Publié le 22 août 2008
Ottawa, 22 août 2008- Le sénateur Charlie Watt tient à féliciter Mmes Brenda Epoo et Aileen Morehouse d’Inukjuak, au Québec, pour l’obtention de leur permis de sage-femme de l’Ordre des sages-femmes du Québec.
Elles sont les premières sages-femmes formées par des Inuits à obtenir un permis complet dans l’histoire de l’Ordre, ce qui leur permet de pratiquer leur profession légalement et en toute autonomie.
Bien qu’elles mettent des bébés au monde depuis des milliers d’années, les sages-femmes inuites ont dû lutter pour être reconnues par la province.
L’Ordre des sages-femmes du Québec a été créé en 1999 et la loi l’autorisait à émettre uniquement des permis restrictifs aux sages-femmes inuites, lesquels leur permettaient de pratiquer dans le Nord seulement. L’annonce faite par le centre de santé d’Inuulitsivik le 15 août marque la délivrance d’un permis de sage-femme à des Inuites du Québec pour la première fois depuis presque une décennie, et la délivrance des premiers permis sans restriction jamais accordés à des sages-femmes formées par des Inuits.
La décision de l’OSFQ donnera désormais la possibilité à d’autres sages-femmes inuites de recevoir un permis complet dans la province de Québec et en encouragera d’autres à choisir cette profession.
En admettant les sages-femmes inuites dans ses rangs et en reconnaissant les connaissances inuites traditionnelles, l’OSFQ se montre conscient de la valeur de la profession de sage-femme chez les Inuits. Le sénateur Watt espère que cette reconnaissance s’étendra à l’ensemble du Nunavik et aidera à faire en sorte que les accouchements continuent de se faire dans la communauté inuite.
Les sages-femmes du Nunavik desservent une population d’environ 5 000 personnes sur la côte de la baie d'Hudson (50 % de la population est âgée de moins de 20 ans).
Le Nunavik compte trois centres de naissance, lesquels sont situés sur la côte de la baie d’Hudson. Le centre de santé d’Inuulitsivik a ouvert un centre de naissance à Puvirnituq en 1986, à Unukjuak en 1998 et à Salluit en 2004. Ces centres offrent des soins prénataux et dirigent environ la moitié des accouchements du Nunavik, dont la population croît rapidement. Les autres femmes enceintes sont transportées par avion à Montréal et dans d’autres collectivités du Sud en raison du manque de centres de naissance et de travailleurs formés le long de la côte d’Ungava au Nunavik.
Le sénateur Watt souhaite le succès aux étudiants qui se préparent actuellement à la profession de sage-femme et qui obtiendront leur diplôme à l’automne et espère que davantage d’Inuits examineront la possibilité d’entreprendre une carrière de sage-femme. Il souhaite aussi bonne chance aux futurs étudiants et aux autres sages-femmes des communautés qui, espérons-le, recevront leur permis sans restriction dans un proche avenir.