Publié le 12 décembre 2011
Ottawa (le 12 décembre 2011) – Compte tenu de la récente vague de suicides résultant de l’intimidation et de la cyberintimidation au Canada et ailleurs dans le monde, le Comité sénatorial permanent des droits de la personne examinera, en vue d’en faire rapport, la question de la cyberintimidation au Canada en regard des obligations du pays en matière de droits de la personne aux termes de l’article 19 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.
L’intimidation s’est transformée et n’est plus seulement pratiquée à l’école et au terrain de jeux mais également dans nos foyers. « Dans le cadre de son étude, le comité examinera la possibilité de mettre en œuvre, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, une initiative nationale de prévention de la cyberintimidation afin de protéger les enfants », a déclaré la sénatrice Mobina Jaffer, présidente du comité.
« Les questions touchant les droits des jeunes nous tiennent à cœur », a précisé la sénatrice Salma Ataullahjan, qui est membre du comité et marraine de l’étude. « Compte tenu du nombre croissant d’enfants victimes de cyberintimidation, sans parler du nombre effarant de suicides, il est nécessaire de s’attaquer à la cyberintimidation de front. Nous devrons le faire pour l’avenir de notre pays. »
L’idée que l’on se fait habituellement de l’intimidation est dépassée. L’arrivée de nouvelles technologies telles que les téléphones munis d’un appareil photo et les médias sociaux, et leur facilité d’accès, sont en train de transformer le visage de l’intimidation dans la société moderne. La cyberintimidation vient s’ajouter aux agressions sociales, verbales et physiques. On n’a plus affaire à la brute s’en prenant continuellement au faible dans la cour d’école, mais plutôt à un contexte de « luttes sociales ». Comme en témoigne une étude de l’Université de la Californie réalisée en 2011, l’intimidation est stratégique, passe inaperçue et est intrinsèquement liée à la hiérarchie sociale dans les écoles.
Chaque mois, 282 000 cas d’intimidation sont signalés dans les écoles secondaires du Canada, et le suicide occupe maintenant le deuxième rang des causes de décès chez les jeunes Canadiens. Le comité sénatorial entend examiner des moyens de protéger et d’aider les enfants afin qu’ils ne soient pas seuls pour affronter la victimisation. Le comité présentera au gouvernement des recommandations visant à s’attaquer à l’intimidation et à la cyberintimidation après qu’il aura examiné la question et entendu des témoignages.
Le comité fera comparaître des témoins et recueillera de l’information à compter du 12 décembre 2011 et fera rapport de ses conclusions au plus tard le 31 octobre 2012.
Pour en savoir plus sur le travail du comité et pour consulter de précédents rapports, veuillez visiter le site web http://senate-senat.ca/ridr-f.asp.
Le Sénat du Canada est sur Twitter à l’adresse @SenatCA. Pour suivre les activités du comité, il suffit d’utiliser le mot-clé-diésé #RIDR.
Renseignements :
Jean-Pierre Morin
Relations avec les médias
613-996-7136 ou 1-800-267-7362
morinj@sen.parl.gc.ca
Daniel Charbonneau
Greffier du comité
613-993-4874 ou 1-800-267-7362
charbd@sen.parl.gc.ca