Publié le 02 avril 2009
Ottawa (le 2 avril 2009 – Aujourd’hui, le sénateur Yoine Goldstein a proposé que les compagnies et investisseurs étrangers ne puissent investir au Canada s’ils ont participé à un génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des violations des droits de la personne. Sénateur Goldstein a fait appel aux valeurs morales des sénateurs en demandant leur appui lors de la deuxième lecture du projet de loi S-231, Loi modifiant la Loi sur Investissement Canada (violations des droits de la personne).
« Nous avons la bonne fortune de vivre dans un pays riche en ressources naturelles. Avec richesse vient responsabilité : la responsabilité de s’assurer que ceux qui exploitent nos ressources le font avec respect pour les valeurs canadiennes. »
Présentement, la Loi sur Investissement Canada permet au gouvernement de refuser un investissement de source étrangère lorsque celui-ci ne fournit pas un « bénéfice net » au Canada. Le calcul du « bénéfice net » évalue, entre autres, les intérêts financiers, et l’impact sur les emplois, sur la compétitivité, sur la productivité, sur l’innovation, sur le développement technologique et sur l’industrie culturelle. Toutefois, il n’y a aucune considération quant au respect des droits de la personne.
« Le pétrole, les minéraux, et le bois d’œuvre canadien, et le talent et l’ingéniosité des Canadiens ne devraient pas profiter aux compagnies qui participent directement ou indirectement aux crimes les plus ignobles et monstrueux. »
A titre d’exemple, il est inacceptable que des compagnies qui facilitent la réalisation du génocide au Darfour par leurs activités au Soudan puissent alimenter leurs activités à l’étranger avec des profits puisés au Canada, selon le sénateur Goldstein.
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