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L Experte-conseil, directeur, directrice adjointe, directrice général, auteur, et bénévole sont quelques-uns des rôles et des responsabilités occupés par la sénatrice Maria Chaput au cours de sa carrière. Nommé au Sénat le 12 décembre, 2002, elle est la première franco-manitobaine femme à siéger au Sénat.

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Selon le rapport d’un comité sénatorial, l’éducation des Premières nations est en situation de crise, mais l’argent seul ne peut régler les problèmes

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Publié le 07 décembre 2011

(Le 7 décembre 2011) OTTAWA – L’éducation des Premières nations est en situation de crise, et il faut complètement la revoir, affirme-t-on dans le dernier rapport publié par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones, intitulé : La réforme de l’éducation chez les Premières nations : de la crise à l’espoir.

Contrairement aux écoles partout ailleurs au Canada, les écoles des Premières nations dans les réserves font cavalier seul et fonctionnent sans l’aide essentielle à l’éducation dont a besoin un système d’éducation moderne qui répond aux besoins du XXIe siècle. Étant donné que jusqu’à sept enfants sur dix ne terminent pas leur secondaire, ce modèle d’éducation est inefficace et désuet et laisse tomber les enfants des Premières nations.

On recommande dans le rapport une loi sur l’éducation des Premières nations prévoyant l’établissement et la reconnaissance juridique d’autorités éducatives des Premières nations qui seraient responsables, d’abord et avant tout, devant les parents et les membres de la communauté et qui pourraient conclure des ententes contractuelles avec les systèmes scolaires provinciaux et territoriaux au sujet des services d’éducation essentiels.

« Les enfants des Premières nations n’obtiennent pas des services d’enseignement comparables à ceux de leurs voisins qui ne font pas partie des Premières nations et qui vivent un kilomètre plus loin. Cependant, l’argent seul ne peut corriger ce qui cloche, de dire le sénateur Gerry St. Germain, C.P., président du comité. Partout ailleurs, il y a les conseils scolaires, les ministères de l’Éducation, les lois en matière d’éducation. Il faut aller au-delà des 518 écoles dirigées par des bandes et exploitées individuellement et créer un système d’éducation des Premières nations qui puisse appuyer ces écoles afin de fournir une éducation de haute qualité dans les réserves. »

En plus de changements structuraux, on recommande dans le rapport la réforme du financement de l’éducation des Premières nations. Il faut un financement prescrit par la loi, fondé sur les principaux facteurs exerçant une influence sur les prix, conclut le rapport, afin de remplacer le système actuel de paiements annuels au titre des contributions que les Premières nations reçoivent du ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien. La formule actuellement en place, qui remonte à 1996, ne compte pas d’argent pour les bibliothèques, les ordinateurs ou les laboratoires de technologie, les infrastructures sportives et les coûts d’immobilisation. Par conséquent, les Premières nations se retrouvent endettées ou ne peuvent fournir les services d’éducation de base considérés comme acquis ailleurs.

« Ce que le comité a eu le plus de mal à comprendre, c’est que, de nos jours, d’innombrables jeunes autochtones d’un bout à l’autre du pays reçoivent une éducation qui est loin d’être équivalente à celle offerte aux non-Autochtones. Les taux alarmants de décrochage et la faible réussite scolaire continuent de compromettre l’avenir de nombreux jeunes autochtones, affirme la sénatrice Lillian Dyck, vice-présidente du comité. Nous avons appris, entre autres, que des enfants fréquentent des écoles qui tombent en ruine, qui sont infestées de moisissure noire ou encore qui sont construites sur des terrains contaminés. La plupart de ces enfants utiliseront des manuels qui ne correspondent pas à ce qu’ils sont ou à ce qu’ils peuvent devenir. Avec le temps, des élèves s’égareront et deviendront étrangers à leur famille, à leur collectivité et à notre pays. »

Le rapport reconnaît qu’il sera sans doute difficile de renouveler et de réformer l’éducation des Premières nations. Néanmoins, il existe une bonne volonté et un sérieux de la part de toutes les parties à l’égard de la réforme. Selon le rapport, le moment est venu de prendre des mesures audacieuses afin de remplacer un système d’éducation désuet par un système moderne qui suscite un véritable espoir en l’avenir.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones, veuillez visiter le site suivant : http://senate-senat.ca/appa-f.asp

Le Sénat du Canada est présent sur Twitter à l’adresse : @SenatCA, pour suivre les activités du comité, il suffit d’utiliser le mot-clé-diésé #APPA

Pour avoir des précisions, prière de communiquer avec :

Ceri Au
Relations avec les médias>
613-944-9145
auc@sen.parl.gc.ca

Marcy Zlotnick
Greffière du comité
613-990-6080
zlotm@sen.parl.gc.ca

 

RECOMMANDATIONS :

RECOMMANDATION 1

Que le gouvernement du Canada, en consultation avec les Premières nations et les autorités scolaires des Premières nations, élabore une loi sur l’éducation des Premières nations; que cette loi reconnaisse explicitement la compétence des Premières nations en ce qui a trait à l’éducation primaire et secondaire, et qu’elle permette la mise sur pied de structures pédagogiques de deuxième et de troisième niveau administrées par les Premières nations; que l’application de cette loi dans chaque collectivité des Premières nations soit facultative et permette d’abroger les dispositions sur l’éducation de la Loi sur les Indiens pour les Premières nations qui adoptent la nouvelle loi.

RECOMMANDATION 2

Que la loi sur l’éducation des Premières nations proposée accorde au ministre des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada le pouvoir de verser des fonds publics aux autorités scolaires des Premières nations dans le but d’offrir des services d’éducation dans les réserves; que la méthode d’établissement du montant de ces sommes soit définie dans le règlement d’application de la Loi, et élaborée en consultation avec les Premières nations; que le règlement tienne compte des inducteurs de coûts clés comme la démographie et l’isolement; que la formule d’établissement des paiements inclue, entre autres, des programmes de préservation et de revitalisation des langues autochtones.

RECOMMANDATION 3

Que le département des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, en collaboration avec les organismes autochtones et l’Assemblée des Premières Nations, prenne des mesures immédiates pour élaborer un plan d’action Canada-Premières nations en matière de réforme de l’éducation; que le plan d’action prévoit un processus permettant aux Premières nations d’adopter la loi sur l’éducation des Premières nations dans les délais convenus.

RECOMMANDATION 4

Qu’un groupe de travail, nommé conjointement par le ministre des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada et par l’Assemblée des Premières nations, soit mis sur pied afin de superviser les progrès de la réforme de l’éducation des Premières nations; que le groupe de travail soumette un rapport annuel, pendant les cinq prochaines années, au ministre des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada et au chef de l’Assemblée des Premières Nations.

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