Publié le 04 juin 2009
Ottawa, le 4 juin 2009 – Le Sous-comité sur la santé des populations, du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, a déposé aujourd’hui son rapport intitulé Un Canada en santé et productif : une approche axée sur les déterminants de la santé. La publication de ce rapport final marque l’aboutissement d’un long parcours entrepris en février 2007, lors de la 1re session de la 39e législature, quand le Sénat à confié au sous-comité le mandat d’examiner l'incidence des multiples facteurs et situations qui contribuent à la santé de la population canadienne, mieux connus sous le nom de déterminants sociaux de la santé, et d’en faire rapport.
Au cours de la dernière année, le sous-comité a publié quatre rapports de fond portant sur divers aspects des politiques sur la santé de la population. Intitulés, dans l’ordre, Politiques sur la santé de la population : Perspective internationale, Santé maternelle et le développement de la petite enfance à Cuba, Politiques sur la santé de la population : perspective fédérale, provinciale et territoriale et Politiques sur la santé de la population : enjeux et options, ces rapports exposent clairement les multiples facteurs et conditions – ou « déterminants » – qui contribuent ou nuisent à la santé des Canadiens.
Selon le sénateur Keon, président du sous-comité, « le gouvernement fédéral a pour rôle de contribuer à l’édification de collectivités saines et dynamiques, et il est impérieux d’assouplir les moyens de financement afin d’amener et d’encourager les collectivités à se montrer plus créatives dans l’élaboration de programmes axés sur le développement de saines pratiques. »
La sénateure Pépin, vice-présidente du sous-comité, ajoute que « les services de santé, même bien intégrés, ne peuvent constituer seuls un gage de santé collective. Il faut que les gouvernements à tous les niveaux adhèrent à une démarche communautaire globale en matière de santé et de services sociaux et contribuent autant que possible, et dans la mesure où les utilisateurs trouvent cela raisonnable, à l’intégration des services à la personne. »
Le sous-comité trouve que le Canada accuse un sérieux retard par rapport à des pays comme le Royaume-Uni et la Suède et qu’il est inacceptable qu’une nation aussi riche continue de tolérer de telles disparités en santé. Il ajoute que ces disparités pourraient s’accentuer en cette période de crise économique, d’une étendue et d’un impact sans précédent. Le sous-comité insiste sur la nécessité d’une action pangouvernementale mobilisant également les entreprises et les organisations bénévoles et communautaires. La tâche s’annonce difficile, mais elle peut et doit être accomplie. Nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer, selon le rapport.
Le rapport démontre clairement le besoin de mettre sur pied un système d’information sur la santé de la population qui soit pourvu d’une base de données longitudinales, permettant de surveiller et d’évaluer le bien-être des sujets tout au long de leur vie, et de faire rapport sur la question. On a aussi besoin d’initiatives communautaires combinant des services d’éducation et de santé et des services sociaux afin de réduire les disparités, de freiner la maladie à la base et d’accroître la productivité. Il ne faut pas se laisser intimider par le défi qui nous attend. Nous pouvons assurément le relever et ainsi atteindre l’équité en santé, assurer le bien-être de la population et améliorer considérablement la productivité de la nation. Mais c’est à tous les Canadiens d’agir, car ce sont eux qui en profiteront.