Publié le 10 mars 2009
OTTAWA – Aujourd'hui, lors de la Période des questions au Sénat, les sénateurs libéraux ont concentré leurs questions aux problèmes nombreux et importants que doivent surmonter les Canadiennes. De plus, les questions ont toutes été posées par des sénatrices, soulignant ainsi la place importante des femmes au sein du caucus libéral.
« Tous mes collègues du caucus libéral, femmes et hommes, jugent important d’envoyer un message très clair au gouvernement actuel sur la situation des femmes dans notre pays,» a déclaré la sénatrice Lorna Milne (Comté de Peel, ON). «Comme nous l’avons clairement démontré aujourd’hui, les politiques conservatrices affaiblissent les droits des femmes.»
Au cours de la première Période des questions depuis le 8 mars, Journée internationale de la femme, les sénateurs libéraux ont dénoncé de nombreux points tels que la décision des Conservateurs d’écarter l’équité salariale de la fonction publique fédérale, la légèreté des peines infligées aux hommes lorsque leurs victimes sont des femmes autochtones et le manque de soutien aux femmes qui travaillent.
«Les femmes ont toujours mérité la même rémunération que les hommes; mais les Canadiennes qui sont fonctionnaires trouvent que l’obtention de l’équité salariale se fait désespérément attendre et estiment que leur gouvernement est indifférent à la nécessité de changement,» a dénoncé la sénatrice Lucie Pépin (Chaoinigane, QC). «Le gouvernement actuel devrait prendre en exemples les gouvernements du Manitoba et du Québec, qui ont adopté des lois pour faire cesser la discrimination salariale dont les femmes sont victimes.»
La sénatrice Lillian Dyck (Saskatchewan) a dénoncé les peines infligées récemment par des juges de la Saskatchewan dans des cas où la victime était une Autochtone. «Le gouvernement actuel est fier d’affirmer que son programme est fondé sur la loi et l'ordre, mais quand la victime est une Autochtone, il reste d’un silence de marbre alors qu’il devrait réclamer la peine maximale prévue par la loi. Les Canadiens ont besoin de savoir que leur système de justice fonctionne de façon équitable en toutes circonstances et qu’il respecte les principes énoncés dans la Charte canadienne des droits et libertés.»
L’insistance montrée par les sénatrices libérales aujourd’hui à l'égard des questions qui touchent la condition féminine est le plus récent exemple des efforts concertés du Sénat pour mettre en relief les manquements du gouvernement Harper.
«Les Canadiens ont droit à mieux qu’un gouvernement qui s’oppose philosophiquement à l’idée de jouer un rôle majeur dans la société. Le Parti conservateur a montré qu’il n’a pas de grand projet pour aider les Canadiens et les Canadiennes à bâtir un avenir prospère pour eux-mêmes et leurs enfants,» a déclaré la sénatrice Milne.
«Notre objectif est d'obliger le gouvernement à rendre compte de son inaction et de rappeler aux Canadiens qu’il existe une autre façon de gouverner, une façon qui a déjà fait du Canada un pays prospère et progressiste,» a conclu la sénatrice.
Si les sénateurs ont estimé que le Sénat était le théâtre idéal pour braquer les projecteurs sur les problèmes qui entravent les femmes, c’est que la proportion de femmes est plus forte au Sénat qu’à la Chambre des communes et que dans beaucoup d’autres législatures.
Les femmes comptent pour le tiers de nos sénateurs, comparativement à moins du quart chez les députés. Grâce à une succession de gouvernements libéraux, la proportion de sénatrices a sensiblement augmenté au fil des ans. Malheureusement, elle a diminué dernièrement, lorsque le Premier ministre Harper n’a nommé que cinq sénatrices sur les 18 personnes nommées dernièrement au Sénat.
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