Publié le 14 mai 2009
OTTAWA – Lors de la période des questions du mercredi 13 mai au Sénat, la sénatrice libérale Lillian Eva Dyck (Saskatchewan) a pressé le gouvernement d’agir après qu’un rapport publié récemment par l’Association des femmes autochtones du Canada a révélé que 520 femmes et jeunes filles autochtones ont été assassinées ou portées disparues au Canada depuis 1970.
« Je doute que quelqu'un ait entendu parler ou se souvienne de Tamra Keepness, qui a été portée disparue il y a cinq ans, à l'âge de cinq ans. Malheureusement, on ne l'a toujours pas retrouvée. Comme je l'ai déjà déclaré ici, la question des femmes et des enfants autochtones assassinés ou disparus n'occupe pas l'esprit et ne suscite pas beaucoup l'intérêt des Canadiens moyens, » a déploré la sénatrice Dyck.
« Trois jeunes femmes du Manitoba de moins de 25 ans (Jennifer Catcheway, Claudette Osborne et Amber McFarland) ont été portées disparues ces trois dernières années. Quand cela cessera-t-il? Que fera le gouvernement pour protéger les femmes et les enfants autochtones? Que fera le gouvernement pour que les femmes autochtones ne disparaissent plus et ne soient plus assassinées? »
« En octobre 2008, s'inspirant de la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, Amnistie Internationale a recommandé au gouvernement fédéral de mettre en œuvre, au Canada, des efforts coordonnés pour régler le problème de la violence contre les femmes autochtones. Qu'a fait le gouvernement pour donner suite à cette recommandation? » Avec la hausse du nombre de cas, le gouvernement a une responsabilité envers les familles des victimes de ces horribles crimes et il se doit d’agir.