté et sont un obstacle majeur à un développement durable », d’ajouter la sénatrice.