Publié le 24 mars 2011
Ottawa, le 24 mars, 2011 – L’absence déjà ancienne au Canada d’une surveillance parlementaire appropriée et approfondie en matière de sécurité nationale, ainsi que le manque d’une base de recherche portant expressément sur la transition de la radicalisation vers la violence dans notre pays, ne sont que deux des principales préoccupations exprimées dans le plus récent rapport du Comité sénatorial spécial sur l’antiterrorisme. Intitulé « Sécurité, liberté et la menace complexe du terrorisme : des défis pour l’avenir », le rapport traite de l’évolution de la menace terroriste au Canada, des défis liés aux enquêtes et poursuites dans le domaine du terrorisme et de la surveillance parlementaire de la sécurité nationale.
« Le Canada accuse maintenant un retard considérable sur ses alliés sur la question de la surveillance parlementaire et il y a un besoin urgent de remédier à la situation », a déclaré le président du comité, le sénateur Hugh Segal. « Notre comité a la profonde conviction que les parlementaires doivent être pleinement informés des activités liées à la sécurité nationale de manière à pouvoir défendre plus efficacement les intérêts des Canadiens. » Le rapport du comité recommande donc que, conformément aux pratiques en cours aux Royaume-Uni, en Australie, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis, le gouvernement fédéral constitue, par voie législative, un comité composé de membres des deux Chambres du Parlement, qui sera chargé de mener à bien la surveillance de la sécurité nationale. Le comité fera rapport au premier ministre, qui rendra ce rapport public dans un délai de 60 jours suivant sa réception.
Le rapport affirme également que le but de la détection, de la prévention, des enquêtes et des poursuites contre les auteurs d’actes terroristes, est de continuer de tenir le Canada et les Canadiens, qui ont de longs antécédents d’engagement envers les droits de la personne et la primauté du droit, à l’abri des personnes qui, au moyen d’actes de violence, voudraient mettre en danger notre liberté démocratique, nos valeurs fondamentales et notre mode de vie fondé sur la tolérance. « Il est critique que nous, Canadiens, demeurions vigilants et, plus précisément, que nous comprenions comment la radicalisation des extrémistes conduit à la violence », a déclaré le sénateur Serge Joyal, vice-président du comité. À cet égard, le rapport recommande qu’en raison du manque d’une base de recherche portant expressément sur la transition de la radicalisation à la violence au Canada, le gouvernement fédéral prodigue un soutien, y compris un soutien financier, pour la réalisation de recherches de ce type afin que nous puissions mieux connaître et prévenir l’extrémisme violent.
Pour lire le texte intégral du rapport, prière de consulter le site web du comité : http://senate-senat.ca/anti-t-f.asp.
Sont également membres du Comité sénatorial spécial sur l’antiterrorisme les sénateurs George Furey (Terre-Neuve-et-Labrador), Mobina S.B. Jaffer (Colombie-Britannique), Elizabeth Marshall (Terre-Neuve-et-Labrador), Pierre-Claude Nolin (De Salaberry – Québec), David P. Smith, C.P. (Cobourg – Ontario), David Tkachuk (Saskatchewan) et Pamela Wallin (Saskatchewan).
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